Dans cette rubrique, il s’agit d’une sélection des décideurs politiques qui, pendant 365 jours de 2025 se sont distingués des autres par le fruit de leurs actions suivant la feuille de route qui s’adosse au programme de société du chef de l’Etat Denis SASSOU NGUESSO. Nombreux nous en tiendront assurément rigueur par rapport à l’objectivité surtout que c’est sans protocole de rédaction. Pour le cas précis, il faut noter que les grèves à répétition de l’université Marien Ngouabi n’est pas l’apanage exclusif de la ministre de l’enseignement supérieur. Elles découlent du contexte contraignant pour faire l’équilibre.
La ministre de l’Enseignement supérieur, la Professeure Delphine Édith Emmanuel née Adouki, joue un rôle clé dans le secteur de l’enseignement supérieur au Congo-Brazzaville depuis sa nomination en 2021, mettant l’accent sur la coopération internationale (Russie, Chine) et le développement des compétences, tout en étant une figure d’inspiration pour les jeunes. Bien que son portefeuille soit l’enseignement supérieur, elle incarne un aspect de la gouvernance congolaise qui touche aussi à l’excellence intellectuelle, avec des discussions sur la promotion des femmes et le développement des universités mais un ancrage social avéré notamment son activisme dans les mouvements associatifs come FLADEMA.
Sous son leadership, le ministère connaît une profonde réorganisation, marquée par la refonte des textes régissant la gouvernance universitaire, la mise en place du budget-programme, et l’instauration d’une culture de performance dans les établissements publics d’enseignement supérieur.
En janvier 2025, à la suite d’un réaménagement du gouvernement, elle conserve le portefeuille de l’Enseignement supérieur, tandis que le département de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique est confié à Rigobert Maboundou.
Animée par une volonté réformatrice, la ministre Delphine Édith Emmanuel s’emploie à faire de l’enseignement supérieur un véritable levier de développement national.
Sous sa conduite, plusieurs initiatives majeures ont vu le jour :
la mise en œuvre d’une Charte de gouvernance universitaire renforçant la transparence et la responsabilité dans les établissements publics ;
l’adoption du contrat social de l’enseignement supérieur, pour rapprocher les formations des besoins socio-économiques du pays ;
et la promotion de l’employabilité des jeunes diplômés à travers l’alternance et les partenariats université-entreprise.
Elle milite également pour une meilleure représentation des femmes scientifiques, considérant la parité comme un facteur d’équilibre et d’innovation dans la recherche.
Un leadership reconnu à l’échelle africaine
En mai 2024, Delphine Édith Emmanuel a été élue Présidente du Conseil des ministres du CAMES lors de la 41ᵉ session ordinaire tenue à Kintélé. Cette distinction vient consacrer son autorité scientifique et son engagement en faveur de l’intégration académique africaine.
Reconnue pour sa rigueur, sa vision stratégique et son attachement aux valeurs républicaines, elle demeure l’une des figures féminines les plus influentes du paysage intellectuel et politique congolais.
D’emblée, sous son pragmatisme, il y a eu l’ouverture de la faculté de médecine spécialisée à l’université Denis SASSOU NGUESSO laquelle constitue un atout incontestable pour l’enseignement supérieur dans ce domaine.
En janvier 2025, la ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Édith Emmanuel, avait rappelé aux responsables et partenaires des universités publiques du Congo l’importance d’appliquer les nouvelles réformes juridiques et institutionnelles pour une meilleure gouvernance.
Malgré les avancées significatives relevées pour 2025, l’année a également révélé des zones d’ombre et des défis structurels que la ministre Delphine Edith Emmanuel affronte toujours pour apporter des solutions idoines. Une rétrospective honnête montre que la « révolution » est encore en marche et se heurte à des réalités de terrain tenaces. A ce titre, comme on l’entend souvent que le travail ne peut s’arrêter. La commission d’agrément des établissements privés d’enseignement supérieur a examiné les demandes de 33 établissements qui souhaitent se lancer sur le marché pour certains et initier des nouveaux programmes comme le master pour d’autres. Parmi ces dossiers 29 ont été approuvés par la commission.
D’autre part, La commission d’agrément des établissements privés d’enseignement supérieur a examiné les demandes de 33 établissements qui souhaitent se lancer sur le marché pour certains et initier des nouveaux programmes comme le master pour d’autres. Parmi ces dossiers 29 ont été approuvés par la commission.
Certes une analyse approfondie met en exergue les défis à relever au niveau des contraintes sociales mais 2026 annonce des perspectives prometteuses.
• LE DESEQUILIBRE ENTRE FLUX ET INFRASTRUCTURE : Malgré l’inauguration de Liambou et la montée en puissance de l’UDSN, l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) reste en surcapacité. Les 51 363 nouveaux bacheliers de 2025 pèsent lourdement sur des amphithéâtres déjà saturés, créant des conditions d’apprentissage précaires pour les premières années par exemple. Cette situation est d’ordre conjoncturel.
Avec les dernières journées de l’étudiant et l’employabilité, L’ADEQUATION FORMATION-EMPLOI a été actée : Si les assises de juin ont posé les diagnostics, l’implémentation concrète reste lente. De nombreux diplômés de 2025 sortent encore avec des profils trop théoriques, déconnectés des besoins immédiats des entreprises partenaires (comme celles du secteur pétrolier citées pour Liambou). Il faut à ce moment un peu du temps.
Avec la digitalisation occasionnant la maitrise du fichier, les bourses des étudiants ont été payées et ce système a fait progresse des mouvements d’humeur des étudiants.
Dans cette optique, la ministre de l’Enseignement supérieur, Professeure Delphine Edith Emmanuel avait procédé, le 17 décembre à Brazzaville, à l’ouverture des travaux de la session d’examen et de validation de cinq mille demandes d’attribution des bourses des étudiants au niveau national et à l’étranger. Cette validation est l’étape finale qui va acter le paiement des bourses estudiantines.
La connexion NUMERIQUE des deux universités est un signal fort pour la fluidité des enseignements et les cours à distance. : L’accès à une connexion internet haut débit et stable n’est plus un luxe dans certains établissements et facilite la pleine exploitation du projet Erasmus+ et de la mobilité hybride.
Cependant, LES ARRIERES DE PAIEMENT : L’épineuse question des arriérés de paiement à l’Université Marien Ngouabi (UMNG) constitue le principal « grain de sable » qui a grippé la machine universitaire en 2025, contrastant avec les discours de « révolution de l’offre de formation ». Cette situation, qui perdure et s’aggrave, menace de transformer chaque année académique en un véritable parcours d’obstacles.
Pour 2026, le ministère semble s’orienter vers quelques axes majeurs de redressement :
1. L’OPERATIONNALISATION DU STATUT D’ETUDIANT – ENTREPRENEUR
Suite aux assises de 2025, 2026 devrait voir la création officielle d’un statut juridique permettant aux étudiants de mener un projet de création d’entreprise parallèlement à leurs études, avec des aménagements d’emploi du temps et un accompagnement via des incubateurs universitaires.
2. LA MISE EN OEUVRE DU »CONTRAT DE PERFORMANCE »
L’accent sera mis sur l’évaluation. Les établissements, qu’ils soient publics ou privés (ceux ayant reçu l’agrément en 2025), devront justifier de leur taux d’insertion professionnelle pour conserver leurs financements ou leurs labels de qualité.
3. L’EXTENTION DE L’UNIVERSITE DE LOANGO ET LA SPECIALISATION REGIONALE.
Après l’inauguration par le Chef de l’État, 2026 verra l’ouverture des facultés de Droit et de Management à Liambou. L’idée est de créer des pôles de spécialité : le pétrole et le maritime à Pointe-Noire/Kouilou, l’agro-industrie à Ouesso (en projet), et les sciences appliquées à Kintélé.
4. RENFORCEMENT DE LA COOPERATION AVEC LE SECTEUR PRIVE
En s’appuyant sur le modèle de Liambou (Total Energies, SNPC, Trident), le ministère compte inciter d’autres géants de l’industrie (mines, forêt) à financer des chaires d’excellence et à moderniser les laboratoires de l’UMNG.
5. PISTES DE SOLUTIONS POUR LES GREVES
Pour éviter que l’année 2026 ne sombre dans les grèves pour non-paiement des salaires du personnel de l’Université Marien NGOUABI, plusieurs pistes sont évoquées au niveau du ministère et de la nouvelle présidence de l’UMNG : l’autonomisation financière, le paiement à la source et le dialogue social permanent.
Enfin, madame la ministre de l’enseignement supérieur demeure imperturbable et poursuit de bâtir son start up pour l’harmonisation de son sous-secteur à en croire les résultats des enseignants congolais au CAMES. La voie est déjà tracée.
À la fois universitaire émérite et femme d’État, Delphine Édith Emmanuel née Adouki incarne l’excellence intellectuelle et la rigueur académique au service du développement du système éducatif congolais. Figure marquante du monde juridique et politique, elle poursuit, depuis plusieurs années, une œuvre ambitieuse de modernisation et de valorisation de l’enseignement supérieur au Congo. Bonne et heureuse année 2026
Abibe Ayoka


