Après quelques jours d’interrogations autour de la situation à Makotimpoko, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Jean Olensongo Ondaye est sorti de sa réserve.
Devant la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, il affirme avoir livré les détails du dossier, tout en prévenant que le processus est loin d’être terminé.
Face aux députés, le ministre de l’Intérieur a reconnu la nécessité de parler. Une nécessité qu’il justifie par le risque de voir le silence des autorités susciter incompréhensions et interprétations. « Pour la représentation nationale, le silence peut-être mal interprété, mal compris », a-t-il déclaré.
Une phrase qui résonne particulièrement dans le contexte de Makotimpoko, où les événements récents ont suscité de nombreuses réactions et interrogations.
Jean Olessongo Ondaye assure ne pas avoir esquivé les questions des parlementaires. Il affirme avoir présenté à la commission les éléments dont disposent les autorités sur le dossier.
« La représentation nationale a le droit de tout savoir », a martelé le ministre.
Pour lui, cette rencontre avec les députés devait permettre de faire le point de manière transparente sur une situation qui continue d’évoluer.
Le ministre a toutefois pris soin de préciser que l’affaire n’est pas arrivée à son terme.
« Pour l’instant, ce n’est pas encore à la fin, le processus continue », a-t-il souligné.
Cette précision est importante car les informations communiquées à la commission constituent une étape dans un processus toujours en cours.
Plutôt que de livrer publiquement tous les éléments du dossier, le ministre a choisi de laisser la commission parlementaire faire son travail.
« Laissons d’abord à la commission (…) de rendre compte et de faire du travail », a-t-il déclaré à la presse.
Le gouvernement semble ainsi privilégier le canal institutionnel pour la suite du dossier, alors que l’opinion attend des réponses précises sur ce qui s’est réellement passé à Makotimpoko.
En sortant du silence, Jean Olessongo Ondaye ouvre une nouvelle séquence dans cette affaire.
Les députés disposent désormais d’éléments issus de leurs échanges avec le gouvernement. Reste à savoir ce que révélera le rapport de la commission et quelles seront les prochaines étapes.
Eu égard de ce qui précède, le dossier Makotimpoko est toujours sur la table et, le ministre prévient que le processus continue.
Elvis Moung’s


