Un vent de changement souffle sur le paysage politique congolais avec la création du Rassemblement des Républicains Réformateurs (3R). Le 4 septembre 2026, à Brazzaville, la Charte d’unification et de fondation du 3R a été signée, marquant une étape cruciale dans sa formation.
Cette initiative est portée par une diversité d’acteurs, allant des responsables associatifs aux élus locaux, des commerçants, des acteurs économiques et des individualités politiques, dont un échantillon de 1.200 personnes a rempli la salle des congrès du Palais des Congrès et 300 autres suivaient l’événement via un écran mural.

Une Charte pour Fédérer
La signature de la Charte du 3R marque le lancement officiel de ce nouveau parti politique. Les signataires affichent leur intention de mutualiser leurs ressources et leurs capacités d’action pour bâtir une organisation politique unifiée. Le 3R se positionne comme un parti social-libéral, prônant la liberté, la responsabilité et l’initiative privée, tout en valorisant la justice sociale, la solidarité nationale et l’égalité des chances.
Juste Désiré Mondélé leader et rassembleur
Juste Désiré Mondélé est reconnu comme le leader autour duquel cette nouvelle dynamique se fédère. La Charte insiste toutefois sur le respect des principes démocratiques et de la liberté de conscience au sein de la future formation. Le 3R vise à promouvoir une République moderne, démocratique, prospère et solidaire, mettant l’accent sur la compétence et la proximité avec les populations.
Une formation politique de la majorité présidentielle

Le 3R exprime son soutien à l’action du président Denis Sassou-N’Guesso, revendiquant un attachement aux idéaux républicains compatibles avec la vision du chef de l’État. Juste Désiré Mondélé a salué la mobilisation des divers acteurs autour de cette initiative, voyant en leur engagement une preuve d’amour pour la patrie, la République et le progrès.
« Votre amour pour la Patrie, votre amour pour la République, votre amour pour le progrès, votre amour pour le Président Denis Sassou-N’Guesso », a martelé le leader de cette nouvelle formation politique, précisant son appartenance et les idéaux prônés.
S’adressant particulièrement aux jeunes et aux femmes, Juste Désiré Mondélé a appelé à un engagement politique axé sur le débat d’idées. Il souligne que ce projet collectif ne doit pas être perçu comme une entreprise personnelle, mais comme un mouvement créé par chaque fondateur engagé dans cette aventure politique.

Le futur Rassemblement des Républicains Réformateurs se veut inclusif, accueillant diverses composantes de la société congolaise. Associations, élus locaux, étudiants, commerçants, et citoyens sont invités à participer à sa construction. La Charte garantit l’adhésion ouverte jusqu’au Congrès constitutif, en conformité avec la Constitution et les lois républicaines. Derrière cette signature, une ambition clairement affichée : rassembler, structurer et transformer une dynamique militante en une véritable force politique nationale. Ce qui n’était jusqu’ici qu’une dynamique portée par les Amis de Juste Désiré Mondélé (AJDM) prend désormais une autre dimension. Des responsables associatifs, des élus locaux, des commerçants, des acteurs économiques et sociaux, des étudiants, des personnalités politiques et des citoyens se retrouvent autour d’un même projet : bâtir une nouvelle organisation politique. Le message de la Charte est sans ambiguïté : les différentes sensibilités signataires veulent désormais parler d’une seule voix, avec une seule direction, un seul projet et une seule identité politique. Le nom de Juste Désiré Mondélé est au cœur de cette nouvelle architecture. Les signataires de la Charte le désignent comme la personnalité politique autour de laquelle ils souhaitent fédérer leur dynamique. Mais Mondélé veut visiblement éviter l’image d’un parti construit autour d’un seul homme. Dans son discours, il a insisté sur le caractère collectif de l’aventure. « Un mouvement qui ne sera pas créé aujourd’hui par un homme, pas par celui qui vous parle », a-t-il martelé.

Pour lui, le 3R doit être le parti de ceux qui le construisent, et non la propriété d’une personnalité. Le futur 3R revendique clairement son attachement aux idéaux républicains et à la vision portée par le président Denis Sassou N’Guesso.
Les signataires déclarent vouloir soutenir le leadership de Mondélé ainsi que les orientations qu’ils jugent compatibles avec la vision du chef de l’État. Dans la salle, le ton était donné : la nouvelle formation entend se positionner comme une force d’accompagnement de l’action politique du président de la République. Aux jeunes et aux femmes qui rejoignent cette dynamique, Juste Désiré Mondélé a livré un message qui pourrait devenir l’une des phrases fortes de cette naissance politique : « Oui, je dis que la politique est un combat, mais la politique ne peut être qu’un combat d’idées. »
Une manière de fixer les règles du jeu : le futur parti entend mener le combat politique dans le cadre démocratique, sans violence et dans le respect des institutions. Le 3R affirme ainsi vouloir défendre la paix, l’unité nationale, la justice sociale, la bonne gouvernance, la méritocratie, l’innovation et l’économie productive. Sur le plan idéologique, le 3R se revendique du social-libéralisme. Un positionnement qui cherche à combiner liberté économique, initiative privée, entrepreneuriat et investissement avec justice sociale, solidarité nationale et égalité des chances. Le futur parti promet également de mettre en avant la compétence, le mérite et la responsabilité.

La Charte n’est cependant que le début de l’histoire. La prochaine grande bataille sera celle du Congrès constitutif, annoncé avant la fin de l’année. Cette étape devra permettre de donner une existence formelle au Rassemblement des Républicains Réformateurs, conformément à la législation congolaise. D’ici là, les promoteurs du projet ont du pain sur la planche : structurer les bases, organiser les adhésions, harmoniser les différentes sensibilités et préparer l’architecture du futur parti. « Sans peur, sans peine, avec la foi, dans la joie, dans la solidarité, dans l’unité », juste Mondéléa exhorté ses nouveaux compagnons politiques à avancer ensemble.
Le décor est donc planté. Une Charte est signée. Une nouvelle formation est annoncée. Un leadership est reconnu. Une ligne politique est affichée. Et un Congrès constitutif se prépare.
Le 3R n’a pas encore tenu son Congrès fondateur, mais une chose est désormais certaine : la dynamique autour de Juste Désiré Mondélé vient de changer de catégorie.


La prochaine étape est la tenue du congrès constitutif, prévue avant la fin de l’année 2026. Juste Désiré Mondélé est chargé de préparer cette échéance cruciale. Ce nouveau chapitre vise à transformer l’élan autour de Juste Désiré Mondélé en une véritable force politique nationale dotée d’une identité, d’une direction et d’un projet communs.
Abibe Ayoka


