La conférence SIXTY 2026 a ouvert ses portes le 3 novembre au Centre d’Évangélisation Béthanie, à Brazzaville, dans une ambiance de ferveur et de retrouvailles. Jusqu’au 8 novembre, cette rencontre spirituelle rassemble fidèles et prédicateurs autour d’un message central : la véritable gloire ne réside pas dans la grandeur des bâtiments, mais dans la transformation de l’être humain. Les chants de louange et d’adoration ont donné le ton de cette première journée. Dès 15 heures, la chorale a entraîné les fidèles réunis dans l’église principale de Moungali dans une célébration marquée par les applaudissements, les prières et les retrouvailles. Au-delà de son caractère festif, l’ouverture de SIXTY 2026 a surtout été l’occasion de lancer une réflexion sur la foi, le renouvellement spirituel et la reconstruction de l’homme. Prenant la parole devant une assemblée particulièrement attentive, l’évêque Léandre Miyouna a développé son enseignement autour de l’histoire biblique du temple de Salomon, de sa destruction par les Babyloniens et de sa reconstruction après le retour des Israélites à Jérusalem. S’appuyant sur ce récit, il a mis en lumière le contraste entre la splendeur du premier temple et la modestie du nouvel édifice, avant de rappeler cette promesse biblique : « La gloire de la seconde maison sera plus grande que la première. » Pour le prédicateur, cette parole invite les croyants à ne pas rester prisonniers de la nostalgie des gloires passées. La véritable grandeur ne se mesure ni à l’or, ni à l’argent, ni à l’imposante architecture des édifices religieux. Elle se manifeste avant tout par la présence de Dieu et par les changements opérés dans la vie de ceux qui accueillent cette présence.


Poursuivant son exhortation, l’évêque Léandre Miyouna a établi un parallèle entre la reconstruction du temple et celle de l’être humain. Les épreuves, les ruptures et les périodes difficiles ne doivent pas être considérées comme des signes de défaite définitive, mais comme des étapes susceptibles d’ouvrir la voie à un nouveau départ. Une manière de rappeler que la solidité d’une communauté repose autant sur la qualité spirituelle et humaine de ses membres que sur ses infrastructures. Cette vision constitue également le fondement de la conférence SIXTY. Son organisateur, le Bishop Serge Aimé Dzabatou Ecko, a expliqué que cette rencontre vise à contribuer à la construction intégrale de l’être humain, dans ses dimensions spirituelle, mentale, morale et sociale. « L’être humain est un projet de construction qui ne prendra jamais fin », a-t-il souligné, justifiant ainsi le choix du thème de cette édition consacré à la gloire des maisons. Selon lui, l’homme demeure au centre du projet divin, avant les bâtiments et les richesses matérielles. C’est pourquoi l’investissement dans l’être humain constitue, à ses yeux, une priorité. Il a également rappelé que chaque édition de SIXTY possède sa propre identité, en fonction des prédicateurs, des enseignements et des réalités du moment. Né en 2022, à l’occasion de ses 60 ans, le rendez-vous a progressivement dépassé sa signification initiale pour devenir une véritable marque spirituelle, porteuse d’une mémoire collective et d’une dynamique de transmission entre générations. Prévue jusqu’au 8 novembre, la conférence SIXTY 2026 entend ainsi prolonger cette réflexion sur la foi et le développement de l’homme. À Béthanie, le message de cette édition se veut sans équivoque : la gloire d’une maison ne dépend pas uniquement de ses murs, mais de ce qu’elle abrite et de ce qu’elle contribue à transformer. Une conviction qui place l’être humain au cœur de toute véritable reconstruction.
Achille Tchikabaka

