L’évidence est que dans une galaxie du pouvoir où les réseaux d’influence s’activent pour le contrôle de l’Exécutif à l’entame de ce mandat, la constitution laisse à la discrétion du président, le choix de son premier ministre chef du gouvernement. Dans cette jungle et dans cette tragédie du pouvoir, les loups et les lions s’amusent en se griffant.
La République du Congo aura un premier ministre, chef du gouvernement. Il sera bientôt connu et, le président de la République aurait déjà arrêté sa liste des nouveaux membres du gouvernement.
Il aurait à ce stade, trois projets de décrets sur sa table. Reste qu’il signe, en dehors de tout regard et de toute pression externe l’un d’eux afin que, le directeur de son cabinet, Florent Ntsiba, intervienne en direct dans un 20h de la télévision nationale congolaise, pour enfin dévoiler à l’opinion, le cadre qui a obtenu sa confiance du chef de l’État, à l’amorce d’un mandat aux milles défis.
Chaque réseau se bat pour faire passer son cas. Mais, la configuration du gouvernement présagerait l’après DSN et la lutte pour la succession, Denis Sassou N’Guesso qui amorce son ultime mandat constitutionnel va toujours nommer un Congolais à la tête de la primature. Il y aura donc de gré ou de force, un premier ministre, chef du gouvernement et la constitution laisse le pouvoir discrétionnaire au chef de l’État. Il y aura toujours un premier ministre.
Les noms sont certes odieux et Denis Sassou N’Guesso a toujours plus d’une stratégie pour s’en tirer vite et bien de la pression extérieure quant à la gestion des affaires publiques au niveau supérieure.
En 2021, il en fait la parfaite illustration quand les anti-Collinet tentaient de lui imposer des cadres sous leurs bottes, il n’a pas cédé à ces girouettes calculatrices et suivi sa propre boussole.
Il devra en être le cas cette fois aussi, malgré la pression. Et, des indiscrétions et rumeurs inondent le cercle et les réseaux autour du président. Certains donnent des noms, sans la moindre preuve qu’il s’agit des gens retenus par le président de la République sur sa liste.
Une opinion prétend qu’après la démission de son gouvernement qu’il a remise au chef de l’État qui l’a accepté à son tour, rien ne présage ni la reconduction d’Anatole Collinet Makosso, ni son départ. Mais la balance présidentielle pencherait en faveur du renouvellement de la confiance à la primature.
Nombreux à un certain moment, ils sont de plus en plus affiné même si, une lettre sous la forme revendicative a tenté de forcer la main du président de la République en prétendant que le Niari n’a jamais eu de premier ministre, ces noms se sont affinés. Plus personne presque n’évoque le nom de l’actuel ministre de la communication, Thierry Lézin Moungalla.
Autant pour Rigobert Maboundou le ministre de la recherche scientifique que d’aucuns présentait comme prochain premier ministre. Il en est presque de même pour Pierre Mabiala, le ministre d’État à qui certains réseaux soupçonnent d’avoir inspiré la lettre revendicative du Niari. Et, ceux qui présentaient le ministre d’État Jean Jacques Bouya comme potentiel premier ministre deviennent muets.
Cependant, le nom de Destin Arsène Tsaty-Boungou, l’ancien ministre de la justice, président du CIDES et l’ancien ministre des finances Rigobert Roger Andely sont mis en lumière dans certains milieux. Mais on peut sans risque de se tromper conclure qu’Andely et Bouya n’auraient pas de chance tant DSN tient à sa géopolitique.
Possible vice premier ministre, C’est l’option la plus ventilée par des milieux qui prophétisent la reconduction d’ACM. Contrairement à l’expérience passée où il avait, cette fois-ci il y aura un seul vice premier ministre
Quoiqu’il en soit, après ACM est égal à avant et pendant ACM, le Congo aura toujours un premier ministre.
Puis, même si tout le monde a son mot à dire sur la personne, le profil du prochain premier ministre, le dernier mot et le choix reviennent au président réélu qui s’apprêterait déjà à abréger le suspense tant le temps s’écoule vite et, de cinq, quatre jours sont passés, il ne reste que quatre ans et 361 jours pour son ultime mandat.
Samira M’péra


