« Le Management par les détails » du Pr Roger Armand MAKANY publié aux éditions Hémar et préfacé par le Pr André Patient BOKIBA, cet ouvrage de 148 pages pour six chapitres est une contribution intellectuelle multi dimensionnelle dans le monde professionnel qui est une réponse à la pertinence des détails. Qui l’aurait cru si ce n’est un esprit illuminé ou l’œil d’un manager qui n’entend pas s’arrêter.
A l’occasion d’un déjeuner de presse, l’ouvrage a été présenté aux historiens du présent par le secrétaire général de la Grande école, Monsieur MBALOULA Marcel le vendredi 26 décembre 2025 dans la salle Melon dudit établissement.
En effet, pour reprendre les mots du secrétaire général , dans un monde en constante mutations, ou la complexité des organisations et des problèmes ;on assiste à un paradoxe troublant ;des entreprises investissent massivement dans des transformations stratégiques d’envergure, des gouvernements décident des actions publiques qui reposent sur des politiques macroéconomiques ,des institutions internationales ou régionales s’engagent dans des grands projets multidimensionnels ambitieux mais nombreux de ces initiatives sont celles qui négligent les petits dysfonctionnements ,les microprocessus détaillants ,les microenvironnements abandonnés ;c’est-à-dire ce qui est considéré comme des détails qui pourtant accumulés peuvent compromettre la réussite des actions menées et entrainer par conséquent des échecs récurrents. Le Pr Roger Armand MAKANY n’est pas un théoricien du management parmi tant d’autres. Il est le Directeur général de l’ESGAE, (école supérieure de gestion et d’administration des entreprises) une école créée en 1993 et qui vient d’obtenir le trophée « 3 palmes d’excellence » selon le Ranking Eduniversel. Sa carrière académique, couplée à son expérience de terrain auprès de nombreuses organisations notamment le CAMES et l’AUF lui confère une légitimité unique pour traiter le sujet. D’ailleurs il a reçu le Prix du Meilleur Manager de l’année 2018 et 2023.
Il a su observer, analyser et conceptualiser ce que les meilleurs managers pratiquent intuitivement ; c’est-à-dire l’art de l’attention aux détails.
Il défend une thèse qui s’articule autour de sa conviction forte à savoir l’excellence organisationnelle qui ne se décrète pas mais elle se construit jour après jour dans l’attention portée aux éléments qui peuvent sembler insignifiants.
L’auteur développe trois idées majeures :
Premièrement, les détails ne sont pas anecdotiques. Ils sont les révélateurs de santé réelle d’une organisation ; d’un pays ou d’une institution nationale, régionale ou internationale.
En clair, les mains sales non lavées peuvent provoquer la propagation des maladies (pendant la covid 19) ;le mauvais candidat recruté dans une entreprise peut compromettre l’efficacité de cette organisation ;de nombreux petits trous constituent un danger pour la circulation des véhicules ;une erreur dans la prescription d’une dose pharmaceutique peut entrainer la mort d’un patient ;les incendies sont souvent provoqués par la négligence des détails ;le détournement d’un fonds de développement peut entrainer l’échec d’une politique macroéconomique000A travers ces exemples ,on comprend ainsi la pertinence de l’adage qui dit : « le diable se trouve dans les détail ».
Deuxièmement, la maitrise des détails constitue un facteur clé de succès et de bonne compréhension de certains phénomènes socio -politiques et économiques au niveau national et mondial. La maitrise des détails contribue à la prise de bonnes décisions ; elle permet d’élaborer des PND pertinents et de réaliser des évaluations satisfaisantes.
Dans un contexte où les stratégies se copient, ou les innovations technologiques se diffusent rapidement, c’est dans l’exécution, dans cette capacité à soigner chaque détail que se créent la différence et la valeur de ce qui est entrepris. En outre la prise en compte des détails dans les négociations faisant suite à n’importe quel type de conflits est un gage de succès. Le contraire conduit à l’échec.
Par ailleurs ; les détails nous permettent de cerner la pertinence des 547 journées internationales décidées par les institutions internationales. Chaque journée est spécifique car elle fait référence à un événement précis. On est loin du global car le spécifique correspond au détail.
Troisièmement, le management par les détails n’est pas un micromanagement. C’est une philosophie de gestion qui privilégie le déraillement positif et qui vise la gouvernance la gouvernance des structures opérationnelles intégrant responsabilité. Il invite à être gardien de l’excellence.
Ainsi au regard des défis qui deviennent d’actualité le management par détails n’est pas un livre de plus mais il invite au changement de regard à une transformation profonde de notre manière d’appréhender la réalité des faits et la performance.
L’ambition du Pr MAKANY est donc de contribuer à l l’élévation des pratiques managériales en réhabilitant une dimension souvent négligée les détails. Il renchérit : « un bon manager ne se contente pas d’avoir du savoir-faire :il cultive plutôt un savoir-faire fondamental celui de preter attention aux détails.
Et si le véritable moteur de la performance se cachait là où l’on regarde le moins ? Dans les interstices, les nuances, les signes infimes que l’on balaie trop vite d’un « globalement satisfaisant ». C’est à cette révolution silencieuse du regard que convie le Professeur Roger Armand Makany dans son nouvel essai, Le Management par les détails, présenté à la presse le 26 décembre 2025, lors d’un déjeuner d’échanges à la salle Melon de l’École Supérieure de Gestion et d’Administration des Entreprises (ESGAE).
Dans cet ouvrage de 148 pages, structuré en six parties et édité par les éditions Hemar, le professeur d’universités, statisticien de formation et directeur général de l’ESGAE, déconstruit avec méthode une habitude managériale profondément ancrée : celle de se satisfaire d’une vision globale, approximative et souvent trompeuse de la réalité.
Préfacé par le professeur André-Patient Bokiba, Le Management par les détails se présente comme un manifeste contre la paresse intellectuelle et décisionnelle. Pour Roger Armand Makany, le « globalement satisfaisant » est un écran de fumée :
« Dire que c’est globalement satisfaisant, c’est refuser de dire la vérité et donc refuser d’accepter le ou les détails qui se cachent derrière ce mot », écrit-il dès l’introduction.
À l’inverse, l’auteur plaide pour une exigence nouvelle, presque éthique : être « détaillement satisfait ». Une posture qui permet non seulement d’identifier les failles invisibles, mais surtout de comprendre les raisons profondes des réussites comme des échecs.
Le détail comme révélateur de vérité
Tout au long de l’ouvrage, Roger Armand Makany démontre que le détail n’est jamais anodin. Il est le miroir fidèle d’un système, le symptôme discret d’un dysfonctionnement plus vaste. À travers des exemples tirés du quotidien — résultats scolaires d’un enfant, qualité de l’eau potable, régularité de l’électricité, hygiène des mains, entretien d’embauche ou scène de crime — l’auteur montre que le détail raconte toujours une histoire plus large que lui-même.
« Sans détails, il n’y a pas d’histoire », souligne-t-il, établissant un parallèle saisissant entre enquête criminelle, management d’entreprise et gouvernance publique.
Cette approche, qualifiée par l’auteur de « sensorielle », invite le manager à voir, écouter, ressentir et analyser avant de décider. Une capacité de perception qui, selon lui, conditionne directement la performance organisationnelle et sociétale.
L’Afrique face au piège du “globalement satisfant”
Dans une lecture géopolitique assumée, le Pr Makany estime que les grandes puissances, à commencer par les États-Unis et les pays européens, ont bâti leur succès sur une obsession constructive du détail. À l’inverse, l’Afrique, enfermée dans une culture du diagnostic approximatif, peine à identifier les véritables causes de ses contre-performances.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le continent fait du surplace. D’où cet appel pressant lancé aux décideurs africains : descendre dans le détail pour comprendre, corriger et transformer durablement.
Du management d’entreprise à la gouvernance de l’État
Loin d’être une théorie abstraite, le management par les détails se veut pragmatique et immédiatement applicable. En entreprise, il suppose une implication réelle du manager dans la vie professionnelle — et parfois personnelle — des agents, afin de détecter les sources profondes de leurs faiblesses, frustrations ou abandons, et d’y apporter des réponses adaptées.
Dans la gestion publique, cette approche se révèle tout aussi féconde. Le Pr Makany s’appuie notamment sur l’exemple des États généraux de l’enseignement, qui ont permis de mettre en lumière, grâce à une analyse fine et territorialisée, les inadéquations juridiques et les besoins réels du système éducatif. Une démonstration, selon lui, que seule une lecture détaillée des problèmes permet des réformes efficaces.
Une voix d’autorité dans le paysage académique africain
Figure emblématique de l’enseignement supérieur et du management académique en Afrique, le Professeur Roger Armand Makany a fondé en 1993 l’ESGAE, aujourd’hui reconnue par le décret n°2025-218 du 5 juin 2025 comme établissement d’utilité publique. Classée parmi les 1000 meilleures universités au monde, l’ESGAE s’est vue décerner en 2025 les trois palmes d’excellence, consacrant ainsi un parcours d’anticipation et de rigueur.
Avec Le Management par les détails, Roger Armand Makany ne livre pas seulement un livre. Il propose une boussole. Une invitation à changer d’échelle, à quitter le confort des généralités pour affronter la vérité des détails — là où se joue, souvent, le destin des organisations et des nations. L’ancrage africain du livre est assumé. L’auteur interroge les freins à l’émergence du continent en montrant que les indicateurs internationaux du développement imposent sur une accumulation de détails mesurables. Plus qu’un ouvrage, il s’agit d’un plaidoyer pour une culture de l’excellence construite patiemment détail après détail. Enfin ; le Pr MAKANY n’est plus à présenter. Nous y reviendrons sous peu avec d’autres livraisons plus spécifiques. Reste qu’à lui souhaiter une bonne et heureuse année 2026.
Abibe Ayoka


