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République du Congo/Taxi-moto : Quand les autorités veulent d’une chose et son contraire

République du Congo/Taxi-moto : Quand les autorités veulent d’une chose et son contraire

République du Congo/Taxi-moto : Quand les autorités veulent d’une chose et son contraire

République du Congo/Taxi-moto : Quand les autorités veulent d’une chose et son contraire

La loi portant régulation des transports sur moto conditionne l’exercice de ce mode de transport par l’obtention d’un permis de conduire ; d’une carte grise ; d’une plaque d’immatriculation ; deux casques (pour le conducteur et un seul client à bord) ; l’interdiction de transporter plus deux clients et de s’assoir en position latérale. Toutes ces conditions sont bien observées par les conducteurs et usagers de taxi-moto. Nombreux d’entre eux ont déclarés leur permis de conduire en passant par les auto-écoles ou directement. Sauf qu’il y a nonchalance de la part de l’État à travers la direction générale du transport terrestre (DGTT) dans la délivrance de ce document. D’où l’occasion de se demander si l’État veut-il de ce mode de transport ou non ?

Il est clair que depuis près de deux années, les taxi-motos vivent un calvaire qui fait penser à une volonté délibérée des autorités d’au point de se demander réellement si l’Etat veut-il ou non de ce mode de travail d’autant plus que les tracasseries ne cessent de se multiplier à leur égard. Les jeunes ayant pris ce métier comme leur source de revenue, s’efforcent à remplir ces conditions afin de se conformer à la loi et de se sentir en sécurité et d’exercer en toute tranquillité. Ils se dirigent, pour la plupart dans les auto-écoles. Seulement, les permis ne semblent pas être disponibles et l’attente commence à être laçant surtout que la date butoir arrive à grand pas. Elle a été fixée au 15 janvier 2026. Et, beaucoup de ces jeunes se plaignent de cette situation parce qu’ayant tous les documents sauf le permis de conduire.

Depuis le rétablissement de l’ordre public par la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP), plusieurs jeunes délinquants ayant changé le mode opératoire, ont quitté la chaussée, laissant ainsi ce travail aux jeunes qui l’ont fait leur principale source de revenue. C’est pour dire que l’État devrait encourager ces jeunes en continuant tout simplement à réguler ce secteur pour qu’il soit formel. Ce qui permettra à l’État de renflouer ces caisses par la collecte des recettes municipales et fiscales.

Aussi, doit-on le souligner, l’État ne peut employer tous les jeunes en âge de travailler et au moment où l’on encourage la création d’emplois et l’entrepreneuriat, ce secteur qui occupe des milliers de jeunes ne devrait pas être mis en mal. Au contraire, cet héritage du confinement devrait attirer l’attention des décideurs publics en accélérant les procédures de délivrance des documents administratifs à ceux qui remplissent les critères pour sauvegarder l’équilibre sociale et le vivre-ensemble en paix.

Ghodelgi NANITH

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