En tout lieu et en tout temps, il est des hommes qui ne tarissent pas d’éloges tant le foisonnement de leurs diverses œuvres marquantes. A ce titre, Hegel le célèbre philosophe allemand stigmatisait qu’à chaque époque de l’histoire correspondent des Hommes. Ici, elles se veulent intellectuelles, politiques, scientifiques ou culturelles. Ceux-ci sont pour la plupart appelés héros dans l’ombre en ce sens qu’ils font aboutir un idéal parfois au péril de leur vie.
Mondialisation oblige ! Même si les dirigeants congolais s’obstinent à communiquer, notre rédaction consacre des pages spéciales à ces managers qui pilotent une activité d’intérêt public. L’objectif poursuivi est de révolutionner une certaine coutume devenue quasiment une culture de ne parler de nos héros qu’à titre posthume. Or, à ce moment, l’homme ne saurait vivre son œuvre. Il s’agit de stimuler le jugement de valeur auprès de nos lecteurs.
Pour le cas spécifique, un commis de l’état à un moment sensible pour l’éducation des élèves. Roch Placide BOKANGUE, Directeur des examens et concours techniques et professionnels. L’Homme ne nécessite plus de présentation.
Après son admission au Baccalauréat en 1987, Monsieur Armand Roch Placide BOKANGUE bénéficie d’une bourse étrangère de la République de Cuba, où il suit une formation couronnée par une Licence en Santé Publique. Cette expérience internationale forge très tôt un homme de méthode, de discipline et d’ouverture, dont la vision dépassera largement les frontières académiques. De retour au pays, dans l’attente de son intégration à la Fonction publique, il choisit de servir là où l’on façonne les esprits : l’enseignement.
Son aventure professionnelle débute ainsi dans l’enseignement technique, comme enseignant vacataire d’espagnol au Lycée Technique du 5 Février 1979. En 1999, il intègre officiellement la Fonction publique en qualité de Professeur certifié des lycées (PCL), sous l’autorité du Proviseur Pascal Nkoua. Par son travail constant, discret mais efficace, ce que beaucoup appellent affectueusement son « bruit travaillé », il s’impose progressivement comme une référence, un homme qui laisse parler les résultats plutôt que les discours.
En 2012, la confiance des autorités éducatives se renforce avec sa nomination comme Proviseur à Ouesso, sous le ministère de Monsieur OKOMBI SALISSA. Deux ans plus tard, en 2014, il est appelé à occuper le poste stratégique de Chef des Services du Baccalauréat à la Direction des Examens et Concours (DEC), sous le ministre Blaise Zoniaba. En 2017, il poursuit son parcours au sommet en quittant la DEC pour devenir Directeur de l’Enseignement Technique Public (DET1), confirmant ainsi une trajectoire marquée par la compétence et la confiance institutionnelle.
Toujours animé par la passion de transmettre, Monsieur BOKANGUE obtient en 2022 des heures de cours à l’École Française Saint Exupéry, avant d’être nommé Directeur des Examens et Concours (DEC) en 2024, sous le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé. Titulaire d’un Master en Management, il incarne aujourd’hui l’alliance parfaite entre pédagogie, administration et leadership.
Pointilleux et rigoureux, entouré d’une équipe résolument tournée à la tâche, le DECT est un fin stratège et déjà pour les examens d’état ; en décembre 2025, il donnait le ton avec le chronogramme des droits d’inscription aux différents examens et concours professionnels.
Persuadé que celui qui n’arrête pas une erreur la favorise, il fait attention aux moindres détails, prélude au lancement des épreuves du bac technique Armand Roch Placide BOKANGUE a rassuré.
Le directeur des examens et concours (DEC) de l’Enseignement technique, Armand Rock Bokangué, a assuré le bon déroulement des préparatifs de l’examen commençant par la sélection des sujets en passant par la saisie, la révision des sujets jusqu’à l’acheminement des malles des sujets vers les centres d’examen.
« Selon le chronogramme de l’examen, nous sommes en train de procéder à la remise des malles des sujets, une étape qui nécessite une bonne sécurisation pour éviter la fuite », a déclaré le DEC.
Cette année, la particularité de cet examen d’Etat se situe au niveau de la présence des deux séries P1 et P9 dans deux lycées d’enseignement professionnels de l’Economie sociale et familiale dans le département de la Sangha, à Ouesso.
Une autre particularité s’explique par la prise en compte de notes des rapports de stage des candidats pour intégrer les banques de données du système informatique.
Notons qu’un appel avait été lancé aux candidats de se présenter plus tôt dans les centres d’examen munis de leur pièce d’identité et des fiches d’anonymat.
Les épreuves écrites du baccalauréat technique, session de juin 2026, avaient démarré le 2 juin sur l’ensemble du territoire national. Au total, 16 322 postulants inscrits à cet examen étaient répartis dans 88 centres.
Le nombre de candidats à Brazzaville est de 6 820, tandis qu’à Pointe-Noire il est de 6 436. Il y a 8 024 filles parmi les 16 322 candidats inscrits, contre 8 298 garçons.
Les candidats plancheront en début de journée sur l’épreuve de français et de philosophie. Dans l’après-midi, la série de menuisier agenceur était évaluée sur l’épreuve de prévention santé environnement tandis que la série PD planchera sur la déontologie et la législation.
Les séries P6 et P7 ont passé l’épreuve d’histoire-géographie, les séries G1 la vie d’entreprise et H1 les statistiques. Quant à la série BG1, les candidats ont fait les statistiques, mathématiques.
Poursuivant sa supervision, Madingou dans le département de la Bouenza a constitué la dernière étape de la tournée de supervision des baccalauréats technique et professionnel menée par le ministre de l’enseignement technique et professionnel Gustave Fulgence René ADICOLLE GOUM. Au lycée professionnel d’économie sociale et familiale de Madingou, le ministre a échangé avec les responsables du centre et s’est assuré du bon déroulement des épreuves.
Au terme de cette visite, il s’est félicité des conditions d’organisation de l’examen à travers le pays. » Les évaluations de façon générale, se déroulent en toute sérénité et en toute quiétude, tel que nous l’avons souhaité » a-t-il déclaré.
Présent aux côtés du ministre, le président de l’association des parents d’élèves du Congo Grégoire EPOUMA a attiré l’attention sur le phénomène récurrent des absences observées parmi les candidats libres. Il a souhaité qu’une distinction soit clairement établi entre les statistiques des candidats officiels et celles des candidats libres afin de mieux apprécier le taux de participation aux examens. Après les épreuves écrites, les candidats poursuivront avec les épreuves pratiques du 9 au 13 juin prochain.
Quant à l’agenda de son ministre parce la direction des examens techniques et concours est rattaché au cabinet. Après avoir lancé les épreuves écrites des baccalauréats technique et professionnel à Brazzaville, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel a mis le cap au sud du pays à Pointe-Noire pour aller se rassurer du bon déroulement des épreuves.
Dès son arrivée, c’est par un check-in de badge d’un candidat qu’il a commencé sa ronde de supervision au Lycée technique Poaty Bernard avant de la poursuivre au lycée technique commercial de l’Och et de chuter au Thomas Sankara.
Partout où il est passé, c’est un climat de sérénité qui est constaté.
Après Pointe-Noire, le curseur est placé à Dolisie où il arrivera cet après-midi avant de rallier Loudima, à l’Institut de formation technique et professionnel de la localité puis Madingou, dernière étape.
Après Dolisie le ministre de l’enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René ADICOLLE GOUM et la délégation qui l’accompagne avaient mis le cap sur le département de la Bouenza, plus précisément à l’institut de formation technique et professionnelle de Loudima situé au village Kitaka.
Ils étaient 54 candidats soit 12 filles et 42 garçons, des séries F5 architecture, P1 hôtellerie, P2 bâtiment et travaux publics, P3 maintenance des équipements industriels, P4 production animale, P5 production de cultures vivrières et industrielles, F6 énergie et environnement qui affrontent ces épreuves écrites.
» les épreuves sont abordables dans l’ensemble. Après 4ans de formation nous sommes fiers d’appartenir à cette école » a déclaré Dieuveille candidat de la série P3 maintenance des équipements industriels au sortir de la première épreuve.
Pour le préfet de la Bouenza dont le département était premier au cours de la session de 2025, c’est une grande fierté. Toutes les conditions sont réunies et le département entend maintenir le flambeau » a-t-il poursuivi.
Fruit de la coopération entre le Congo et la Namibie, cet institut de formation est l’un des établissements d’excellence de l’enseignement technique et professionnel. Il a pour vocation de former les apprenants dans les filières industrielles et agropastorales.
Ces 54 candidats forment ainsi la 9ème promotion de bacheliers depuis la première promotion inscrite au tableau d’honneur en 2018.
A Dolisie où les deux centres d’examen des Baccalauréats technique et professionnel étaient installés à l’ENI, le troisième jour des épreuves se déroule dans le calme.
Après Pointe-Noire, c’est dans la capitale de l’or vert que le ministre de l’enseignement technique et professionnel Gustave Fulgence René ADICOLLE GOUM a lancé les premières épreuves en présence de Micheline NGUESSIMI, préfète du département du Niari.
Parmi les faits marquants de cette session dans le Niari, figure la participation de 53 candidats au Baccalauréat pédagogique, une filière essentielle pour la formation des futurs enseignants.
Au total 418 candidats ont composé dans de bonnes conditions et aucun incident majeur n’a été signalé dans les différents centres d’examen.
Pour revenir au directeur des examens et concours, Monsieur BOKANGUE a su consolider le climat de sérénité et sureté. Notons sans mettre la charrue avant les bœufs que c’est une bonne entrée en la matière. Le baccalauréat ouvre la série des examens et partant la voie bien tracée. Sans tripatouiller sur sa foi chrétienne ; il est responsable et dans son humanisme il sait mêler vie professionnelle et privée. Réservé et discret, il se contente de la feuille de route de son mentor afin de donner le meilleur possible.
Avec une expérience exemplaire et victorieuse, Armand Roch Placide BOKANGUE demeure imperturbable et sait que si le charbon ne te brule, il te noircit. Par conséquent, il est tenu de veiller au grain jusqu’à l’aboutissement de cette périlleuse aventure. C’est un avant-gout qui annonce les signes avant-coureurs d’un chemin méticuleux et risqué mais il ne faut pas céder aux pressions et aux passions. Nombreux y ont laissé les plumes et fait les frais. D’autres articles plus spécifiques feront large écho. Bons vents !
Abibe Ayoka


