Ce que les Congolais devraient savoir en français facile qu’il s’agit d’un retour sur investissement après tant d’efforts que la société nationale des pétroles du Congo vient de franchir. Désormais acteur énergétique principal d’un puits pétrolier adossé au projet de son directeur général Maixent Raoul OMINGA Performances 2025. Un tournant décisif dans l’amont pétrolier avec des retombées économiques et une portée historique pour la vitalité du pays. Une bouffée d’oxygène sous d’autres cieux même quand les frondeurs n’y voient que du flanc.
En rappel, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) n’est pas elle-même un puits pétrolier, mais le projet Kundji (intégré au permis Mengo-Kundji-Bindi II ou MKB II) est l’un de ses actifs amont les plus stratégiques, comptant plus d’une dizaine de puits forés sous sa supervision.
L’importance de ce projet s’explique par les éléments suivants :
• Un projet d’envergure nationale : Le champ pétrolier de Kundji fait partie du permis d’exploitation MKB II, dans lequel la SNPC détient une participation majoritaire de 60 %. Les ressources globales de ce permis sont estimées à 2,5 milliards de barils avec des réserves de 300 millions de barils.
S’agissant de la relance et le développement, après avoir connu des interruptions techniques historiques, le site a fait l’objet d’importantes campagnes de relance et de modernisation menées par la SNPC (en collaboration avec des partenaires comme Trident OGX). Plusieurs puits y ont été forés et mis en production afin de maximiser le potentiel en hydrocarbures de la région.
Sa valorisation écologique passe par une des particularités majeures du développement de Kundji qui est la valorisation du gaz associé pour générer de l’électricité directement sur site, ce qui permet d’éliminer le torchage de gaz et de réduire l’empreinte environnemental du projet.
En effet, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), sous la coordination de son directeur général, Raul Ominga, avait lancé, en mars 2019 à 97 km de Pointe-Noire, dans le district de Tchiamba-Nzassi, les activités de réévaluation du potentiel d’hydrocarbures du champ pétrolier de Kundji. La reprise des activités de la SNPC Kundji, dans le cadre du permis d’exploitation Mengo-Kundji-Bindi (MKb), avait pour objectif d’améliorer la production afin d’atteindre, dans une échéance de six ans, d’après l’un des techniciens de la SNPC, une production jamais atteinte dans ce champ depuis son lancement en 2010. La SNPC avait organisé cette cérémonie officielle sur le site de la plate-forme Kundji 200 pour solliciter la bénédiction des mânes de la contrée afin de réaliser avec succès ses activités.
En effet, après le mot de bienvenue du sous-préfet de Tchimba-Nzassi, Antoine Ngoulou, à l’époque, le représentant des propriétaires fonciers, chef de famille Tchimnzi Mumizi, Julien Paul Pambo, avait rassuré la SNPC que les mânes leur sont favorables pour l’augmentation de la production du pétrole dans leur terre.
« Devant la situation économique et sociale actuelle et, à cause de la sagacité du directeur général de la SNPC, nous voulons vous dire respectueusement que tout va aller au mieux pour vos activités, d’autant plus que vous avez su lier le destin de la SNPC à celui de la famille Tchimizi Mumizi… Cette cérémonie était pour que la coutume, la tradition et l’invisible vous soient favorables. La mamelle de l’éléphant où nous nous trouvons est pour que dès maintenant et pour toujours, vous puissiez augmenter votre productivité », avait-t-il déclaré, tout en rappelant à ses hôtes que toutes les formes de développement passent par le développement de la route.
Présentant ce champ, le chef de division, développement et des opérations de la SNPC, Gaston Ngakosso, avait souligné que le champ d’exploitation pétrolière Kundji a été mis en production en 2010. Il comporte aujourd’hui deux plates-formes de production, à savoir la plate-forme 100 et la plate-forme 200 Co- opérée par la SNPC et son partenaire Orien oil. Il comportait un ensemble de huit puits producteurs avec un débit moyen dans l’année de cinq cents barils/jour.
Cette faible performance, avait-t-il ajouté, s’expliquait par l’arrêt de quelques puits pour des problèmes mécaniques. « Actuellement avec le programme initié par le directeur général de la SNPC, nous procédons aux mesures électriques dans les puits pour savoir quels sont les problèmes techniques que nous avons dans nos puits. Ces mesures nous permettront de faire une réévaluation du potentiel de chaque puits en termes d’hydrocarbure et, par la suite, de déterminer quelles opérations à mener afin de guérir le mal que nous pourrons détecter pour améliorer la productivité de nos puits », avait indiqué le technicien de la SNPC.
Soulignons que la société avait également identifié de nouvelles zones qui seront bientôt développées à travers une campagne de forage. « Si notre campagne de forage s’avère positive, on pourra atteindre un niveau de production jamais atteint dans ce champ », avait ajouté Ciry Dina Mikolo, conseiller technique du directeur général de la SNPC.
Prenant la parole à son tour, le partenaire technique américain de la SNPC, chargé d’évaluer la richesse dans le champ pétrolier de Kundji, avait rassuré l’auditoire que la terre de Kundji renferme un potentiel énorme d’hydrocarbures. « Par rapport aux interventions que nous sommes en train de réaliser, nous estimons que la potentialité en hydrocarbures ici est très élevée, elle est très économique et nous pensons que, lorsque nous allons terminer nos études, Kundji sera comme à Dubaï en termes de potentialité en hydrocarbures », avait rassuré M. Tonny.
Enfin, le patron de la SNPC, Raul Ominga, avait souligné que les travaux lancés à Kundji profitent à la population environnante. « C’est pourquoi nous avons intégré dans le budget, pour faire ce travail, la route pour gérer les problèmes de nos parents qui sont ici autour de cette plate-forme. La relance des activités de la SNPC Kundji, c’est aussi pour nous l’occasion de mettre en pratique tout ce qui était prévu dans le document stratégique en tenant compte des orientations du chef de l’Etat, chef du gouvernement et du ministre chargé des Hydrocarbures dont sa présence ici symbolise que nous sommes réellement accompagnés et que le gouvernement nous est à l’œil. Nous avons pris des partenaires très importants et des professionnels pour qu’avec notre partenaire Orion oïl, nous puissions démarrer effectivement les activités en prélude au développement réel de ces champs et après les études qui seront faites, nous allons passer au forage qui va se faire à quelques kilomètres du site Kundji pour le bien de la population environnante », avait-t-il dit.
Notons que la cérémonie officielle avait eu lieu en présence du ministre des Hydrocarbures d’alors Jean Marc Tchistère Tchicaya, et des représentants de la famille Tchiminzi Mumizi.
Le retour de la SNPC en 100% opérateur grâce à Maixent Raoul Ominga !
Parlant du volet ÉNERGÉTIQUE : une souveraineté est retrouvée comme nous l’avions évoqué plus haut. Le lancement prochain d’un puits de pétrole opéré exclusivement par la SNPC est un tournant historique. Depuis des années, la SNPC opérait le champ M’Boundi en 100%, mais pour le permis Mengo-Kundji-Bindi (MKB), elle était en partenariat.
Pour rappel factuel sur le MKB : Découvert dans les années 80, le permis regroupe 3 champs terrestres à 15-25 km du terminal de Djeno. Attribué initialement à la SNPC, il a été confié à Trident OGX en mai 2022 dans le cadre d’un contrat de partage de production signé en juin 2018. L’État et la SNPC détiennent 60% des parts, tandis qu’Orion Oil Ltd, filiale du groupe Orion fondé par Lucien Ebata, en possède 40%, avec un décret de décembre 2021 validant l’attribution pour 20 ans.
Un puits 100% SNPC change la donne :
– Il relance le programme « Performance 2025 » dont l’axe central est le renforcement de la SNPC dans l’exploration-production et la sécurisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Il augmente la capacité opérationnelle directe, hors partage, et permet d’alimenter directement la CORAF et SNPC Distribution.
C’est une réponse directe aux pénuries récurrentes de carburant : plus de brut national maîtrisé et plus de marge de manœuvre pour le raffinage local et la distribution, mission de service public de la SNPC.
Dans le cadre économique, Plus de valeur captée pour l’État avec un effet financier immédiat : Un baril produit à 100% par la SNPC, c’est 100% de la marge opérationnelle qui reste dans le groupe public, dont le capital est détenu à 100% par l’État congolais. Cela améliore la contribution au budget.
Un autre effet d’entraînement : la relance du forage à Kundji en 2019 via la SFP, filiale forage de la SNPC, avait déjà pour but d’atteindre une production « jamais atteinte » à horizon 2030. Un nouveau puits exclusif valide cette stratégie d’intégration verticale : forage, production, logistique avec ILOGS, raffinage avec CORAF.
Il y a également un impact de souveraineté financière : moins de dépendance aux avances des traders sur le brut. Le Congo a dû négocier des décotes de 30% et des différés avec Orion notamment en 2020 pour rendre sa dette viable. Produire soi-même réduit ce levier.
Dans le cadre politique par exemple, c’est la fin d’une parenthèse.
Politiquement, ce puits envoie un signal fort de reprise en main par l’État opérateur.
Concernant l’historique du permis MKB, il est exact que le passage de la gestion 100% SNPC à un partenariat avec Orion/Trident OGX s’est fait sous l’administration de Bruno Jean Richard Itoua, Ministre des Hydrocarbures depuis mai 2021. Cette réattribution a suscité de vifs débats dans l’opinion et la presse congolaise sur l’équilibre entre ouverture aux partenaires privés et préservation de l’outil national. Certains parlent même de retro commissions dans l’attribution de champ à Lucien Ebata.

La portée politique du nouveau puits 100% SNPC est donc claire. Il démontre que la SNPC a les capacités techniques de forer et produire seule, conformément à sa mission originelle.
– Il réaffirme la doctrine de l’État opérateur, voulue par le Président de la République, face à la doctrine de l’État rentier qui délègue. Il coupe court au récit du déclin de la SNPC et redonne confiance aux Congolais : le pétrole congolais peut être produit par les Congolais, pour les Congolais.
Ainsi donc, il ne s’agit pas seulement un puits. C’est un acte de souveraineté énergétique, une bouffée d’oxygène économique et une victoire politique pour la crédibilité de l’entreprise nationale.
Enfin, dans le domaine des partenariats, C’est le 23 octobre 2026 dernier que les sociétés pétrolières GOGO et la SNPC ont signé des accords comme l’indique le titre de cet article ci-dessus.
Cette journée restera gravée dans le livre d’or des pétroliers comme une date historique, cette cérémonie s’est déroulée dans une ambiance empreinte de solennité et d’optimisme. Le Directeur Général de la société pétrolière COGO, M. Fulbert DZIMBE, par ses proches, et le Directeur Général de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) Maixent Raoul OMINGA, ont officiellement paraphé les Contrats de Partage de Production (CPP) relatifs aux permis NANGA III et CONKOUATI.
Situés dans le très convoité bassin côtier, les permis NANGA III et Conkouati représentent un potentiel considérable pour le renouvellement des réserves du Congo, leur mise en valeur s’inscrit dans la vision du Chef de l’État SEM Dénis SASSOU NGUESSO de faire du pétrole un levier durable de développement et de souveraineté nationale.
Avec cette signature, le Congo ne se contente pas d’attribuer des blocs, il confie son sous-sol à des compétences nationales avérées.
À la tête de COGO, Fulbert DZIMBE impose un style : discret, travailleur, mais redoutablement efficace. Surnommé Ya FILO, l’homme est reconnu dans le milieu pour sa rigueur et sa connaissance fine de l’amont pétrolier.
En décrochant simultanément deux CPP majeurs aux côtés de la SNPC, il envoie un message clair les sociétés congolaises ne sont plus de simples spectatrices, elles sont désormais actrices de premier plan de l’exploitation pétrolière.
C’est la preuve irréfutable que le contenu local prôné par le Gouvernement Makosso IV n’est pas un slogan, c’est une réalité en marche d’accélération.
Cette double signature consacre une alliance stratégique entre deux piliers : la SNPC, garante des intérêts de l’État et cheville ouvrière de la politique pétrolière nationale. COGO, symbole de l’entrepreneuriat congolais qui monte, agile et ambitieux.
Pour terminer dans le top 100 des meilleures entreprises africaines, la SNPC continue de bâtir son start up et à la croisée des chemins avec sa transition énergétique. Les permis NANGA III et Conkouati représentent un potentiel considérable pour le renouvellement des réserves du Congo, leur mise en valeur s’inscrit dans la vision du Chef de l’État SEM Dénis SASSOU NGUESSO de faire du pétrole un levier durable de développement et de souveraineté nationale.
Au-delà de l’aspect technique, ce sont des emplois pour les jeunes congolais, des opportunités pour les sous-traitants locaux et des revenus futurs pour le Trésor public qui se dessinent.
Abibe Ayoka


