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République du Congo/Ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective : Le ministre Ludovic NGATSE rassuré et à l’ouvrage pour les assemblées annuelles de la BAD !

République du Congo/Ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective : Le ministre Ludovic NGATSE rassuré et à l’ouvrage pour les assemblées annuelles de la BAD !

République du Congo/Ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective : Le ministre Ludovic NGATSE rassuré et à l’ouvrage pour les assemblées annuelles de la BAD !

République du Congo/Ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective : Le ministre Ludovic NGATSE rassuré et à l’ouvrage pour les assemblées annuelles de la BAD !

La République du Congo accueillera à Brazzaville, du 25 au 29 mai 2026, les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Un rendez-vous capital de la finance mondiale que les autorités congolaises entendent transformer en une véritable vitrine économique pour le pays.

Le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, avait échangé, à ce sujet, très tôt depuis le début d’année à Brazzaville, avec les opérateurs économiques et les organisations patronales congolaises afin de les mobiliser autour des enjeux de cet événement international. Président du Conseil des gouverneurs de la BAD et gouverneur de la BAD pour la République du Congo, Ludovic Ngatsé avait souligné l’honneur fait à la République du Congo de recevoir, pour la deuxième fois de son histoire, ces assises de haut niveau. Elles réuniront des éminentes personnalités du monde de l’économie et de la finance autour des questions de développement. Selon le ministre, la tenue des Assemblées annuelles est une opportunité historique pour la République du Congo. Elle intervient à un moment particulièrement stratégique pour le pays. Elle coïncide avec une nouvelle séquence politique marquée par le plébiscite du président de la République Denis SASSOU NGUESSO avec sa brillante élection en mars dernier, l’élaboration d’un nouveau Plan national de développement (PND) et la mise en place d’une vision de développement à l’horizon 30. « Ces assemblées constituent un moment crucial de la finance mondiale, où se retrouvent en un seul lieu le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, ainsi que l’ensemble des grandes banques multilatérales de développement », avait rappelé Ludovic Ngatsé. D’où, la nécessité d’un dialogue direct avec le secteur privé national afin de lui présenter les opportunités économiques et financières liées à cet événement, mais aussi de l’encourager à y participer activement. Le ministre avait également indiqué que près de 4 000 participants sont attendus à Brazzaville, dont environ 1 000 invités officiels de la BAD et de la République du Congo. Cette affluence représente un défi logistique important, notamment en matière d’hébergement, de restauration et d’événementiel, autant de domaines dans lesquels le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant. D’après le ministre Ngatsé, des avis de passation de marchés avaient déjà été publiés. Ils détaillent les prestations attendues sur le pavoisement de la ville, les soirées culturelles, les soirées de gala et les travaux divers. Le marché global d’organisation, confié à la société ATIAS pour un montant d’environ 9 millions d’euros, prévoit l’obligation de recourir à des entreprises locales pour plusieurs prestations. Cet engagement ouvrait ainsi la voie à des opportunités de sous-traitance pour les opérateurs congolais. Ludovic Ngatsé avait ainsi évoqué les perspectives offertes aux institutions financières nationales. « La présence simultanée de tous les grands bailleurs de fonds constitue une occasion unique de participer à des financements structurés, aussi bien pour des projets situés au Congo que dans d’autres pays africains », avait -t-il déclaré. Le Président du Conseil des gouverneurs de la BAD et gouverneur de la BAD pour la République du Congo a confirmé que l’ensemble du gouvernement, à travers les 16 commissions interministérielles, est mobilisé pour faire de ces Assemblées annuelles, un succès.

De son côté, le président de la Chambre de commerce de Brazzaville, Paul Obambi, a salué, au nom du secteur privé, cette initiative de dialogue, qu’il a qualifiée d’inhabituelle mais nécessaire. « Ce n’est pas dans nos habitudes, avant de tels événements, de nous retrouver avec le gouvernement », a-t-il reconnu. Il a également plaidé pour une approche concertée, afin de structurer le règlement de certaines dettes et de donner la priorité aux secteurs directement engagés dans l’organisation des Assemblées annuelles. Paul Obambi a rassuré que la Chambre de commerce, appuyée par l’ensemble des syndicats patronaux, est prête à accompagner le gouvernement pour garantir un accueil de qualité aux hôtes internationaux. L’ambition du gouvernement congolais pour cet évènement est de transformer Brazzaville, du 25 au 29 mai 2026, en un véritable carrefour de l’investissement en Afrique.

Les dispositions déjà prises par le Gouvernement congolais

Dans cette perspective, en séjour de travail dans la capitale ivoirienne Abidjan, le ministre Ludovic NGATSE a présenté, le 15 mai 2026, devant le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, l’état d’avancement de l’organisation des Assemblées annuelles de la BAD, prévues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville.

Cette présentation a permis de mettre en lumière les dispositions déjà prises par le Gouvernement congolais afin d’assurer le bon déroulement de ce rendez-vous continental, notamment en matière d’infrastructures, d’accueil, de logistique, de sécurité et de coordination technique.

À quelques jours de l’ouverture officielle, toutes les équipes restent pleinement mobilisées pour offrir aux délégations africaines et internationales des Assemblées annuelles à la hauteur du prestige du Groupe de la Banque africaine de développement et de l’hospitalité légendaire de la République du Congo.

À travers cet événement d’envergure continentale, Brazzaville réaffirmera son statut de grande capitale africaine engagée pour le dialogue, la coopération régionale et l’intégration du continent.

L’Afrique doit se prendre en charge et changer sa propre architecture financière. Les 61éme assemblées générales annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) couplées aux couplées à la 52éme assemblée du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD), du 25 au 29 mai au centre des conférences internationales de Kintélé lanceront des grandes initiatives dans cette optique. « Les préparatifs avancent très bien », rassure Ludovic Ngatsé.

Le ministre de l’économie, du plan, de la statistique et de la prospective, président du Conseil des gouverneurs a présenté l’une des meilleures assemblées jamais organisées. La République du Congo, pays hôte offre toutes condition pour la réussite de ces assises inaugurant le mandat du nouveau président Sidi Ould Tah et ouvrant « l’accélération de la marche vers le développement » de la République du Congo que promeut Densi Sassou-N’Guesso à peine réélu président de la République du Congo.

Les premières assemblées générales annuelles de la BAD, sous son nouveau président le docteur Sidi Ould Tah visent à promouvoir une meilleure mobilisation de ressources pour accélérer le développement de l’Afrique. S’y greffe celui du Congo : bâtir des infrastructures de transport et d’énergie résilientes et durables, pour promouvoir l’intégration africaine. On est là en complémentarité, on doit avoir plus de moyens et mieux financer notre développement.  Les assemblées annuelles traitent des questions qui, sur le plan statutaire, relèvent des assemblées : arrêt des comptes, changement des statuts, changement de stratégie de la banque, les grandes politiques qui doivent être approuvées par les États qui sont les actionnaires. Le Fonds de développement en faveur des pays les moins avancés de l’Afrique est essentiellement constitué de dons qui joue l’effet multiplicateur parce qu’il vient en appui des crédits qu’on peut accorder à ces pays. Et le Congo, pour la première fois sera contributeur, pour un million de dollars.

Avant d’être une organisation financière internationale, la BAD est une société qui a, à sa tête les assemblées, qui approuvent la gestion du conseil d’administration. Ces assemblées relèvent du fonctionnement normal réalisé par la direction générale ; du contrôle régulier fait par le conseil d’administration ; de l’approbation de la gestion, des stratégies et des modifications structurelles.

Les préparatifs avancent très bien. On y est depuis quasiment neuf mois. On a tenu trois missions préparatoires sanctionnées par des mémorandums, des constats positifs du respect par le Congo de ses engagements. On est quasiment à près de 90%…

Comme l’a indiqué le ministre Ludovic NGATSE C’est colossal. C’est une grande vitrine pour notre pays que nous allons présenter aux investisseurs tant ces assemblées concernent tous les grands financiers du monde qui financent le développement. En venant au Congo, ils offrent l’opportunité de présenter notre situation économique, nos projets, notre stratégie de développement et, de les inviter à nous accompagner dans la réalisation de nos grands projets…Si on a un partenaire pour réaliser le pont route-rail sur le fleuve Congo, des investisseurs pour le chemin de fer, les mines, l’agriculture, les projets environnementaux et touristiques ou l’industrie, c’est multiplicateur pour l’amélioration de la situation globale du pays, surtout de la jeunesse…Nous n’avons pas une situation aussi catastrophique qu’on peut l’imaginer. On a un taux de croissance de 4,4% en fin 2025 selon le Comité national économique et financier.  Sur les dix dernières années, c’est le taux de croissance le plus important. Donc notre situation économique…de base est bonne.

Le Congo a tout à gagner pour accueillir ses assemblées. C’est le moyen de démontrer que tout ce qui a été fait ces vingt dernières années a sorti le pays de la case orange…Nous avons des infrastructures incroyables, parmi les meilleures en Afrique centrale. Nous avons une jeunesse dynamique. Nous avons un pays en paix, stable. Nous respectons les échéances conformément à la Constitution. Nous sommes un pays qui peut accueillir tous ces gens sans crainte. Un pays rassurant à la tête du cœur. Un panafricaniste, un homme digne de confiance qu’est le président de la République.

Le portefeuille de la BAD, ces dernières années, ne s’est pas très bien développé. Mais on a fait des choses formidables avec la BAD : financé Ketta-Djoum-Sangmélima, la fibre optique, le data center…En fait, on en est là parce que le Congo qui n’a pas fait sa part au travail…Mais il y a une donnée nouvelle, c’est qu’il y a un nouveau management au niveau de la BAD. Dès son élection, le nouveau président a relancé tous les projets…Nous sommes en train de travailler sur des études de 4 barrages sur l’aval du fleuve Congo. Donc la coopération avec la BAD atteint une autre dimension. Je ne parle pas des autres projets tels que le pont route-rail…On a finalement terminé les discussions avec la RDC, en signant le protocole d’accord sur le régime fiscalo-douanier. Ce qui nous permet de relancer les appels d’offres stoppés parce que les opérateurs se posaient des questions sur le plan fiscalo-douanier. Et donc on a réglé ce problème. Dans les 6 mois, on doit pouvoir boucler les appels d’offres sur ce très grand projet, évalué entre 800 millions et un milliard de dollars…

« La politique que nous menons avec ces partenaires a changé. Nous demandons des financements pour d’abord financer les quotes-parts dans les projets retenus sans que cela oblige nécessairement le Congo à avancer de l’argent à titre personnel sur ses comptes. Il peut y avoir des cofinancements, mais avec d’autres partenaires. C’est ça qui sera mis en place. Et pour l’essentiel, on va surtout travailler sur des projets qui vont attirer les partenaires privés…On doit mettre en place des réformes de transformation structurelle de notre économie qui visent à mobiliser plus de ressources intérieures, à mieux participer à ces opérations de financement. Quand vous lisez le programme du président de la République, il parle de mobiliser 5 000 milliards. Ce n’est pas que de la dette. Nous-mêmes, on digitalise, on mobilise mieux nos impôts. Par ailleurs, pour le pétrole, on travaille mieux sur les contrats pour que la part de l’État soit mieux mobilisée et permette de financer tous ces projets. Et regarder aussi ces conventions d’établissement élastiques. Il y a aussi toutes ces réformes liées à l’environnement économique, notamment les conventions d’établissement. Il y a un projet de loi qui est quasiment à la porte du Conseil de Cabinet. Il est déjà prêt. On a travaillé avec la Banque mondiale et le secteur privé pour mettre en place ce nouveau cadre de gestion du financement de l’investissement. Qui est un cadre qui reste attractif mais exigeant. Parce qu’on a constaté qu’il y avait beaucoup d’abus et de détournements de l’objet même des conventions qui devenaient des espèces de portes ouvertes pour financer. Et ça, la nouvelle réglementation va mettre fin à ça parce que non seulement c’est restrictif mais aussi on met de nouvelles conditions pour contrôler.

Les temps sont marqués par cette fragmentation, le repli sur soi de grands pays qui ont drastiquement réduit les financements qu’ils apportent à l’Afrique. Et donc, l’Afrique doit se prendre en charge. Elle doit utiliser ses propres ressources pour aller vers l’international, pour compléter. On n’a pas donné assez de priorité à ce qu’on peut faire nous-mêmes. Et le nouveau business model de la BAD vise à mettre en place une nouvelle architecture financière pour l’Afrique, qui va mieux mobiliser les bases africaines. Et sur les besoins, en termes d’infrastructures de l’Afrique, qui sont évalués à plus de 100 milliards de dollars par an, il est parfaitement possible qu’on arrive aux trois quarts avec nos propres ressources si on arrive à les mettre en place. C’est une question de gestion, de stratégie, d’implication et de mobilisation de nos propres ressources. Bien sûr que des pays comme le Congo, on n’a pas besoin de ça pour faire mieux. Vous savez, notre zone, l’Afrique centrale, a mis en place depuis aujourd’hui huit ans le marché financier régional, qui permet aux économies de mieux se financer, même si très rapidement, on constate qu’il n’est pas très profond. On peut encore faire mieux, parce qu’aujourd’hui, moins de 20 % des Africains ont un compte bancaire. Ce qui veut dire qu’on manipule beaucoup de cash, beaucoup de trésorerie reste dans les sacs à la maison, alors que si cet argent était en banque, il contribuerait mieux à l’économie. Il est question de travailler sur notre modèle économique pour permettre une meilleure mobilisation de ce que nous avons pour financer notre développement ».

Notons qu’au niveau mondial, il n’y a aucune volonté d’accompagner l’Afrique en quoi que ce soit. C’est pour ce constat fait à l’entrée en fonction du président Sidi Ould Tah qui pense que l’Afrique doit changer sa propre architecture financière. Si le monde constate que l’Afrique bouge et qu’il veut bouger avec l’Afrique, tant mieux. Mais avec notre propre architecture financière, on pourrait largement faire mieux. C’est vrai qu’il y a des risques. Nos pays connaissent les difficultés, mais, l’Afrique offre quand même une meilleure rentabilité d’investissement que le reste du monde. « Si nous gérons mieux nos économies, si nous offrons plus de possibilités pour un placement meilleur des flux au niveau mondial, nous allons attirer tous ces investissements et ça va se refléter dans le rythme de développement de l’Afrique. Et si on booste l’intégration africaine, justement, ça va accompagner… C’est un des objectifs. La BAD est d’abord une banque de financement des infrastructures. Lors des assemblées, il sera lancé de grandes initiatives. La BAD va laisser les petits projets aux banquesde développement régionales. Elle va se consacrer aux projets transformateurs de l’Afrique…Si on arrive à 400 milliards de FCFA, ce sera déjà beaucoup, parce que juste pour les infrastructures environ 100 milliards nous manquent. Visons autour de 400 milliards. Avec 400 milliards, c’est 20 fois plus que toutes les aides que nous apportent les banques multilatérales avec lesquelles nous sommes en train de travailler », a renchérit le ministre Ludovic NGATSE dans une interview accordée aux médias.

Enfin, Brazzaville encore au cœur de grands enjeux d’investissements pour le développement de l’Afrique. Un rendez-vous historique pour la postérité.

Abibe ayoka

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