Auditionné par la commission économie et finances du sénat ce vendredi 23 octobre 2026 suite à la pénurie de carburant à Brazzaville et à Pointe -noire depuis un moment, le directeur général de la SNPC (société nationale des pétroles du Congo) Maixent Raoul OMINGA a rassuré que bientôt un vieux souvenir. La situation n’est pas une exclusivité congolaise faut-il d’ailleurs le rappeler. D’une part, elle est liée à l’échelle internationales aux différentes crises au Moyen orient et la crise russo-ukrainiennes et d’autre part l’incapacité de la CORAF à couvrir les besoins nationaux en produits pétroliers. Toutes ces questions passées au peigne fin ont trouvé des réponses adéquates avec la modernisation des infrastructures de cette unique raffineries. C’est tout l’intérêt de cette publication afin que l’opinion ne baigne plus dans les rumeurs et les affabulations.
Dans cette perspective, le directeur général de la SNPC a fait dans la semaine son bilan à mi-parcours une année sa reconduction à la tête de ce groupe.
En effet, comme dans chaque structure, le conseil d’administration demeure le baromètre pour sa vitalité. Celui de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) s’était tenu le 8 juillet 2026 aux Tours Jumelles de Brazzaville.
Cette session était principalement consacrée à l’examen du nouvel organigramme et à l’approbation des budgets révisés, tant au niveau social que consolidé, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des orientations stratégiques de l’entreprise.
Présidée conformément aux dispositions statutaires de la société, cette réunion avait permis aux administrateurs d’évaluer l’évolution des performances financières et opérationnelles de la SNPC ainsi que celles de ses filiales, en tenant compte des réalités économiques et des perspectives du secteur pétrolier.
Les administrateurs avaient examiné les hypothèses de révision des budgets sociaux et consolidés afin de s’assurer de leur cohérence avec les priorités stratégiques du groupe. À l’issue des délibérations, le Conseil d’administration avait adopté les budgets révisés ainsi que le nouvel organigramme.
Cependant, les deux chambres du Parlement avaient procédé à l’ouverture des sessions extraordinaires pour examiner en procédure d’urgence quatre projets de loi portant sur l’approbation d’avenants relatifs à plusieurs contrats et permis pétroliers conclus entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo et les sociétés partenaires du secteur des hydrocarbures. Les travaux à l’Assemblée nationale avaient été présidés par Léon Alfred Opimbat, son premier vice-président, et au Sénat, par Pierre Ngolo, son président.
Ces quatre projets de loi présentaient un objet commun : propre acte de l’aménagement des mécanismes techniques du prix haut tel que stipulé dans ces contrats. « L’aménagement proposé devrait favoriser la poursuite des investissements dans le secteur des hydrocarbures apportant davantage de visibilité aux opérateurs et en créant les conditions à la continuité des activités d’exploitation de production », avait déclaré Léon Alfred Opimbat.

Il devrait également contribuer, avait-t-il poursuivi, à l’approvisionnement future de la raffinerie de Pointe-Noire et à terme, renforcer les retombées économiques et fiscales de l’exploitation de nos ressources naturelles.
Au Sénat, Pierre Ngolo avait invité les sénateurs à travailler avec efficacité dans le traitement de ces affaires. Pour lui, l’accélération de la marche vers le développement est un pari pour l’exécution duquel chacun est appelé à contribuer activement, tout en précisant que ces affaires sont d’un intérêt économique notoire.
Les quatre affaires inscrites à l’ordre du jour de ces sessions extraordinaires étaient consacrées aux projets de loi portant approbation des avenants n°1, relatifs aux permis Nanga II bis, Nanga IV, Marine XXIX et au contrat de production Nanga V.
Dans un autre cadre, sujet préoccupant, alors que la pénurie de carburant se fait sentir sur l’ensemble du territoire national, une délégation de la commission Économie et Finances du Sénat, conduite par son président, le Vénérable Jean-Marie Epouma, s’était rendue le 30 septembre 2026 sur le site de la Congolaise de raffinage (CORAF), filiale de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC). Une visite de terrain destinée à « toucher du doigt » la réalité de la raffinerie en cette période de crise.

En l’absence du directeur général de la SNPC, par ailleurs administrateur général de la CORAF, c’est son représentant, Karl Rogacé Ngakala, qui avait accueilli la délégation parlementaire, accompagnée de Patrice Kofi Yao, administrateur général adjoint de la Congolaise de raffinage, qui avait procédé à la présentation de l’entreprise depuis sa création jusqu’à nos jours. Un outil stratégique en arrêt planifié.
À l’heure de la visite, la raffinerie était en arrêt technique, une mise à l’arrêt motivée par des opérations de maintenance. Karl Rogacé Ngakala avait tenu à rappeler la mission première de l’entreprise :
« La mission principale de la CORAF est la transformation du pétrole brut en produit pétrolier fini pour la couverture des besoins de consommation nationale. Cette entreprise stratégique pour l’indépendance énergétique du pays joue un rôle important dans l’approvisionnement en produit pétrolier fini. »
Un rôle que le représentant du directeur général avait quantifié : la raffinerie assure à elle seule 60 % des besoins du pays en produits pétroliers finis. Le complément est importé, aussi bien par la SNPC que par les marketeurs — les sociétés agréées de distribution — sur simple demande notifiée au ministère des Hydrocarbures. « Une des Mercedes de la raffinerie africaine »
Au terme d’échanges à huis clos avec les dirigeants de la CORAF, le président de la commission Économie et Finances du Sénat, Jean-Marie Epouma, avait livré sa lecture de la situation, en posant d’abord le contexte :
« Vous observez sur le terrain la pénurie de carburant. Nous sommes ici à la CORAF, la Congolaise de raffinage qui fournit entre 60 et 70 % des besoins du marché. Aujourd’hui, cette structure est en arrêt et c’est un arrêt planifié dans le cadre de la maintenance. »
Des élus qui affirmaient avoir « compris » les enjeux et ressortir avec « une certaine satisfaction » de la visite, avec une échéance précise en ligne de mire :
« Au plus tard, d’après ce que nous retenons, nous sommes un peu prudents, mais le 10 octobre, la situation va se normaliser par rapport à la production au niveau de la CORAF. »
Première visite du sénateur sur ce site, l’occasion pour lui de saluer la gouvernance de l’entreprise, qu’il n’hésite pas à placer au sommet du continent :
« Je pense qu’en termes de gouvernance, nous sommes dans une des Mercedes de la raffinerie africaine et on peut se réjouir. Nous pensons que c’est un outil à soutenir et c’est un outil stratégique. Parce que sans le carburant, vous voyez toutes les conséquences, que ce soit sur le plan social, sur le plan économique et même sur le plan sécuritaire. »
Tout en demeurant prudent sur la parole donnée « Ne prenons pas les mots pour des pierres précieuses », avait-t-il lancé —, le président Epouma assurait être sorti de la CORAF « optimiste » : « Les actions vont parler plus fort que les mots. »
Les regards des populations sont désormais braqués vers la raffinerie, qui devra « mettre le pied à l’étrier » pour juguler la crise. Avec une reprise de la production annoncée au plus tard le 10 octobre 2026, la CORAF se trouve face à une promesse qui devra se traduire en actions : la fin de la pénurie attendue par tout le pays.
Dans la dynamique de la gouvernance, le Conseil des ministres, avait adopté le 8 octobre à Brazzaville deux projets portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo (Snpc) des permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux.

Intervenant à cette occasion, le ministre des Hydrocarbures, M. Stev Simplice Onanga, avait fait savoir que le premier portait sur la modification des articles 1er, 2 et 3 du décret n°2016-270 du 26 septembre 2016, portant attribution à la Snpc d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit permis Lidongo.
Le deuxième relatif à la modification de l’article 3 du décret n° 202459 du 8 février 2024 portait attribution à la Snpc d’un permis d’exploration d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis Marine Xxix-a ».
Ces deux permis contigus, avait-t-il poursuivi, doivent faire l’objet d’un ajustement concerté de la limite séparant les deux périmètres, suite à un protocole d’accord conclu entre les sociétés Mercuria Energy et Oriental Energy le 26 février 2026.
Pour lui, il s’agissait notamment d’améliorer l’efficacité du développement des ressources identifiées ; d’optimiser le taux de récupération des hydrocarbures ; d’accélérer la mise en production des ressources découvertes et de renforcer la rentabilité du permis Lidongo.
Pour atteindre ces objectifs et favoriser la réalisation des investissements nécessaires, il était sollicité au Conseil des ministres la prorogation, à titre exceptionnel de la durée de validité du permis d’exploitation Lidongo de dix années, jusqu’au 25 septembre 2046, avait-t-il dit.
Outre ces deux projets, le Conseil des ministres avait adopté le projet de décret modifiant l’article 2 du décret n°2024-54 du 8 février 2024 portant attribution à la Snpc d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis Marine xxiv ». Ce permis a pour opérateur la société ENI Congo.
La modification du périmètre du parc national de Conkouati-Douli entérinée par un décret du 30 décembre 2023 avait entraîné une superposition partielle entre l’aire maritime protégée du parc et la partie nord du permis Marine xxiv.
Pour supprimer cette superposition et d’assurer la compatibilité entre la conservation de la biodiversité et les activités d’exploration pétrolière, la SNPC et ENI Congo avaient sollicité une redéfinition du périmètre dudit permis, avait fait savoir M. Onanga,
Les travaux d’harmonisation des coordonnées géographiques ont permis de définir un nouveau périmètre tenant compte des limites du parc et des permis voisins. Le projet de décret soumis au Conseil avait pour objet d’approuver les nouvelles coordonnées géographiques du permis Marine xxiv.
Comme indiqué avant, Maixent Raoul Ominga, directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), a été auditionné ce 23 octobre 2026 par la commission Économie et Finances du Sénat. Au cœur des échanges : les pénuries récurrentes de carburant qui affectent le pays. Face à une demande en produits pétroliers de plus en plus croissante, M. Maixent Raoul Ominga, également président du conseil d’administration de la Congolaise de raffinage (CORAF), a annoncé la reprise des activités de la raffinerie. Cette remise en service devrait s’accompagner d’un projet de modernisation de la CORAF, avec pour objectif de renforcer ses capacités de production et de couvrir, à terme, l’ensemble des besoins nationaux en produits pétroliers.
Pour concrétiser cette ambition, la SNPC entend s’appuyer sur un partenariat avec la société azerbaïdjanaise #SOCAR (State Oil Company of the Republic of Azerbaijan).
Selon les assurances données par M. Maixent Raoul Ominga devant les sénateurs, la reprise normale des activités de la CORAF devrait contribuer à mettre un terme aux longues files d’attente observées ces dernières semaines dans les stations-service, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire.
Par ailleurs, un an après le renouvellement de son mandat à la tête de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), Maixent Raoul Ominga entend poursuivre la modernisation de l’entreprise publique, à travers des réformes structurelles, le renforcement de ses capacités opérationnelles et la réalisation de projets à caractère social. Maixent Raoul Ominga, Directeur général de la SNPC reconduit au poste de directeur général de la SNPC à l’issue du Conseil des ministres tenu à Oyo, le 16 octobre 2025, Maixent Raoul Ominga a entamé son troisième mandat dans un contexte marqué par l’adoption de nouveaux statuts de la société, consacrés par le décret présidentiel n° 2025-425 du 16 octobre 2025.
À la suite de cette reconduction, le dirigeant avait exprimé sa reconnaissance au président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour la confiance renouvelée, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre les efforts de modernisation de l’entreprise nationale. Cette démarche s’inscrit dans les orientations du projet de société du chef de l’État, intitulé « Accélérons la marche vers le développement ».
Depuis lors, plusieurs initiatives ont été engagées en vue de renforcer l’organisation interne de la société pétrolière, d’améliorer les conditions de travail du personnel et d’accroître son efficacité opérationnelle. Ces actions participent à la consolidation des capacités de la SNPC, dont le rôle demeure essentiel dans la valorisation des ressources en hydrocarbures du pays.
Parmi les projets illustrant cette dynamique figure la construction d’un nouveau siège à Pointe-Noire. Doté d’infrastructures modernes, cet édifice traduit la volonté de l’entreprise de renforcer ses capacités institutionnelles et de consolider son positionnement dans le secteur pétrolier national et africain.
Des investissements sociaux au profit des populations. Au-delà de ses missions économiques et industrielles, la SNPC poursuit ses interventions dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Celles-ci concernent notamment la construction d’établissements scolaires, l’amélioration de l’accès à l’eau potable ainsi que le renforcement des conditions de prise en charge sanitaire des populations.
La contribution de la société à l’accessibilité des médicaments essentiels s’inscrit également dans cette démarche, qui vise à accompagner les efforts de développement social et à améliorer les conditions de vie des Congolais.
La mise en service du complexe scolaire Angola Libre, situé à Makélékélé, dans le premier arrondissement de Brazzaville, constitue l’une des illustrations de cet engagement. Financée par la SNPC, l’infrastructure a été inaugurée le 9 octobre par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, au cours d’une cérémonie ayant réuni des membres du gouvernement, des responsables d’institutions, des autorités municipales, des élèves et des habitants du quartier.
Cette réalisation témoigne de la volonté de l’entreprise de contribuer au renforcement des infrastructures sociales, en complément de ses activités dans le secteur des hydrocarbures.
Des défis stratégiques à relever. Sur le plan industriel, la SNPC reste confrontée à des enjeux majeurs liés à l’optimisation de l’exploitation des ressources pétrolières, au développement de la filière gazière et à l’ouverture progressive vers de nouvelles sources d’énergie. Ces orientations s’inscrivent dans les perspectives de diversification et de valorisation durable du potentiel énergétique national.
Au terme de cette première année de son troisième mandat, Maixent Raoul Ominga entend ainsi inscrire son action dans la continuité des réformes engagées, avec pour priorités la consolidation de la gouvernance, l’amélioration des performances de l’entreprise et la poursuite des investissements à caractère social.
Entreprise stratégique de l’État, la SNPC occupe une place centrale dans l’économie congolaise, en raison de son rôle dans le secteur des hydrocarbures. La poursuite de sa modernisation et le renforcement de ses capacités constituent, à cet égard, des enjeux importants pour la valorisation des ressources nationales et la contribution du secteur pétrolier au développement économique et social de la République du Congo.
En ce mois d’octobre 2026, le bilan de la première année de reconduction de Maixent Raoul Ominga à la SNPC est fondamental car la santé financière et managériale de la compagnie nationale conditionne directement la souveraineté budgétaire de la République du Congo. Analyser cette étape sous le simple prisme de la gestion d’une entreprise publique masquerait son enjeu macroéconomique vital : alors que le pétrole demeure le principal pourvoyeur de devises du pays, une SNPC réformée, transparente et auditée selon les meilleurs standards constitue l’unique garantie pour financer le Plan national de développement et rassurer les bailleurs internationaux.
Poursuivre la révision des statuts décrétée par Denis Sassou N’Guesso, faire de l’or noir un levier de financement pour les écoles comme le complexe Angola Libre et engager sans délai la valorisation industrielle du gaz sont des impératifs républicains majeurs pour réussir la diversification énergétique, préserver le pouvoir d’achat des ménages et bâtir un modèle d’émergence économique durable au profit de tout le peuple congolais.
Comme annoncé précédemment avec le diabète dans son ancrage social à l’occasion de la campagne d’Octobre Rose 2026, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) s’associe officiellement à la mobilisation nationale de lutte contre le cancer du sein.
Avec engagement et sensibilisation : la SNPC réaffirme son soutien aux actions de prévention, d’information et de dépistage précoce du cancer du sein.
Dans la mobilisation collective : l’entreprise encourage ses collaborateurs ainsi que le grand public à adopter de bons réflexes de santé, rappelant que la lutte contre cette maladie dépasse le seul cadre du mois d’octobre.
Cet engagement s’inscrit en synergie avec les initiatives nationales lancées par le ministère de la Santé et de la Population au Congo-Brazzaville, notamment dans le cadre de la dynamique d’Octobre Rose et du programme « 90 jours contre le cancer ».
Et pour faire complet avec ce morceau choisi, Maixent Raoul OMINGA constant dans son engagement aux côtés de la jeunesse vient de doter une école primaire moderne au village Otsendé dans le district d’Allembé et dans le département de la Nkeni Alima. « Construire une école, c’est bâtir l’avenir ; offrir aux enfants un cadre d’apprentissage digne, c’est donner à l’espoir les moyens de grandir » « Rien n’est plus noble, rien n’est plus grand que de construire l’avenir au présent, (…) », dixit Maixent Raoul OMINGA. Aux pénuries récurrentes de carburant bientôt un lointain souvenir, l’avenir est plus que prometteur !
Abibe Ayoka


