Après avoir été élu à 94,86%, face à cinq candidats, la Cour Constitutionnelle a acté ce 16 avril 2026 le 5eme mandat de Denis Sassou Nguesso au stade de l’unité dans l’enceinte du complexe sportif de la Concorde à Kintelé devant une foule rassemblée pour témoignage.
Hommes. Femmes, jeunes et vieux galvanisés par les propagandistes du PCT et partis alliés ont rempli les gradins du premier au dernier étage de ce stade. Habillés en marinières de couleur bleue, blanche et rouge et en pagnes portant l’effigie du président réélu ont, tous, acclamé comme un seul homme pour montrer leur fidélité au président de la République réélu. Certes l’argent a coulé à flot pour déplacer les populations puisque 5000 FCFA étaient promis à chaque personne faisant le déplacement de ce stade mais, ce qui compte aujourd’hui c’est la foule qui a justifié l’amour d’un peuple à l’égard de son président de République. La cérémonie a rehaussé la présidence de plusieurs invités de marque dont le couple présidentiel Felix Antoine Tshissekedi venu droit de l’autre côté du fleuve en République Démocratique du Congo. La Cour Constitutionnelle vient ainsi de lancer le début du 5e mandat du président Denis Sassou Nguesso, embrassé par son épouse Antoinette Sassou Nguesso. Le président a promis entre autres « La poursuite de la construction d’un CONGO uni, ambitieux, innovant et prospère se fera à travers dix actions prioritaires. Il s’agira : -de mobiliser des ressources financières publiques additionnelles ; -d’accroître l’investissement dans le capital humain ; -d’amplifier la lutte contre les comportements déviants des agents de l’Etat ; -de redynamiser l’économie nationale ; -de prioriser L’agriculture au sens large et l’industrie ; -de créer des emplois en plus grands nombre ; -de poursuivre le déploiement des infrastructures de base et de développement ; de promouvoir la recherche scientifique, l’innovation technologique et le progrès technique ; -d’approfondir les droits sociaux ; et de préserver un environnement sain pour la population » Il a également insisté sur : 1. l’intégration sous régionale : la République du Congo doit renforcer sa vocation de pays de transit, en s’appuyant sur les infrastructures de base, à l’instar : – du corridor de développement n° 13 dans son tronçon Ouesso-Impfondo-Gouga frontière RCA ; – du Pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa dont les travaux débuteront au cours de ce quinquennat ; – du Chemin de Fer Congo-Océan dont la modernisation apportera un coup d’accélérateur à la diversification de l’économie ; – des aéroports internationaux reliant le Congo au reste du monde ; – des ports maritimes et fluviaux qui alimentent le Congo et son hinterland en biens et services, affirmant sa vocation de pays de transit. Avec ces infrastructures, le Congo se connecte progressivement à ses voisins et devient un véritable hub commercial et touristique intra-africain au rendez-vous de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) ; 2. La mise en œuvre effective des Zones Economiques Spéciales et des industries extractives ; 3. L’assainissement des grandes villes par des procédés modernes ; 4. L’exploitation minière règlementée par un nouveau code minier qui ne manquera pas de favoriser la création de nouvelles villes aux abords des zones industrielles ; 5. La modernisation du transport urbain pour faciliter la mobilité dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire ; 6. L’accélération du développement conformément à l’orientation de l’agenda 2063 de l’Union Africaine. Dans le Secteur de l’électricité notamment, ce mandat sera mis à profit pour atteindre les objectifs de la Mission 300 qui vise à donner l’électricité à 300 millions D’africains d’ici 2030. Notre responsabilité à l’horizon 2030 sera de donner de l’électricité au moins à plus de la moitié de la population. Cet objectif est soutenu par le Pacte national énergétique de la République du Congo dont les cinq (5) piliers projettent l’ambition du Congo de la prospection à la production de l’énergie ; 7. La desserte en eau potable par système de captage d’eau souterraine, des zones non desservies ; 8. L’arrimage des universités existantes et naissantes à la recherche scientifique, aux technologies nouvelles et à l’intelligence artificielle ; 9. La création accélérée d’opportunités et d’emplois au profit des jeunes et des femmes dans le secteur de l’agriculture au sens large…. » Bref. Il s’agit d’un projet alléchant qui faut saluer et attendre la réalisation.
Abibe Ayoka


