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République du Congo/Enseignement Supérieur :  Madame la ministre, Edith Delphine Emmanuel dans la continuité pour mieux accélérer la marche !

République du Congo/Enseignement Supérieur :  Madame la ministre, Edith Delphine Emmanuel dans la continuité pour mieux accélérer la marche !

République du Congo/Enseignement Supérieur :  Madame la ministre, Edith Delphine Emmanuel dans la continuité pour mieux accélérer la marche !

République du Congo/Enseignement Supérieur :  Madame la ministre, Edith Delphine Emmanuel dans la continuité pour mieux accélérer la marche !

Faut- il rappeler qu’à la fois universitaire émérite et femme d’État, Delphine Édith Emmanuel née Adouki incarne l’excellence intellectuelle et la rigueur académique au service du développement du système éducatif congolais.

Figure marquante du monde juridique et politique, elle poursuit, depuis plusieurs années, une œuvre ambitieuse de modernisation et de valorisation de l’enseignement supérieur au Congo. Née le 29 août 1961 à Brazzaville, Delphine Édith Emmanuel effectue tout son cursus primaire et secondaire dans la capitale congolaise. Bachelière du lycée de la Libération en 1979, elle s’envole pour la France où elle entame un parcours universitaire exemplaire.

Elle obtient une maîtrise en droit à l’Université de Lille II en 1983, avant de poursuivre à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où elle décroche un DEA en études internationales et européennes (1984) puis un doctorat en droit public sous la direction du professeur Mario Bettati (1987). Elle complète son parcours par un DESS en administration internationale à l’Université Paris II Assas en 1986.

Cette formation solide, à la croisée du droit international et de la gouvernance publique, constitue le socle d’une carrière marquée par l’excellence académique et la passion du service public.

De retour au pays, Delphine Édith Emmanuel intègre la Faculté de droit de l’Université Marien Ngouabi où elle gravit progressivement les échelons jusqu’au grade de professeure titulaire reconnu par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Elle a notamment dirigé le Laboratoire de Droit et de Science politique (LADSP), contribué aux Annales de l’Université Marien Ngouabi et à la Revue congolaise de droit et de notariat.

Son engagement pour la recherche et la coopération scientifique l’amène à fonder, en 2002, le Réseau des juristes francophones de l’environnement, et à devenir membre de plusieurs sociétés savantes : la Société française pour le droit international, la Société française pour le droit de l’environnement et la Société africaine de droit international.

Femme de conviction et d’engagement, Delphine Édith Emmanuel rejoint la sphère institutionnelle où ses compétences sont rapidement reconnues. Membre de la Cour constitutionnelle depuis 2012, elle est appelée au gouvernement le 21 mai 2021 en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Sous son leadership, le ministère connaît une profonde réorganisation, marquée par la refonte des textes régissant la gouvernance universitaire, la mise en place du budget-programme, et l’instauration d’une culture de performance dans les établissements publics d’enseignement supérieur.

En janvier 2025, à la suite d’un réaménagement du gouvernement, elle conserve le portefeuille de l’Enseignement supérieur, tandis que le département de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique est confié à Rigobert Maboundou. Par ailleurs, dans son humanisme et sa générosité, elle est présidente de plusieurs mouvements associatifs dont la fondation FLADEMA.

Animée par une volonté réformatrice, la ministre Delphine Édith Emmanuel s’emploie à faire de l’enseignement supérieur un véritable levier de développement national.

Sous sa conduite, plusieurs initiatives majeures ont vu le jour :

La mise en œuvre d’une Charte de gouvernance universitaire renforçant la transparence et la responsabilité dans les établissements publics ;

L’adoption du contrat social de l’enseignement supérieur, pour rapprocher les formations des besoins socio-économiques du pays ; et la promotion de l’employabilité des jeunes diplômés à travers l’alternance et les partenariats université-entreprise sans oublier sa mobilisation aux salons de l’orientation de nouveaux bacheliers et sur l’employabilité.

Elle milite également pour une meilleure représentation des femmes scientifiques, considérant la parité comme un facteur d’équilibre et d’innovation dans la recherche.

Un leadership reconnu à l’échelle africaine. En mai 2024, Delphine Édith Emmanuel a été élue Présidente du Conseil des ministres du CAMES lors de la 41ᵉ session ordinaire tenue à Kintélé. Cette distinction vient consacrer son autorité scientifique et son engagement en faveur de l’intégration académique africaine.

Reconnue pour sa rigueur, sa vision stratégique et son attachement aux valeurs républicaines, elle demeure l’une des figures féminines les plus influentes du paysage intellectuel et politique congolais.

Par ailleurs, dans le cadre de sa nouvelle feuille de route comme indiqué en janvier dernier « La mobilisation des moyens humains, financiers et matériels s’impose », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Delphine Édith Emmanuel, lors de la présentation la feuille de route aux présidents des universités, syndicats et responsables des établissements privés de ce sous-secteur de l’éducation.

La déclaration s’appuie sur le projet de société du président de la République qui appelle à accroître l’investissement dans le capital humain. Un des défis que l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur est appelé à relever pour les cinq prochaines années.  « Il s’agit de mobiliser non seulement les moyens financiers nationaux mais aussi les fonds de concours octroyés par les partenaires techniques et financiers. « Nous invitons les établissements congolais d’enseignement supérieur à instituer des organes chargés de la mobilisation des fonds dont l’action contribuera à soutenir et à améliorer les finances des universités », a indiqué la ministre.

Les défis sont aussi juridiques. Le Pr Delphine Édith Emmanuel a reconnu que certains textes relatifs à la politique de l’enseignement supérieur et à l’organisation et au fonctionnement des universités sont devenus caducs. Il est donc question de les élaborer et de les actualiser.

La poursuite de la digitalisation du système de l’enseignement supérieur, l’opérationnalisation de l’Agence nationale de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur et la mise en place ses cellules internes aux établissements allongent la liste des actions contenues dans la feuille de route.

Sur les attributions du département ministériel dont elle a la charge, la ministre de l’Enseignement supérieur a évoqué la définition et la mise en œuvre de la politique nationale du sous-secteur, de la formation universitaire et de la recherche académique ; l’organisation et la supervision des universités publiques, des grandes écoles et des instituts supérieurs de l’État.

Aussi, la délivrance des accréditations aux établissements d’enseignement supérieur privés en veillant au respect des normes académiques ; la coordination de l’adéquation entre les formations universitaires dispensées et les besoins du marché ; la promotion de l’excellence académique, la mobilité estudiantine internationale et les partenariats avec les institutions étrangères.

« Nous veillerons de façon générale au fonctionnement régulier des organes de gouvernance, à l’adoption de plans stratégiques et de manuels de procédure car la navigation des universités publiques et privées ne saurait se faire à vue, mais plutôt selon une planification rigoureuse, une répartition des rôles et un suivi précis », a conclu la ministre de l’Enseignement supérieur.

Dans un autre décor pour faire complet, La ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Delphine Edith Emmanuel, a lancé l’année académique de l’Ecole nationale de formation initiale et continue des enseignants (Enfice) à Mouyondzi, dans le département de la Bouenza.

Cent jeunes apprenants admis au concours, qui constituent la toute première cohorte, y passeront trois ans d’études avec un programme fait des cours, stages et évaluations. Le premier semestre est consacré aux fondamentaux et au tronc commun, tandis que le second sur la didactique et la mise en situation professionnelle. « Le lancement de l’année académique marque le lancement de la formation initiale des enseignants », a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur. Elle a assuré, par ailleurs, les enseignants en formation de l’engagement de de l’État à les accompagner.

Il convient d’indiquer que l’Enfice reçoit cette première cohorte d’enseignants pour la formation initiale qui a été inaugurée le 25 mai 2022 par l’épouse du chef de l’État, Antoinette Sassou N’Guesso. Cet établissement est érigé à l’emplacement de l’ancienne École normale des institutrices, construite en 1942, pendant la Deuxième Guerre mondiale comme prison, pour accueillir les partisans du maréchal Pétain qui avaient pactisé avec les nazis. C’est à la fin des hostilités que ces lieux deviendront École normale de l’Afrique équatoriale française et, par la suite, l’École normale des jeunes filles. En 1978, sur ses cendres, est né le lycée de Mouyondzi.

En attendant la finition des travaux de construction de l’université de Loango dans le Kouilou et celle d’OYO dans la cuvette, madame la ministre poursuit sa feuille de route.

Abibe Ayoka

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