Dans l’Administration congolaise actuelle, il est souvent constaté que les secrétaires particulières divulguent les secrets professionnels aux usagers qui viennent déposer leurs dossiers à transmettre au Chef hiérarchique.
Elles répondent, à la place du Chef, en disant : « Monsieur, Madame, le Chef ne reçoit pas ce genre de dossiers. Il ne sert à rien de le déposer. Repartez avec ! »
Or, la Déontologie et l’Ethique professionnelle recommandent aux secrétaires de « garder le secret ». Voilà pourquoi on les appelle des « secrétaires ». La Déontologie et l’Ethique professionnelle recommandent aux secrétaires « de bien accueillir et de recevoir les dossiers des usagers, puis de les insérer dans les parapheurs ». Il appartiendra donc au Chef de décider sur tel ou tel autre dossier, après qu’il l’aura examiné.
Que faire à l’avenir ?
Pour éviter, à l’avenir, que de telles attitudes se pérennisent auprès des secrétaires, l’Association pour la Reconstruction et le Développement du Pool (ARDSP) propose que toutes les secrétaires particulières, toutes les secrétaires de direction partent en formation, d’une année au moins, à l’Ecole Nationale Moyenne d’Administration (ENMA) ou à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de l’Université Marien NGOUABI, à Brazzaville.
En France, par exemple, toute secrétaire particulière, toute secrétaire de direction, est censée avoir été formée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) de Paris. L’objet étant de soigner l’image de l’Administration et du Pays. Comme quoi, n’est pas secrétaire qui veut. On doit passer par une formation !
Didier Clotaire BOUTSINDI, Président de l’ARDSP


