Il est des hommes en tout lieu et en tout temps qui ne tarissent pas d’éloges tant le foisonnement de leurs diverses œuvres ou contributions significatives. Et comme le stigmatisait le célèbre philosophe allemand Hegel qu’à chaque époque de l’histoire correspondent des Hommes. Ceux- ci sont parfois méconnus du grand public mais pourtant faisant le cours de l’histoire chacun dans son secteur d’activités. Mondialisation oblige même si certains chefs d’entreprises congolais barguignent à communiquer, il nous revient en tant qu’historien du présent de le mettre en lumière à travers cette rubrique.
C’est justement pour révolutionner une certaine culture devenue quasiment une coutume de ne parler de nos héros qu’à titre posthume. A ce moment, l’homme ne saurait vivre son œuvre. C’est tout le sens à donner à ces colonnes qui leur consacre des pages spéciales afin de susciter le jugement de valeur auprès de nos lecteurs. Pour le cas précis, notre confrère de Brazza net a déjà emboité le pas au niveau de la presse en ligne. A notre tour on fait la communication de masses.
Aujourd’hui Alain Symphorien NDONGO président de l’OAC. Mais qui est-il ? La réponse dans ce condensé.
Dans un monde qui bouge, marqué par une mutation historique majeure de la profession d’architecte, le Congo, à travers son Ordre, sous la présidence d’Alain Symphorien NDONGO, représente le nouvel espoir dans la valorisation de l’architecture d’intérêt public.
L’homme, d’humeur joviale, sanglé, pour la circonstance, dans une veste de couleur grise, est un artisan dans l’âme.
Architecte de formation, Alain Symphorien NDONGO a franchi toutes étapes académiques et professionnelles. Docteur en architecture, enseignant-chercheur, responsable du parcours ingénieur génie civil, ancien cadre de la Délégation Générale des Grands Travaux, mais aussi dirigeant de Bureau d’études, le nouveau président de l’Ordre des Architectes du Congo jouit d’un parcours exceptionnel.
En 1986, il obtient son baccalauréat série C au lycée de la Libération de Brazzaville, rebaptisé lycée Pierre Savorgnan de Brazza à la suite de la Conférence nationale souveraine de 1991. Ainsi démarre son ambition de devenir un grand architecte, qui le conduit à l’Institut supérieur du Bâtiment et des Travaux Publics de Kiev, actuelle Ukraine, alors État de l’Union Soviétique. Sa maîtrise en poche en 1993, NDONGO, toujours en quête de connaissances, s’inscrit en thèse de doctorat. Sa soutenance porte sur « les principes fonctionnels d’aménagement des appartements urbains dans les immeubles d’habitation collectifs au Congo », sanctionnée par une mention honorable avec félicitations du jury de l’Université Nationale de la Construction et d’Architecture de Kiev.
De retour au pays natal, le désormais docteur Alain Symphorien NDONGO apprend réellement l’exercice de son métier en 2003 au sein de la Délégation Générale des Grands Travaux comme architecte chargé des études au sein du cabinet du Président de la République.
De 2009 à 2021, il exerce en tant que chef du service Équipements divers et Approvisionnements à la DGGT (Délégation Générale des Grands Travaux). Ce qui amplifie son empreinte dans le domaine architectural au Congo.
Fort de son expertise, il est nommé en 2018 à la tête du Bureau d’Études, de Contrôle, d’Aménagement et d’Urbanisme (BECAU). Sur la période 2021-2024, le docteur Alain Symphorien NDONGO assure la fonction de directeur général adjoint de Brazza Hospitality Group, où la double exigence de management et d’expertise doit impérativement être de mise pour optimiser les résultats.
Ce qui ne l’empêche pas de s’investir dans la formation académique des étudiants de l’École Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université Marien Ngouabi, où il gravit les échelons des grades académiques : enseignant-chercheur, maître-assistant, maître de conférences.
Membre de l’OAC (Ordre des Architectes du Congo) depuis 2004, NDONGO a dirigé la section départementale de l’Ordre à Brazzaville de 2008 à 2014.
Son élection à la tête de l’Ordre des Architectes du Congo est le couronnement d’une expertise avérée. Une responsabilité dans un environnement où la profession d’architecte est encore en quête de son identité au Congo.
Son expertise et les leçons apprises sont les principales armes dont il se servira pour remettre les architectes au centre de la construction du pays, en phase avec le programme de société « Accélérons la Marche vers le Développement » du Président de la République, Dénis Sassou N’Guesso.
Élu président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC) le 26 septembre 2026, Alain Symphorien Ndongo se donne et donne au nouveau bureau, la mission de replacer l’architecte au cœur de la politique d’aménagement du territoire et de construction au Congo. Il insiste sur la nécessité de professionnaliser le secteur du bâtiment, d’améliorer le cadre de vie des populations et de renforcer la collaboration entre les architectes et les pouvoirs publics. Le nouveau président de l’OAC plaide pour l’application stricte de la réglementation, afin de mettre un terme aux constructions anarchiques et de garantir des ouvrages durables. Des misions aux défis.
« La dignité humaine repose aussi sur la qualité de l’environnement dans lequel nous vivons. Nos habitudes, notre mode de vie et notre cadre quotidien dépendent largement de la manière dont nos espaces sont conçus et aménagés. L’architecte est le spécialiste qui accompagne l’être humain dans l’organisation de ces espaces. Il réfléchit aux lieux où nous dormons, nous nous lavons, nous habillons, mangeons et exerçons nos différentes activités. Son travail consiste à concevoir un environnement adapté aux besoins des individus et des familles. L’architecture est un métier exigeant, qui nécessite des connaissances techniques, une véritable expertise et un sens élevé des responsabilités.
L’Ordre des architectes du Congo est l’institution chargée d’encadrer la profession et de veiller à ce que les personnes qui exercent ce métier disposent des qualifications requises. L’objectif est de garantir aux populations un accompagnement professionnel dans la conception de leur environnement bâti. À la campagne, une grande partie des activités quotidiennes peut se dérouler à l’extérieur : on se baigne dans un ruisseau, on utilise les espaces naturels et l’on construit parfois une simple cabane pour dormir. En milieu urbain, les exigences sont différentes. La densité de la population et la concentration des activités imposent le recours à des spécialistes capables de concevoir des espaces fonctionnels, sains et sécurisés. C’est pour éviter les abus et protéger les citoyens que la profession est réglementée. Au Congo, une loi adoptée en 1992 a posé le cadre légal de l’exercice du métier d’architecte. À l’échelle internationale, la profession est également organisée, notamment à travers l’Union internationale des architectes et l’Union des architectes d’Afrique. Nous ne pouvons donc pas laisser chacun exercer cette profession comme il l’entend. Lorsqu’un bâtiment est construit, il est important qu’un architecte qualifié en assume la responsabilité dans le cadre de ses missions. Cette exigence est fondamentale pour améliorer la qualité des constructions et accompagner le développement du pays. Notre rôle est d’accompagner les décideurs et de contribuer à l’élaboration des politiques qui concernent l’aménagement du territoire, la construction et le développement urbain. Nous sommes appelés à travailler avec la présidence de la République, les administrations chargées du foncier, de la construction, de l’urbanisme et de l’habitat, ainsi qu’avec celles qui s’occupent de l’équipement et des travaux publics. Notre profession se situe à l’interface de plusieurs acteurs qui interviennent dans la réalisation des bâtiments et des infrastructures. Pour prendre une comparaison, la fabrication d’une voiture repose sur une industrie organisée, encadrée par des règles et des institutions. Il devrait en être de même pour le secteur du bâtiment et des travaux publics. C’est pourquoi, en tant que président de l’Ordre des architectes du Congo, je souhaite renouer le dialogue avec les pouvoirs publics et l’ensemble des professionnels concernés. Nous devons travailler ensemble pour que nos villes, nos bâtiments et nos infrastructures soient à la hauteur des attentes des citoyens. Le développement durable suppose que nous luttions contre la pauvreté en créant des conditions de vie et de travail dignes. Or, il est difficile de prétendre améliorer les performances des citoyens si ceux-ci ne disposent pas de logements convenables, d’espaces bien aménagés et d’infrastructures adaptées. Beaucoup de Congolais construisent eux-mêmes leurs maisons, parfois sans accompagnement professionnel. Dans certains quartiers, les voies d’accès sont aménagées sans véritable planification. Les logements sont conçus sans tenir suffisamment compte de la ventilation, de l’organisation des pièces ou des conditions d’hygiène. Il suffit parfois de regarder l’aménagement des toilettes, des douches, des chambres des parents et des enfants pour mesurer l’ampleur du problème. Nous devons nous interroger sur les conditions dans lesquelles les familles vivent et dorment. Ces situations montrent que notre secteur du bâtiment et des travaux publics doit encore progresser pour répondre aux besoins de la population. Nous devons mettre nos compétences au service des autorités et des populations, afin que les projets de construction répondent à de véritables exigences de qualité. Il nous appartient de rassembler les compétences nationales, de les mobiliser autour de l’ambition commune d’améliorer durablement le cadre de vie des Congolais. Le secteur souffre encore d’un fonctionnement largement informel, parfois marqué par une véritable anarchie. Chacun construit selon ses moyens et ses propres conceptions, sans toujours respecter les règles ni mesurer les conséquences de ses choix. Nous voulons mettre fin à cette situation. Ceux qui investissent dans la construction doivent comprendre qu’ils ne dépensent pas simplement de l’argent pour ériger des murs : ils réalisent un investissement destiné à durer et à servir plusieurs générations. Un bâtiment correctement conçu et réalisé peut traverser un siècle, voire davantage, s’il bénéficie d’une construction de qualité et d’un entretien adapté. Notre objectif est donc de faire comprendre aux Congolais que le recours à un architecte n’est pas une dépense superflue, mais un investissement dans la qualité, la sécurité et la durabilité.
Notre premier défi est de renforcer l’organisation de la profession et de veiller au respect de la loi. Les personnes qui remplissent les conditions requises doivent s’inscrire à l’Ordre et exercer leur métier dans le cadre réglementaire prévu. Nous préparons actuellement le onzième tableau de l’Ordre des architectes. Conformément à la législation en vigueur, nul ne peut exercer légalement la profession d’architecte sans être inscrit au tableau de l’Ordre.
Mais l’inscription ne doit pas être une simple formalité administrative. Nous devons également nous assurer que les professionnels inscrits exercent effectivement leur métier et contribuent au développement du secteur. Nous voulons donc instaurer une dynamique de responsabilité et de résultats. Il est important de savoir ce que chaque architecte réalise, quelles sont ses contributions et comment il participe à l’amélioration de notre environnement bâti. Un architecte doit être actif et productif. Il ne suffit pas de porter un titre : il faut mettre ses compétences au service de la société et produire des réalisations qui répondent aux exigences de la profession. Notre ambition est de rassembler les architectes congolais autour de cette vision, de renforcer leur solidarité professionnelle et de faire de l’Ordre un interlocuteur crédible auprès des pouvoirs publics.
La première condition est la formation. Il faut avoir obtenu un diplôme en architecture dans un établissement de formation reconnu, puis avoir accompli deux années de pratique professionnelle au sein d’un cabinet habilité, conformément aux exigences applicables. La formation théorique est indispensable, mais elle ne suffit pas. Il faut également se confronter aux réalités du terrain, apprendre auprès de professionnels expérimentés et acquérir les compétences pratiques nécessaires à la conception et à la réalisation des projets. L’architecture engage une responsabilité considérable, car nous concevons des bâtiments dans lesquels des personnes vont vivre pendant de nombreuses années. Une erreur dans la fabrication d’un produit alimentaire peut parfois conduire à jeter le produit. Mais une erreur dans la conception d’un bâtiment peut avoir des conséquences durables sur la sécurité, la santé et la vie de ses occupants. C’est pourquoi nous devons être particulièrement exigeants en matière de formation, d’expérience et de qualification. L’objectif n’est pas de compliquer l’accès à la profession, mais de garantir que ceux qui l’exercent disposent des compétences nécessaires pour protéger les populations et produire des constructions de qualité » propos recueillis lors de l’interview accordé à nos confrères.
De Kiev en ex Union soviétique où il a été formé à la Délégation générale aux grands travaux (DGGT) où il démarra sa carrière et, des amphithéâtres à la présidence de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), Alain Symphorien Ndongo (ASN), l’architecte, enseignant – chercheur puis président de l’Ordre des architectes du Congo (OAC), affiche un parcours exceptionnellement luisant.
L’Ordre des Architectes du Congo (OAC) sous le signe d’un nouvel élan dans la valorisation du métier
Alain Symphorien NDONGO incarne le renouveau et la révélation pour une nouvelle vision de l’architecture au Congo.
« Nous pensons créer des conditions favorables pour l’épanouissement humain, unir les forces disponibles mais aussi apporter une contribution significative à l’architecture congolaise », projette Alain Symphorien NDONGO, le nouveau président de l’Ordre des Architectes du Congo. C’était au cours de la conférence de presse qu’il a animée le vendredi 16 octobre 2026, au siège de l’Ordre à Brazzaville.
Dans un monde qui bouge, marqué par une mutation historique majeure de la profession d’architecte, le Congo, à travers son Ordre, sous la présidence d’Alain Symphorien NDONGO, représente le nouvel espoir dans la valorisation de l’architecture d’intérêt public.
L’homme, d’humeur joviale, sanglé, pour la circonstance, dans une veste de couleur grise, est un artisan dans l’âme.
Architecte de formation, Alain Symphorien NDONGO a franchi toutes étapes académiques et professionnelles. Docteur en architecture, enseignant-chercheur, responsable du parcours ingénieur génie civil, ancien cadre de la Délégation Générale des Grands Travaux, mais aussi dirigeant de Bureau d’études, le nouveau président de l’Ordre des Architectes du Congo jouit d’un parcours exceptionnel.
Enfin, Responsable et humaniste sans tripatouiller sur sa foi chrétienne, il sait concilier vie privée et professionnelle.
Abibe Ayoka


