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République du Congo/Vie des administrations : LA CNSS rassure et prend un nouveau virage avec des réformes pertinentes pour l’avenir !

République du Congo/Vie des administrations : LA CNSS rassure et prend un nouveau virage avec des réformes pertinentes pour l’avenir !

République du Congo/Vie des administrations : LA CNSS rassure et prend un nouveau virage avec des réformes pertinentes pour l’avenir !

République du Congo/Vie des administrations : LA CNSS rassure et prend un nouveau virage avec des réformes pertinentes pour l’avenir !

A l’heure où la Caisse nationale de sécurité sociale en sigle CNSS, l’un des établissements publics le plus stable du pays met des bouchées double pour mieux sécuriser les pensionnés d’une part d’autre part cependant une frange des frondeurs dans les réseaux sociaux s’enlise dans l’intox et la désinformation. A l’occasion de la célébration de ses 70 ans cette année, les bilans ont été présentés et chacun pouvait s’amuser à supputer. Autour de ce long parcours, beaucoup de choses ont été réalisés et assurément d’autres à venir.

Aujourd’hui, la gouvernance exige une gestion axée sur les résultats et donc loin des ragots et des spéculations, Evariste ONDONGO, directeur général de cette caisse tire sa partition et à son compteur plusieurs réalisations palpables et vérifiables à l’œil nu. Sous sa houlette la modernisation des infrastructures avec à la clé la construction de la Tour d’Espérance qui surplombe la ville capitale, la régularité de la paie des pensions, la télé déclaration et d’autres réformes en cours …

Amorçant un nouveau virage au regard des exigences et des indicateurs du moment, la CNSS a été soumise à un examen minutieux pour mieux affronter les défis. Selon une étude actuarielle réalisée par le cabinet FINACTU, présentée le 24 septembre à Brazzaville, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), bien que stable à ce jour, connaitra une situation difficile dans les années à venir, si jamais des réformées paramétriques et audacieuses ne sont anticipées.

Les résultats de l’enquête actuarielle de la CNSS ont été présentés devant la ministre de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la solidarité, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, du directeur général de ladite caisse et de nombreux partenaires.

Cette enquête révèle que la CNSS se porte à merveille, grâce au bon management du directoire. Sa bonne santé, selon l’étude, est redevable à la gestion optimale des cotisations sociales et des prestations globales, mieux que d’autres caisses sociales dans la sous-région.

Mais, malgré sa bonne tenue actuelle, l’étude actuarielle souligne que la CNSS va connaitre problèmes majeurs et de grande ampleur à l’avenir, si jamais le gouvernement ne prend des mesures nécessaires pour anticiper un éventuel chamboulement. La crise annoncée, martèle l’étude, sera la conséquence du régime choisis par CNSS, basé à 95% sur les retraites, jugé moins efficace par rapport à la capacité économique du pays et à ses évolutions démographiques.

« Il est nécessaire que la CNSS prépare déjà ces évolutions, en engageant des réformes audacieuses. Si jamais ces réformes ne sont menées, la caisse irait directement dans le mur, parce que la dynamique démographique l’entrainerait dans des déficits de plus en plus lourds. Ce qui le conduirait inévitablement dans des retards de prestation. Le scénario sera catastrophique, mais nous avons proposé des pistes de solution à travers cette réforme très facile à faire et qui aura des effets prodigieux », a souligné Denis Chemillier-Gendreau, président du cabinet FINACTU.

Des pistes de solutions

Au-delà d’éventuels remous annoncés, le cabinet FINACTU a proposé quelques pistes de solutions dans le but d’éviter l’effondrement de de la CNSS dans les années à venir. Il recommande notamment la mise inconditionnelle de la réforme paramétrique proposée ; d’ajuster les taux de cotisation mis en place depuis 1960, à l’évolution actuelle. Ces paramètres n’étant plus conformes à l’environnement économique, social et démographique du pays.

L’étude suggère aussi au gouvernement de créer un régime complémentaire par capitalisation, avec une extension de la prévoyance sociale à l’ensemble des congolais encore non couverts. Aussi, la CNSS doit se donner d’un système de communication moderne conforme à ses ambitions sociales.

S’exprimant à cet effet, le directeur général de la CNSS, Evariste Ondongo, a rappelé les défis auxquels que la structure doit relever pour améliorer ses prestations sociales. Ils portent, a-t-il indiqué, entre autres, sur le rallongement de l’expérience de vie, l’augmentation du nombre de pensionnés par rapport au nombre de cotisants, l’évolution de notre environnement économique.

Pour sa part, la ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a salué les résultats de cette étude, qui selon elle, aideront les pouvoirs publics à prendre des décisions idoines. « Les résultats de cette étude actuarielle est un véritable outil d’aide à la décision qui permet d’une part, de se rendre compte du potentiel des équilibres financiers et d’autre part, ces résultats peuvent servir de garanti dans le scénario de correction proposé par le cabinet, composée d’une réforme kilométrique. Au-delà de la réforme, il faut une modernisation profonde de la caisse à travers, entre autres, la digitalisation de ses services », a conclu Olga Ghislaine Ebouka-Babackas

Par ailleurs, profitant de cette fenêtre qui fait couler tant d’encre que de salive, quand les attaques personnelles et les procès d’intention tentent désespérément de masquer la réalité, il est important de revenir aux faits.

Le cas du directeur général de la CNSS, Monsieur Évariste Ondongo, fait actuellement l’objet de nombreuses critiques et attaques sur les réseaux sociaux. Mais au-delà des invectives et des polémiques, le débat devrait surtout porter sur le bilan, les réalisations et les résultats de l’institution.

S’agissant du paiement des pensions, il convient de distinguer les situations. Les difficultés rencontrées par certains retraités peuvent notamment être liées à la situation de leurs anciens employeurs et au versement effectif des cotisations sociales. Il serait donc réducteur d’attribuer systématiquement toute difficulté de paiement à la seule direction de la CNSS.

Sur le plan des infrastructures, la construction d’un immeuble moderne de 22 niveaux à Brazzaville constitue, si elle est effectivement portée à son terme dans les conditions annoncées, un investissement important dans la modernisation de l’institution et dans l’image de notre capitale. De même, la mise à disposition de bâtiments dans les différents départements pour accueillir les pensionnés dans de meilleures conditions mérite d’être examinée à l’aune de ses résultats concrets.

Une institution comme la CNSS doit naturellement être soumise au contrôle, à la transparence et à l’évaluation publique. Mais contrôler la gestion publique ne signifie pas nécessairement s’acharner sur les personnes. La critique doit rester fondée sur des faits, des documents et des résultats vérifiables.

Quant à la vie privée et aux activités personnelles d’un responsable, chacun est libre d’en apprécier la pertinence, à condition de ne pas transformer cela en prétexte pour des attaques personnelles ou des accusations sans éléments probants. Faire la promotion de ses activités privées n’est pas, en soi, une preuve de faute.

Au final, ce qui compte, ce sont les faits : les pensions effectivement payées, les cotisations effectivement recouvrées, les services rendus aux retraités, la qualité de l’accueil, la transparence dans la gestion et les réalisations concrètes de la CNSS.

Le débat public gagnerait donc à sortir des invectives et de la personnalisation pour revenir à l’essentiel : quels sont les résultats obtenus, quels sont les problèmes qui subsistent et quelles solutions sont proposées aux retraités et aux cotisants ?

On peut critiquer une gestion sans diffamer une personne. On peut demander des comptes sans organiser une campagne de dénigrement. Et surtout, on peut reconnaître les réalisations lorsqu’elles existent tout en exigeant davantage de transparence lorsque cela est nécessaire.

La vérité mérite mieux que les attaques de caniveau : elle mérite des faits, des preuves et un débat responsable.

Enfin, il faut refuser de voir pour ne pas reconnaitre que la CNSS est l’une des caisses sans détours la plus stable du pays et continue à garantir et promouvoir la sécurité sociale pour un intérêt public sans exclusif.

Abibe Ayoka

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