Créée depuis 2012 sur les cendres de la Société de promotion et de gestion immobilière, la Soprim est un établissement public à caractère industriel et commercial, avec un capital initial de 2 milliards. En lançant cette entreprise, l’État avait voulu améliorer l’accès aux logements sociaux pour la population, à travers la vente ou la location.
Un programme de l’épargne-logement avait même été mis en place pour faciliter l’accès à la propriété immobilière.
Pour votre gouverne, la Société de promotion immobilière (Soprim) traversait une période difficile marquée par la baisse de ses activités. Pour tenter de relancer l’entreprise publique, le ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Josué Rodrigue Ngouonimba, s’était entretenu, à Brazzaville, avec son équipe dirigeante. Malgré les moyens mobilisés par l’État propriétaire, la Soprim peine à répondre à la demande immobilière sans cesse croissante dans le pays ; le déficit en la matière étant estimé à plus de quinze mille logements par année. La séance de travail a permis au ministre de tutelle de rappeler à l’ordre les dirigeants sociaux de Soprim et de fixer un nouveau cap.


« Les ressources d’exploitation de la Soprim ne créent plus la richesse depuis une décennie. Ses recettes d’exploitation ne couvrent plus les charges de fonctionnement. Impossible donc de dégager un cashflow nécessaire pour le financement de la réhabilitation et de l’investissement. Quant à la dette sociale et fiscale, elle est de nature à inquiéter tout chef d’entreprise averti… Dans tous les cas, je vous invite à faire preuve de responsabilité, d’abnégation, de grandeur d’esprit », avait insisté Rodrigue Josué Ngouonimba.
Après la tenue réussie de la première session de son conseil d’administration tenu en décembre 2025, sous la houlette du président du conseil d’administration Symphorien Gaspard MBOU LIKIBI, les administrateurs de la SOPRIM ce 9 avril 2026 se sont prêtés à l’exercice pour une deuxième session ici à Brazzaville.
La SOPRIM (Société de Promotion Immobilière) a validé son budget pour l’exercice 2026 lors de cette session ordinaire de son Conseil d’administration tenue le 9 avril 2026 à Brazzaville. Arrêté à plus de 3 milliards de FCFA, ce budget vise à intensifier la construction de logements sociaux abordables, répondant ainsi aux objectifs de la nouvelle politique nationale du logement du Congo. L’objectif visé est de faciliter l’accès au logement aux ménages à faibles revenus et renforcer la présence de la SOPRIM comme acteur clé de l’habitat, conformément à la politique « l’accélération de la marche vers le développement ».
Cette validation s’inscrit dans le cadre du Plan National de Développement 2022-2026 (PND) et vise à concrétiser les ambitions du nouveau quinquennat présidentiel.
Comme indiqué, la SOPRIM, créée en 2012, réaffirme sa vocation de promotion et de vente de logements sociaux, avec un accent sur la rigueur de la gestion financière.
Les administrateurs ont également passé en revue les rapports d’activités pour assurer la conformité et la réalisation de ces projets de développement immobilier.
Le président du conseil d’administration à l’ouverture des travaux a appelé à davantage de rigueur et d’efficacité afin de traduire les ambitions du nouveau quinquennat en réalisations concrètes.
« Cette deuxième session ordinaire du Conseil d’administration de la Société de Promotion Immobilière (SOPRIM) se tient dans un contexte national marqué par la réélection de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO à la plus haute fonction de notre pays, avec 94,90% de suffrages exprimés lors du scrutin des 12 et 15 mars 2026.
Ce plébiscite est assurément la conséquence de l’adhésion de la population au Projet de Société intitulé « L’Accélération de la Marche vers le Développement » qui, une fois de plus, accorde une place de choix à la problématique du logement décent. Dès lors, les organes dirigeants de la SOPRIM, à savoir le Conseil d’Administration et la Direction Générale, sont interpellés ».
En effet, dans « L’Accélération de la Marche vers le Développement », il apparait clairement des engagements dont deux sont formulés ainsi qu’il suit :
– Concevoir et mettre en œuvre une nouvelle politique nationale du logement ;
– Rendre les logements sociaux accessibles à tous.
Comme on peut le constater, la Société de Promotion Immobilière demeure un des maillons d’une chaîne qui mettra en œuvre le prochain Programme de Société du Président de la République. Son inefficience et son inefficacité constitueraient une sorte de force de rappel qui rendrait lente ladite Marche. C’est pourquoi, Monsieur Josué Rodrigue NGOUONIMBA, Ministre de la Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat, qui avait salué et félicité les Administrateurs et autres cadres pour le succès des travaux de la première session ordinaire tenue de décembre 2025, vous réitère sa confiance et vous invite à maintenir le même élan et à appliquer plus de rigueur afin que la SOPRIM soit plus que visible par des ouvrages au cours du nouveau quinquennat.
« C’est pour la première fois, depuis sa création en 2012, que la Société de Promotion Immobilière va se doter d’un budget approuvé par le Conseil d’Administration. Au regard de l’évolution des indicateurs financiers telle que constatée lors de notre précédente session, le sens de responsabilité et l’expertise de chacun d’entre nous sont vivement sollicités. Cependant, ce budget, pour être réaliste, doit reposer sur un socle : l’état des lieux de la Société combiné au Plan d’actions triennal. Cette combinaison apparaît comme un référentiel qui nous permette de nous servir d’un passé récent et du présent afin de placer la SOPRIM sur un sentier de croissance capable de satisfaire les attentes et les besoins des usagers. Mais pour y parvenir, il faudrait que la direction de la SOPRIM intériorise quelques valeurs cardinales telles que le sens élevé de responsabilité et surtout le devoir de redevabilité », a conclu son mot d’ouverture.
Enfin, la tenue de cette deuxième session du conseil d’administration de la SOPRIM confirme la volonté des pouvoirs publics d’offrir un cadre de vie décent aux Congolais.
Attendons voir les résultats pour ce nouveau contrat social.
Abibe Ayoka


