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République du Congo/Conseil des ministres : Plusieurs nominations et des postes stratégiques renouvelés !

République du Congo/Conseil des ministres : Plusieurs nominations et des postes stratégiques renouvelés !

République du Congo/Conseil des ministres : Plusieurs nominations et des postes stratégiques renouvelés !

République du Congo/Conseil des ministres : Plusieurs nominations et des postes stratégiques renouvelés !

Le conseil des ministres réuni mercredi 7 octobre 2026 au Palais du Peuple, sous la présidence de Denis Sassou N’Guesso, a procédé à plusieurs nominations à des postes de responsabilité dans quatre ministères.

 De la promotion immobilière au contrôle d’État, en passant par l’économie fluviale et la recherche scientifique, six responsables ont été nommés. La session a également été consacrée aux finances publiques et à plusieurs textes relatifs au secteur des hydrocarbures. Le principal volet des mesures individuelles adoptées au cours de cette session concerne quatre départements ministériels. Le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat ouvre cette série de nominations avec l’arrivée de Benedy Hermann KIPAMOU MASSAMBA, juriste et expert immobilier, au poste de Directeur général de la Société de promotion immobilière (SOPRIM). Deux nominations concernent ensuite le ministère du Contrôle d’État, de la Qualité du service public et de la Lutte contre les antivaleurs. Le colonel-major Aurélien MBOUBI-KOULOUBI est nommé Directeur général du contrôle d’État, tandis que le colonel-major Alphonse LOUEMBE devient Directeur général de la lutte contre les antivaleurs. Au ministère de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables, Pitsou LEBELA ISSENDET ABONDO est nommé Directeur général de l’économie fluviale et des travaux d’entretien des voies navigables. La dernière nomination annoncée concerne le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique. Virginie KOUYIMOUSSOU, maître de conférences, prend la tête de l’Institut national de recherche en sciences sociales et humaines, en qualité de Directrice générale. Au-delà des nominations, le Conseil des ministres avait à son ordre du jour le projet de loi de règlement pour l’exercice 2025 et le projet de loi de finances pour l’année 2027, au titre du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public. Le projet de loi de règlement pour 2025 a été approuvé et doit être transmis au Parlement pour examen et adoption. Le Conseil a également approuvé le projet de loi de finances 2027, qui sera lui aussi soumis au Parlement. Trois décrets dans le secteur des hydrocarbures Le ministère des Hydrocarbures a, pour sa part, soumis trois projets de décret au Conseil des ministres. Les textes adoptés portent notamment sur les permis LIDONGO, MARINE XXIX-A et MARINE XXIV. Le Conseil a ainsi adopté les modifications relatives aux périmètres et conditions d’exploitation ou d’exploration de ces permis, dont certaines visent notamment à harmoniser leurs limites avec les espaces voisins.

Présentation du Projet de Loi de règlement, exercice 2025, et du Projet de Loi de finances de l’année 2027

Réuni ce mercredi 7 octobre 2026 sous la présidence du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, le Conseil des ministres a notamment examiné deux textes financiers présentés par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christin Yoka : le projet de loi de règlement de l’exercice 2025 et le projet de loi de finances pour 2027.

S’agissant du Projet de Loi de règlement, exercice 2025, le Ministre Christian Yoka a précisé que ce texte concerne l’exécution de la Loi n°47-2024 du 30 décembre 2024, portant Loi de finances pour l’année 2025, modifiée par la Loi n°41-2025 du 31 décembre 2025.

Il a indiqué que les recettes budgétaires effectives ont atteint 2.276 milliards 544 millions de F CFA, contre une prévision de 2.327 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 89,3%.

Les recettes internes hors pétrole ont été réalisées à hauteur de 1.182 milliards 950 millions de F CFA, soit 94,8% des prévisions.

Les recettes pétrolières ont, quant à elles, été réalisées à 1.031 milliards 612 millions de F CFA, soit un taux d’exécution de 83,9% des prévisions. Les recettes externes (don reçus) ont été mobilisées à hauteur de 61 milliards 981 millions de F CFA, soit 84,9% des prévisions.

Pour ce qui concerne les dépenses, budgétaires décaissées, le texte relève une exécution effective de 2.012 milliards 335 millions de F CFA, contre 1.671 milliards de F CFA en 2024, soit un taux d’exécution de 91, 5%.

Les charges financières de la dette ont été de 311 milliards 568 millions de F CFA, soit un taux d’exécution de 94,1%.

Les dépenses courantes ont été exécutées à hauteur de 104%, représentant la somme de 1.139 milliards 804 millions de F CFA.

Les dépenses d’investissement ont atteint la somme de 224 milliards 958 millions de F CFA, soit 53,9% des prévisions.

Les dépenses des budgets annexes ont été réalisées à hauteur de 14 milliards 611 millions de F CFA, soit 166%.

Enfin, les réalisations des comptes spéciaux du Trésor se sont élevées à 91 milliards 395 millions de F CFA, soit 69,8%

Ainsi, le solde budgétaire global dégagé est de 264 milliards 209 millions de F CFA, contre 655 milliards 988 millions de F CFA, soit 75,1% des prévisions.

Le Projet de Loi de finances 2027

En ce qui concerne, le Projet de Budget de l’Etat, exercice 2027, le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public a déclaré qu’il prévoit des ressources budgétaires totales estimées à 3.120,8 milliards de F CFA et des dépenses budgétaires totales de l’ordre de 2.638,4 milliards de F CFA. Soit un solde budgétaire global excédentaire de 482,4 milliards de F CFA.

Selon lui, les hypothèses de trésorerie et de financement s’inscrivent dans la stratégie de consolidation budgétaire et de gestion prudente des finances publiques. Elles visent à assurer la couverture des besoins de financement de l’Etat, tout en préservant la soutenabilité de la dette publique et la stabilité des équilibres financiers.

Au titre de l’exercice 2027, a-t-il poursuivi, les ressources de trésorerie sont projetées à 1.324, 6 milliards de F CFA, tandis que les charges de trésorerie s’établiraient à 1.757 milliards de F CFA. Il en résulte un besoin net de financement de 432.4 milliards de F CFA, couvert par l’excédent budgétaire dégagé dans le cadre du présent Projet de Loi de finances.

Pour le Ministre des Finances Christian Yoka, la stratégie de financement retenue privilégie une mobilisation maîtrisée des ressources compatibles avec l’objectif de réduction progressive du niveau d’endettement public.

Parallèlement, les efforts d’apurement progressif de la dette intérieure, notamment commerciale, seront poursuivis, afin de renforcer la crédibilité financière de l’Etat ; d’améliorer la situation de trésorerie des opérateurs économiques ; et de soutenir l’activité économique.

De l’avis du Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, les hypothèses de trésorerie et de financement retenues pour 2027 traduisent la volonté de concilier le financement des priorités du Programme d’Action du Gouvernement avec les exigences de soutenabilité budgétaire, de stabilité macroéconomique et de réduction de la dette publique.

A noter que les deux textes présentés par le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public ont été approuvés par le Conseil des ministres. Ils seront transmis au parlement pour adoption.

Oboura Iloki Anderson

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