Comme de coutume chez les congolais quand une organisation a réussi personne n’en parle mais s’il elle est mal faite, tout le monde chante la rengaine. A la différence d’autres fédérations sportives qui ont maille à se mouvoir, le championnat national qui venait de se tenir ici à Brazzaville au gymnase Henri ELENDET a mis tout le monde d’accord même si peu d’organes de presse ont relayé cette apothéose nationale après plusieurs années d’hibernation.
En rappel, après son élection à la tête de la Fédération congolaise de taekwondo (Fécotae), le 31 janvier 2026 à Brazzaville, Adel Rihan avait présenté les grandes lignes de son projet pour l’olympiade 2025-2028, « Ensemble construisons une fédération forte pour aujourd’hui et demain ». Cela avait eu lieu à l’occasion de la conférence de presse qu’il a animée le 7 février au siège de ladite fédération, à Pointe-Noire, en présence des membres du bureau fédéral.

Le nouveau président de la Fécotae avait réitéré son engagement de travailler sans relâche pour la discipline, pour chaque athlète, pour chaque club et pour chaque pratiquant passionné par le taekwondo. « Ensemble, nous pouvons et nous devons redresser notre fédération. Le taekwondo congolais doit retrouver sa place de leader en Afrique et rayonner sur la scène internationale ». Adel Rihan avait poursuivi : « Mon projet repose sur huit axes prioritaires pour redresser le taekwondo congolais et le hisser au rang qu’il mérite. Ce sont : la réorganisation des compétitions nationales et internationales, la formation et la certification des coaches et arbitres, le renforcement de la communication et les rapports avec les médias, le soutien aux clubs et aux jeunes talents, la modernisation de la gestion et de la gouvernance, l’intégration du taekwondo dans les écoles et universités, la mise en œuvre d’une nouvelle politique de partenariat gagnant- gagnant avec des structures stratégiques, le renforcement des ligues régionales et départementales. Au-delà de la compétition, c’est toute l’organisation fédérale, l’accompagnement des clubs, le soutien aux licenciés ainsi que l’ouverture sur la société qui seront au cœur de nos priorités ».

Selon Adel Rihan, au cours de son mandat, la collaboration avec le ministère des Sports va se poursuivre tout comme l’entente cordiale avec le Comité national olympique et sportif congolais et les autres instances du sport national. « Nous avons beaucoup de talents au Congo et pas seulement au taekwondo. Je crois que si tout le monde pouvait mettre la main à la pâte, nous ferons en sorte que notre pays soit bien classé en Afrique et sur le plan mondial. Grâce aux sponsors, aux partenaires et aux personnes qui aiment le taekwondo, nous nous évertuerons à hisser haut la taekwondo congolais », avait-t-il argumenté.

« Notre mission est de redonner goût et envie à tout le monde de porter à nouveau la tenue des taekwondoïstes et que le Congo retrouve sa place d’antan. Pour cela, nous allons repartir à la base pour préparer le futur, bâtir des fondations et restructurer les ligues. Au nombre d’activités qui seront initiées par le bureau fédéral entrant figure aussi la formation des athlètes, des coaches et des arbitres sans oublier la formation et l’encadrement du personnel administratif, technique ou médical puisque la discipline se modernise au fil des ans et nous devons être toujours prêts pour élever notre niveau et aller à l’international », avait promis le président de la Fécotae.
En 2027, le Congo organisera les championnats d’Afrique de taekwondo-zone 4 qui va regrouper la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, et le Tchad. « Cette année, nous allons mettre nos athlètes en chantier pour maximiser nos chances de réussite », avait-t-il dit.
Répondant aux interrogations sur son élection à la tête de la Fécotae, Adel Rihan s’était exprimé en ces termes : « Je suis né à Pointe-Noire, au Congo, plus précisément à l’ex Clinique Les manguiers, au centre-ville. J’ai grandi et fait mes études au Congo. Je suis un enfant du pays et je me considère comme Congolais. Dans tous les cas, si je n’avais pas les documents qu’il faut justifiant ma nationalité congolaise, les instances habilitées n’auraient pas validé ma candidature et je ne serai donc pas éligible ».
Discipline, respect, dépassement de soi, honneur et fair-play : la huitième édition du Championnat national de taekwondo s’était achevée le 2 août 2026, dans une ambiance électrique. Événement majeur du calendrier martial congolais, cette compétition avait réuni 216 athlètes venus mesurer leur talent et décrocher une place au sein des équipes nationales de leurs catégories respectives. La ligue de Brazzaville a occupé la première place au terme des combats.
Dans son mot de bienvenue, le président de la Fédération congolaise de taekwondo (Fécotae), Adel Rihan, avait souligné la vitalité et l’engagement constants qui animent cette discipline en République du Congo. Représentant le ministre des Sports, Anna Moungalla avait officiellement ouvert le championnat, réaffirmant la volonté du ministère d’accompagner la Fécotae dans la mise en oeuvre de son programme d’activités et le rayonnement de la discipline sur l’ensemble du territoire.
Sur le tatami, les délégations venues de Brazzaville, de Pointe-Noire, du Pool, du Niari, de la Cuvette et de la Lékoumou ont livré des prestations de haut niveau.
Au terme des combats très serrés en tête du tableau d’affichage, Brazzaville s’est adjugée la première place du classement général avec un total de 58 médailles (20 en or, 16 en argent et 22 en bronze). Pointe-Noire la talonne de très près en décrochant la deuxième position avec 56 médailles (20 en or, 16 en argent et 20 en bronze). Le Pool monte sur la troisième marche du podium avec 10 médailles (3 en or et 7 en bronze). La Cuvette et le Niari ont occupé respectivement les 4e et 5e rangs, tandis que la Lékoumou repartait sans médaille cette année.
A la suite du championnat national, notre pays le Congo abritera en novembre prochain deux compétitions majeures pour l’affirmation de nos athlètes à l’échelle internationale.
Abibe Ayoka


