En dépit d’un contexte difficile et contraignant au-delà de la concurrence, le BCBTP (Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics), dirigé par Marius Boris Miéré Onka, joue un rôle central dans la sécurisation et la qualité des infrastructures en République du Congo.
Dans ses missions régaliennes dont le directeur général s’emploie à vulgariser et à faire connaitre aujourd’hui irréfutablement c’est l’outil qu’il faut. Il s’agit du contrôle et conformité. Il veille au respect des normes de construction, de la qualité des matériaux et de la sécurité structurelle du premier coup de pioche à la livraison ; Les études géotechniques ; Il réalise des reconnaissances de sols et des sondages pour optimiser les fondations (ex. études pour des stations-service à Liboka, complexes à Mpila ou bâtiments à Pointe-Noire).

Le contrôle technique des ouvrages : Il supervise les grands projets publics (banques, ponts, routes, aéroports). Face à la récurrence des effondrements de bâtiments à Brazzaville et Pointe-Noire, le Comité de direction du BCBTP a renforcé son action avec un budget de 3 milliards de FCFA pour 2026.
La direction générale applique une ligne ferme : un ouvrage mal exécuté n’est ni validé ni payé, avec possibilité d’exiger la reprise des travaux ou de bloquer les paiements.
Créé en 1986, l’établissement dispose de laboratoires équipés (foreuses APAFOR 700, résistivimètres), numérise et digitalise progressivement ses archives et procédures. Il intervient à travers tout le pays (Brazzaville, Pointe-Noire, Owando, Ollombo, Likouala,Dolisie) pour garantir la durabilité des ouvrages de l’État.
De retour d’une mission de contrôle dans le Kouilou et à Pointe-Noire, le directeur général du Bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics (BCBTP), Marius Boris Miéré-Onka, avait réaffirmé, l’exigence de qualité qui guide l’action de son institution. Entre suivi des grands chantiers, fermeté face aux malfaçons et volonté de renforcer ses capacités techniques, l’établissement public entend consolider son rôle au moment où il célèbre ses quarante ans d’existence. Effectuée dans le Sud du pays, la descente de terrain avait permis au directeur général de s’assurer du fonctionnement des structures du BCBTP à Pointe-Noire et à Dolisie, tout en visitant plusieurs chantiers d’envergure, notamment les voiries urbaines de Pointe-Noire, la route Pointe-Noire-Loango, l’université de Loango en construction et la tour de la Société nationale des pétroles du Congo. Si les travaux se poursuivent globalement, leur rythme était parfois ralenti en raison des intempéries et des difficultés financières. Avec la saison sèche, le bureau espère une accélération plus nette.
Pour le BCBTP, le contrôle va au-delà de la simple présence sur les chantiers. Il porte sur la qualité technique des ouvrages, le rythme d’exécution, l’état d’avancement des travaux et leur progression financière. En d’autres termes, il s’agit de veiller à ce que les infrastructures réalisées pour le compte de l’État soient solides, durables et conformes aux règles de l’art.
S’agissant de la fermeté sur la qualité, cap sur le renforcement technique. Sur ce point, Marius Boris Miéré-Onka se veut clair : un ouvrage mal exécuté ne peut être ni validé ni payé. Le BCBTP peut ainsi exiger la reprise des travaux, bloquer les paiements ou recommander des sanctions contre les entreprises défaillantes. À Pointe-Noire, le directeur général avait cité le cas d’un tronçon de caniveau d’environ 200 mètres en cours de démolition sur l’avenue Antoinette-Sassou-N’Guesso, pour non-respect des normes techniques. Pour l’institution, la rigueur dans le contrôle est la condition de la durabilité des ouvrages publics.
Le directeur général avait également insisté sur les défis du secteur marqué par la concurrence de bureaux privés qui ne disposent pas toujours des agréments, des compétences ou des équipements requis. Il avait notamment évoqué le besoin d’outils adaptés pour les essais techniques, le contrôle des enrobés et de la formulation, rappelant que le BCBTP est avant tout un laboratoire, et non une simple administration. Depuis 2022, avait-t-il souligné, l’établissement avait engagé un redressement progressif qu’il entend poursuivre par l’acquisition de matériel de pointe.

Déjà présent à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie, le BCBTP envisage aussi d’étendre son maillage territorial vers Oyo, dans la Cuvette, et Ouesso, dans la Sangha, afin de rapprocher davantage son expertise des chantiers à travers le pays. À quarante ans, l’institution, créée en 1986, veut ainsi affirmer une ambition simple : renforcer sa présence, moderniser ses moyens d’action et faire de la qualité une exigence constante dans l’exécution des travaux publics.
Avec la modernisation et la construction des infrastructures scolaires par la SNPC à Talangaï avec Liberté, Angola libre à Makélékélé, le complexe scolaire de Louvakou et l’Amitié à Bacongo par exemple, le BCBTP a veillé au grain.
Aujourd’hui avec des preuves tangibles, le BCBTP œuvre incontournable ment au développement du pays et son directeur général demeure imperturbable rassure en l’avenir et sort petit à petit de sa sclérose décriée il y a peu. D’autres articles plus spécialisés en feront larges échos.
Abibe Ayoka


