D’emblée, il faut rappeler à l’opinion que Madame le Professeure Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa (née Goma), Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat (PMEA) de la République du Congo, s’était rendue à Pointe-Noire pour présider la 2ᵉ édition de la conférence-atelier « L’OHADA à l’ère du numérique : défis, innovations et perspectives » les 29 et 30 septembre 2026 à Pointe-Noire. A cet effet, la Commission Nationale de l’OHADA (CNO), dirigée par le magistrat Christophe B. Babela, et l’Association des Professionnels de la Sécurité de l’Information du Congo (APSI-CG) présidée par Murphy Semo Miekountima. Elle avait prononcé le discours d’ouverture officiel de l’événement pour encourager la transformation numérique et le renforcement du cadre juridique des affaires.
Par ailleurs, du 21 au 23 octobre 2026, Brazzaville venait d’accueillir, à Kimplinski Hôtel, la Conférence régionale sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, Président de la République, Chef de l’État.
Organisée autour du thème : « Libérer le potentiel économique des femmes d’Afrique centrale, pour accélérer la mise en œuvre inclusive de la ZLECAf. »
Cette conférence a constitué un cadre d’échanges et de concertation visant à renforcer la participation des femmes à la dynamique d’intégration économique régionale, à améliorer la compétitivité des PME et à favoriser leur accès aux marchés africains.
Une attention particulière a été accordée aux mécanismes de financement, aux dispositifs de garantie et à l’accompagnement des entreprises, des leviers essentiels pour soutenir leur structuration, leur croissance et leur pérennité.
Dans cette dynamique, madame la ministre a dirigé un panel consacré à une session de financement des entreprises féminines, portant notamment sur le crédit, les fonds de garantie, la préparation bancaire et les dispositifs d’accompagnement.
La promotion de l’entrepreneuriat féminin et le renforcement des capacités des PME constituent des enjeux majeurs pour une intégration économique africaine plus inclusive et un développement durable de nos économies.
Prenant la parole à l’occasion de la conférence régionale sur sa ZLECAF à l’hôtel Kimplinski de Brazzaville le 22 octobre 2026, la ministre des PME et de l’artisanat, la Pr Irène Marie Cécile MBOUKOU KIMBATSA a une fois de plus convaincu l’assistance pour l’avenir et la place des PME dans échanges commerciaux avenir bref le développement socio-économique du continent. Ces structures constituent inéluctablement des leviers pour l’intégration régionale.
S’agissant de la coopération comme elle a enchainé les audiences de haut niveau avec le représentant de la BAD et la coordonnatrice du PNUD au Congo et ses homologues d’autres pays.
Avec Promise pour 50.000 PME à créer d’ici 2030, un engagement fort pour l’entrepreneuriat en République du Congo a une fois de plus été scellé avec Mme Adama Dian Barry représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en République du Congo.
Il était question des échanges consacrés à l’état d’avancement des préparatifs pour l’opérationnalisation du Programme multisectoriel intégré de soutien à l’entrepreneuriat (PROMISE).
Porté par le Gouvernement, ce programme constitue un levier stratégique pour renforcer l’écosystème entrepreneurial national, favoriser la création d’entreprises viables et contribuer durablement à la lutte contre le chômage des jeunes.
L’ambition est claire ; créer 50 000 PME à l’horizon 2030, dont 25 000 portées par des femmes. Pour atteindre cet objectif, PROMISE s’appuie sur une approche intégrée qui accompagne les porteurs de projets à différentes étapes de leur parcours entrepreneurial, de la formalisation de leur activité à l’accès au financement, en passant par la structuration et le suivi de leur entreprise. , le programme prévoit: un appui à la formation , une prise en charge de 75% du coût de formation, soit 75000 FCFA sur la base d’un montant de 100.000 FCFA, le porteur de projet contribuant à hauteur de 25000 FCFA;
Un accompagnement technique, l’élaboration du business plan, l’étude de marché et l’évaluation de la viabilité économique et financière du projet ;
Une facilitation de l’accès au financement, la mise en relation des entrepreneurs avec les institutions financières partenaires, selon les modalités définies dans le cadre du programme destiné à favoriser le développement des activités, leur rentabilité et leur pérennité.
Au-delà de la création d’entreprises, l’enjeu est de faire émerger des PME structurées, capables de créer des emplois, de générer de la valeur ajoutée et de contribuer activement au développement de notre économie.
La réussite de PROMISE repose sur la mobilisation coordonnée des acteurs de l’écosystème entrepreneurial, notamment les structures publiques d’accompagnement, les partenaires au développement et les institutions financières.
La collaboration avec le PNUD s’inscrit dans cette dynamique de concertation et de préparation, afin de réunir les conditions nécessaires à la mise en œuvre effective du programme.
Toutefois, l’accompagnement institutionnel doit aller de pair avec l’engagement des entrepreneurs eux-mêmes. La réussite d’un projet exige de la rigueur, de la persévérance, une bonne gestion et la capacité à transformer une opportunité en activité économiquement viable.
« Je vous invite à croire en votre potentiel, à structurer vos idées et à vous préparer à saisir les opportunités qui se présentent. L’entrepreneuriat ne se limite pas à la création d’une activité : il implique une vision, un engagement et une volonté de construire dans la durée », a souligné la Pr MBOUKOU KIMBATSA.
À travers PROMISE, notre ambition est de contribuer à bâtir un environnement plus favorable à l’initiative privée, à l’inclusion économique et à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs congolais.
Faire émerger des PME solides aujourd’hui, c’est préparer les emplois et les opportunités économiques de demain.
« Même si vous avez déjà essayé et que vous avez échoué, cet échec ne doit pas vous bloquer. Au contraire, qu’il vous challenge à recommencer », a dit madame la ministre.
Dans un autre chapitre, la 5 000ᵉ entreprise créée au Congo en 2026 est un pressing lancé par sa promotrice, Mme Marysa Gloria Bouanga Ebata. Cette distinction honorifique s’est déroulée le 16 octobre 2026 au ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat sous le patronage de la ministre Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa avec à la clé une récompense d’un chèque d’un million de francs CFA. La lauréate a accompli l’ensemble des formalités d’immatriculation et de création de sa structure auprès de l’Agence Congolaise pour la Création des Entreprises (ACPCE).
L’objectif de cette mise en lumière, le ministère vise à stimuler l’écosystème entrepreneurial congolais, à inciter les jeunes à entreprendre même avec de petits budgets, et à valoriser les mécanismes d’accompagnement publics.
Cette distinction intervient alors que le ministère a enregistré, un total de 5 150 entreprises créées, se rapprochant ainsi de son objectif annuel de 6 000 entreprises, a indiqué la ministre en charge des Pme.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de promotion de l’inclusion socio-économique des jeunes et de diversification de l’économie nationale, à travers la création de très petites, petites et moyennes entreprises (Tpme).
En remettant le certificat à la bénéficiaire, Mme Mboukou-Kimbatsa a salué cette initiative entrepreneuriale féminine et a invité les acteurs du secteur informel à saisir les dispositifs publics d’accompagnement, de formation et de financement.
« Cette distinction est un signal fort pour interpeller toutes les femmes qui sont dans l’informel et les Congolais qui y travaillent, afin qu’ils s’engagent dans la création d’entreprises formelles », a-t-elle déclaré.
La ministre en charge des Pme a notamment évoqué les mécanismes d’appui proposés par les structures de l’écosystème des Pme, dont l’Agence congolaise pour la création des entreprises (Acpce) et le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa). Elle a également exhorté les entrepreneurs à persévérer, soulignant que la réussite ne s’obtient pas nécessairement dès la première tentative.
Pour sa part, Mme Marysa Gloria Bouanga Ebata, promotrice d’un pressing récemment lancé, a exprimé sa joie et sa fierté à la suite de cette distinction, estimant que le certificat récompensait sa détermination et son ambition.
« Je conseille aux jeunes de ne pas hésiter à entreprendre, quelle que soit leur idée commerciale ou leur budget de départ. Il faut commencer modestement, faire preuve de patience, de détermination et consentir des sacrifices », a-t-elle affirmé.
La bénéficiaire a toutefois relevé les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité, indispensable au fonctionnement quotidien de son activité de nettoyage. Elle a précisé avoir accompli les démarches de création de son entreprise auprès de l’Acpce.
À travers cette distinction, le ministère entend encourager la formalisation des activités économiques et renforcer la contribution des petites et moyennes entreprises à la diversification de l’économie nationale.
Cependant, dans le cadre de la diversification économique, il y avait eu la pose de la première pierre du complexe de transformation agroalimentaire le 12 octobre 2026 à Komono, dans le département de la Lékoumou (République du Congo), sous le patronage de la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Artisanat, Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa. Le groupe SAT Développement (représenté par M. Kitina) est le porteur dudit projet pour 12 mois. L’objectif poursuivi est de transformer localement les productions agricoles de la région (mangues, bananes, manioc, gingembre et ananas). Réduire les pertes agricoles et offrir un débouché aux producteurs de Komono, Bambama, Zanaga et des environs. C’est aussi créer des emplois locaux et stimuler l’économie de la Lékoumou. La ministre avait offert 10 tonnes de ciment pour le lancement du chantier et a visité à cette occasion un site prévu pour des plantations de café. Tout ceci après l’inauguration de centre des soins de santé intégré à Dolisie et de la réhabilitation d’une école primaire …
L’innovation qui prend racine au Congo.
De sa participation à la cérémonie de clôture de la deuxième édition du programme YASIKA, porté par l’École pour l’entrepreneuriat de la structure ENI Congo.
À travers ses parcours de développement d’entreprise et d’incubation, ce programme accompagne les porteurs de projets dans la transformation de leurs idées en initiatives entrepreneuriales concrètes, innovantes et durables.
Elle a adressé ses sincères remerciements au Directeur général d’ENI Congo ainsi qu’à l’ensemble des partenaires mobilisés pour leur engagement en faveur de l’entrepreneuriat et du développement des compétences au Congo.
Ses félicitations également à tous les lauréats qui ont fait preuve de persévérance et d’engagement tout au long de leur formation. Car, ils ont franchi une étape importante : place désormais à la concrétisation des projets et à la création de valeur.
Soutenir l’entrepreneuriat, c’est donner aux idées les moyens de devenir des entreprises et contribuer à bâtir une économie congolaise plus dynamique et durable.
Abibe Ayoka


