Le scrutin du 15 mars ne cesse d’inquiéter plus d’un citoyen par rapport aux agissements de la sécurité présidentielle dirigée par le général Serge Oboa. Denis Sassou Nguesso étant déjà investi par les partis de la majorité présidentielle sera face à lui-même. Car, aucun opposant de taille n’est visible sur la liste des concurrents. Et, le climat imposé par ce corps de l’armée n’inspire pas confiance. Ainsi, les ONG œuvrant dans le secteur des droits de l’homme s’en est plaint. Il y a
quelques jours, le haut-gradé menaçait ceux qui manifesteraient dans les rues de punition « sans état d’âme », en cas de manifestation.
Un consortium d’ONG œuvrant dans le secteur des droits de l’homme ont dénoncé, il y a quelques jours, à travers un point de presse le climat de terreur semé par la DGSP à quelques jours de l’élection présidentielle. « On est inquiets par les propos tenus par le directeur général de la sécurité présidentielle, qui a proféré des menaces à l’encontre de ceux qui pourraient s’adonner à des manifestations publiques dans le cadre du contentieux électoral futur. Nous considérons qu’il est le garde du corps de l’un des candidats en lice ; donc il est très mal placé en terme de compétence d’expertise, pour réguler le jeu électoral, pendant cette période critique de l’histoire de notre pays », nous explique Maixent Fortunin Agnimbat Emeka, coordonnateur du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH).
Pour mémoire, il y a quelques jours, le général Oboa prévenait « que ceux qui veulent organiser des manifestations, le fassent chez eux, dans leur parcelle ou leur maison. Dehors, dans la rue, ils croiseront les forces de l’ordre. Ils seront punis sans état d’âme ».
Les ONG interpellent le chef de l’État, pour stopper ces menaces qu’elles qualifient de restriction des libertés civiles et politiques. « Nous demandons au chef de l’État de rappeler à l’ordre ceux qui gèrent sa sécurité, pour leur dire qu’ils ne peuvent pas s’ingérer dans les questions électorales, parce qu’ils ne sont pas qualifiés pour ça », ajoute M. Agnimbat Emeka.
Luzingu-Zingula


