Au seuil d’une année riche en péripéties et à l’entrée d’une nouvelle annoncée décisive par le président de la République Denis SASSOU NGUESSO à l’occasion de son message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès le 28 novembre 2025 ,à l’instar du bilan du quinquennat dressé par le chef du gouvernement Anatole COLLINET MAKOSSO « En toute transparence » jugé globalement positif ,il revient aux membres du gouvernement à travers leurs structures techniques de rendre compte des détails. Hélas, afin de combler ce vide, notre rédaction fidèle à sa tradition de sélectionner dans cette rubrique les meilleurs managers de l’année qui se sont démarqués ou distingués des autres en leur consacrant des pages pleines sans protocole pour éclairer l’opinion et susciter le jugement de valeur. Dans ce cercle fermé de la gouvernance par la preuve ou les résultats, le ministre Juste Désiré Mondelé de l’assainissement, de l’entretien routier et du développement local mérite bien ces colonnes.
En effet, sans substituer aux spécialistes institutionnelles qui, eux font des rétrospectives, en ce qui concerne, nous nous limitons à mettre en lumière quelques points saillants de leurs actions.
Tout commençait à l’époque par la revitalisation et la redynamisation de la décentralisation.
Après avoir eu les pleins pouvoirs pour sa feuille de route au cours de l’année écoulée, dans la quête de l’excellence, dans le cadre de l’assainissement, il lançait l’opération villes et villages propres.
Chargé de la mise en train voici un an, aucun premier samedi du mois 𝐧’𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐚̀ 𝐁𝐫𝐚𝐳𝐳𝐚𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐏𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞-𝐍𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐡𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐥𝐚𝐧𝐝. 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐮𝐥𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟓, 𝐚 𝐞́𝐭𝐞́ 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐭, 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐞́𝐦𝐢𝐬 𝐬𝐚 𝐬𝐚𝐭𝐢𝐬𝐟𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐢𝐭𝐢𝐠𝐞́ 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥’𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐞𝐮 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐧𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐥’𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐬.
Le 6 décembre 2025. Comme à son habitude, les premiers samedis du mois depuis un an, Juste Désiré Mondélé avait enfilé son équipement ouvrier et fait le terrain dans la capitale, sillonné les artères, décharges artificiellement créés et autres lieux emblématiques, critiques ou bien tenus dans les arrondissements en termes d’assainissement urbain, renforcé le déguerpissement des espaces publics…de Bacongo à Djiri où la pulvérisation de la décharge de Bongho Nouarra a eu lieu, en passant par Moungali, Ouenzé…
En fait Juste Désiré Mondélé avait fait « 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑡𝑖𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦𝑒𝑟 𝑑’𝑒́𝑣𝑎𝑙𝑢𝑒𝑟, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑠𝑎𝑦𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑠𝑖 𝑣𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑛𝑡 𝑑’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒𝑟 𝑙’𝑜𝑝𝑒́𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑎𝑠𝑠𝑎𝑖𝑛𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ».
A Bacongo, par exemple, le ministre avait retenu qu’il y a, au marché Bernard Kolélas, un site aménagé à la demande des vendeuses et des vendeurs, pour éviter, pour faire en sorte que ceux-ci occupent les rues mais cet espace de marché. Mais le marché étant toujours non occupé, il réitère l’appel de l’appropriation du marché par les commerçants et les commerçantes.
Au marché Kolélas, il se dégage un « 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑠𝑡𝑒́, 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑚𝑖𝑡𝑖𝑔𝑒́ » et Juste Désiré Mondélé réitère la pédagogie tout en s’appuyant sur les comités du marché et en attirant l’attention des associations qui gèrent le marché dont certaines ne se préoccupent nullement de l’hygiène. Elles vont être toutes évaluées étant donné qu’elles collectent de l’argent auprès des usagers pour rien.
Dans le cadre de la coercition, face à ceux qui n’observent pas la circulaire du premier samedi du mois, le ministre rappelle qu’elle sera rendue plus robuste. « On devrait dans peu de temps avoir les mécanismes réellement coercitifs de la loi… 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑖 𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑠𝑒́𝑣𝑖𝑟…𝑖𝑙 𝑦 𝑎 𝑢𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒́𝑑𝑢𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠…𝑄𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑖 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑣𝑎 𝑟𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑣𝑒𝑢𝑡 », déplorait-t-il.
Ailleurs, Juste Désiré Mondélé éprouve « quand même un sentiment de satisfaction » puisqu’il avait vu des trottoirs dégagés, propres et les devantures nettoyées à Poto-Poto, Mpila, Ouenzé, Talangaï. Mais il insiste, « Il ne faut pas que ça soit ponctuel, maintenant il faut pérenniser. Ça devrait être comme ça tous les jours, c’est-à-dire que les citoyens devront pouvoir circuler librement, marcher librement, user des trottoirs et profiter aussi parce que la marche on a fait peut-être une dizaine de kilomètres mais ça fait du bien aussi à la santé. Donc il faut bien permettre à ce que les citoyens puissent marcher, faire leurs courses librement et sans être encombrés, sans avoir besoin de sauter des obstacles ou d’éviter des obstacles ».
Son souci, que Brazzaville redevienne encore la verte et Pointe noire la belle. En application des instructions du président de la République et les orientations du premier ministre, Juste Désiré Mondélé fait en sorte que « Les Congolais, les citoyens de Brazzaville, Pointe-Noire, de l’intérieur du pays aussi, bénéficient d’un confort. Circuler librement fait aussi partie du confort de la vie. Avec beaucoup de pédagogie, l’appui de la presse, l’appui de la force publique… le message peut passer ».
En cette action ultime, le ministre invitait tout le monde à participer surtout que le président l’a encore rappelé lors de son adresse devant le parlement réuni en congrès. « Brazza la verte, Ponton la belle, doivent redevenir des belles villes, des villes… nous avons de très belles villes, de beaux villages, de beaux quartiers qu’il faut toujours rendre propres et scintillants. »
Dans ses missions, le ministre de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé, avait exhorté, en février 2025 à Brazzaville, les chefs de quartiers de l’arrondissement 9 Djiri à mobiliser la population à participer à l’opération « Ville, village et habitation propre » du 1er samedi du mois, en vue d’assurer l’assainissement de l’environnement.
Au cours des échanges qu’il avait organisé lors de sa descente pour écouter les doléances de la population de l’arrondissement 9 Djiri, il avait encouragé aussi les chefs de quartiers à recenser les récalcitrants des tenanciers des bars dancings, des boutiques et des restaurants refusant de participer à cette opération de salubrité, instituée par la circulaire N° 0012/Pm-Cab du 06 Octobre 2018, du Premier ministre, Chef du gouvernement sur l’opération « Ville, village et habitation propre ».
« Nous avons reçu l’instruction du premier ministre, Chef du gouvernement, de transformer cette circulaire en loi. En effet, nous sommes en train de travailler espérant à la prochaine session pour passer cette loi en urgence afin qu’il ait des clauses contraignantes en ayant des pénalités financières pour ceux qui vont refuser d’obtempérer », avait-t-il fait savoir, tout en exhortant les tenanciers à respecter les horaires de fermeture.
M. Mondélé avait rassuré que le non-respect de cette directive va entrainer la fermeture de cette circulaire, leurs boutiquent des récalcitrants, précisant que la salubrité est une action publique, communautaire, patriotique permettant à la communauté étrangère à participer à la vie sociale et communautaire de l’arrondissement. Dans son mot de bienvenu, l’administratrice maire de l’arrondissement 9 Djiri, Mme Ida Victorine Ngampolo avait invité les chefs de quartiers de s’associer à cette initiative pour rendre Brazzaville belle et l’arrondissement en se mettant à l’œuvre chaque 1er samedi du mois.
Pour sa part, le secrétaire général de la mairie de Djri, M. Guy Roger Mbongo avait sollicité auprès du ministre de leur doter de la tractopelle, le camion ben et des motos bennes, afin de faire face au bouchage des caniveaux des pluies diluviennes.
S’agissant de l’état de voiries urbaines, il avait souligné la nécessité de poser des pavés dans les huit quartiers de l’arrondissement 9 Djiri, entre autres dans les quartiers 901 Mikalou Madzouna sur l’avenue de la révolution, 902 Jacques Opangault sur les avenues des ambassadeurs et Enganga cocotier.
Dans cette perspective, la Politique nationale d’assainissement (PNA) 2026-2030, validée le 14 octobre à Brazzaville au cours d’un atelier, vise, entre autres, à réduire les maladies liées à l’insalubrité, protéger l’environnement face aux enjeux climatiques, stimuler l’économie circulaire et créer des emplois verts.
La validation de la PNA s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’une des recommandations de la première Conférence sur l’assainissement urbain en République du Congo. L’atelier de validation de cette politique a été organisé par le ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Saluant l’engagement de toutes les parties prenantes, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, a rappelé que cette politique vise également à renforcer la gouvernance en matière d’assainissement. « Plus qu’un simple document technique, cette politique est une boussole stratégique pour l’atteinte des objectifs de développement durable et un levier de transformation économique et sociale. Le gouvernement s’engage avec détermination à mettre en œuvre cette politique, avec l’appui de tous nos partenaires, pour bâtir un cadre de vie plus sain et prospère au profit de nos concitoyens », a-t-il déclaré, se félicitant de l’accompagnement de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Unicef durant le processus d’élaboration de cette politique.
D’après lui, l’assainissement dépasse largement la simple notion de propreté. Il est un pilier essentiel de la santé publique, de la dignité humaine, de la protection environnementale et un moteur de croissance économique. Il s’agit également, avait souligné Juste Désiré Mondélé, d’un levier fort pour le développement durable, une force de transformation sociale, garantissant des villes et villages inclusifs, sains et résilients. « La Politique nationale d’assainissement validée aujourd’hui constitue désormais une référence claire pour l’action publique, réunissant tous les partenaires autour d’objectifs cohérents et réalistes. Elle vient combler un vide stratégique persistant, renforçant la coordination des acteurs, l’optimisation des ressources, et la rigueur dans le suivi des projets », a poursuivi le ministre.
Il faut opérationnaliser la PNA à travers des plans d’action concrets. Juste Désiré Mondelé avait salué, par ailleurs, la participation active des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement, car leur engagement démontre, avait-t-il dit, que la réussite de cette politique passe par une approche inclusive et décentralisée, fondée sur la collaboration effective de tous. « Notre devoir est d’agir avec détermination, rapidité et rigueur. Il est impératif d’opérationnaliser cette politique à travers des plans d’action concrets, financés, suivis, évalués et documentés. Nous devons renforcer les capacités des acteurs locaux, adapter notre cadre législatif et réglementaire, et intensifier la sensibilisation pour des comportements exemplaires en matière d’hygiène et d’assainissement », a-t-il déclaré, précisant que l’ambition portée par cette politique est à la hauteur des besoins urgents de la population et des objectifs de développement durable. Les participants avaient exprimé des préoccupations relatives à l’implication des collectives locales, à l’absence d’un code de l’assainissement, ainsi qu’à la nécessité d’améliorer les approches en privilégiant une gestion de proximité et en mettant l’accent sur le changement de mentalité. La représentante résidente de l’Unicef au Congo, Mariavittoria Ballotta, avait rappelé que la validation de la Politique nationale de l’assainissement marque une avancée stratégique pour le Congo, affirmant avec force sa volonté de faire de l’assainissement un pilier du développement humain. « L’assainissement est bien plus qu’un enjeu technique ou sanitaire. C’est un catalyseur de progrès social, un levier puissant pour améliorer les conditions de vie, et un fondement essentiel pour garantir les droits des enfants. Un système d’assainissement efficace transforme la vie des enfants. Il réduit les maladies hydriques, améliore la nutrition, favorise la fréquentation scolaire et protège les plus vulnérables », a-t-elle rappelé.
La Politique nationale de l’assainissement 2024-2030 propose, avait-t-elle souligné, une vision ambitieuse, portée par une gouvernance renforcée, un financement innovant et une mobilisation multisectorielle. Elle incarne l’engagement du gouvernement à faire de l’assainissement un droit effectif pour tous. « L’Unicef est fier d’accompagner cette dynamique, en étroite collaboration avec l’ensemble du système des Nations unies, pour soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de cette politique. Nous soutenons la mise en œuvre du programme d’assainissement inclusif 2026–2030, et travaillons avec le ministère pour mobiliser un fonds de garantie à travers une banque nationale, afin de faciliter l’accès au crédit pour les ménages et les PME dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire », avait conclu Mariavittoria Ballotta.
Le président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, avait indiqué que face à la croissance urbaine rapide, une politique nationale cohérente et opérationnelle s’avère indispensable pour répondre aux défis de la gestion des déchets, des eaux usées et de l’urbanisme. Partenaire du gouvernement dans l’élaboration de cette politique, la BAD avait réaffirmé son engagement à accompagner le Congo dans la mise en œuvre de la PNA et à mobiliser les instruments nécessaires pour soutenir les réformes dans le secteur.
Dans un autre chapitre, après avoir annoncé l’opération spéciale visant à déguerpir et assainir les espaces publics, le 2 juillet, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Desiré Mondelé, était passé l’acte comme prévu, le 5 du même mois.
En marge de l’application de la circulaire relative à l’assainissement le 1er samedi de chaque mois, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, avait fait la ronde de Brazzaville pour sensibiliser la population à la nécessité de maintenir l’environnement propre. En présence des autorités administratives des différents arrondissements, il avait officiellement lancé l’opération spéciale de salubrité dans la capitale.
Selon le ministre, l’objectif de cette opération est de restaurer la propreté, la salubrité et l’ordre dans la ville. « Nous demandons aux propriétaires des véhicules de les enlever, non pas de les enlever des grandes artères pour des rues de sorte à les obstruer, mais de les parquer dans leurs parcelles, parkings ou garages », avait-t-il indiqué.
Cette opération de déguerpissement s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre l’insalubrité et l’obstruction de la voie publique impliquant des actions de sensibilisation de la population.
Poursuivant son action, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé, avait entrepris le 6 décembre dernier à Brazzaville, une tournée dans la capitale congolaise, afin d’évaluer la participation des populations à l’opération de déguerpissement et d’assainissement du premier samedi de chaque mois. Accompagné des maires d’arrondissements, de la force publique et de la direction sous tutelle, M. Moundélé s’était dit satisfait du niveau de dégagement des trottoirs et de propreté devant les commerces le long du tronçon parcouru, allant du rond-point Poto-Poto, au stade Saint Denis en passant par l’avenue Edith-Lucie-Bongo-Ondimba.
« Cela devrait être ainsi tous les jours. Les citoyens doivent pouvoir faire leurs courses librement, sans être encombrés, sans avoir besoin de sauter ou d’éviter des obstacles », avait déclaré le ministre en charge de l’Assainissement urbain. Souhaitant la pérennisation de ces efforts, il avait souligné qu’il est important de poursuivre la sensibilisation, saluant le travail de la presse, la force publique, des agents municipaux et des mairies d’arrondissement face aux efforts du gouvernement.
A l’issue de cette tournée, M. Mondélé avait exhorté les citoyens à valoriser leurs villes et quartiers en s’impliquant activement dans les programmes d’assainissement, afin de créer un environnement urbain attrayant comme les autres villes du monde.
En outre, il avait constaté qu’au marché Bernard Kolelas à Bacongo dans le 2ᵉ arrondissement de Brazzaville, un espace a été aménagé au profit des commerçants, pour que ces derniers libèrent les trottoirs, et rejoignent les endroits aménagés en vue de les occuper.
A cet effet, le ministre en charge de l’Assainissement urbain avait déploré l’attitude de certains commerçants sur le non-respect de la circulaire n°0012 du 6 octobre 2018, instituant l’opération d’assainissement du premier samedi du mois par certains citoyens. A ce propos, il a annoncé le renforcement imminent du dispositif légal.
« Nous avons essayé de rendre plus robuste la circulaire. Le texte est actuellement dans les locaux du secrétaire général du gouvernement », a-t-il indiqué, précisant que de nouveaux mécanismes « réellement coercitifs » devraient être adoptés dans les prochains jours.
Selon lui, une loi plus contraignante permettra d’assurer le respect des règles. « Tant que la loi ne sévit pas, chacun fait ce qu’il veut », avait-t-il souligné.
Par ailleurs, M. Mondélé avait justifié les opérations de déguerpissement menées durant l’année en cours, par la volonté des pouvoirs publics de libérer les trottoirs encombrés par des installations de fortune. « L’économie informelle ne doit pas empêcher le respect des usages et des normes », avait-t-il souligné.
L’objectif, avait conclu le ministre du Développement local, est de garantir un cadre urbain propre et fonctionnel, au bénéfice des habitants à l’instar des commerçants.
En rappel, dans l’autre segment, le ministre de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, M. Juste Désiré Mondélé avait rencontré, le 21 janvier à Brazzaville, les responsables des directions de l’entretien routier et du fonds routier, afin de favoriser un contact direct avec les équipes tout en évaluant les conditions de travail.
Cette visite avait également permis au ministre de présenter les futurs contrats de performance, de relayer les directives du Président de la République et d’exposer les attentes gouvernementales.
« Nous avons souhaité établir ce lien direct avant de nous rendre sur le terrain pour mieux comprendre les conditions de travail et définir ensemble le cadre de nos actions. C’est également l’occasion de transmettre les instructions du Premier ministre, qui insiste sur l’importance d’être présents sur le terrain plutôt que de rester enfermé dans les bureaux. Nous devons préparer tous les éléments nécessaires pour agir de manière efficace », avait déclaré le ministre à l’issue de cette visite.
Concernant les contrats de performance à venir, il avait précisé que cette mesure a pour but de renforcer la discipline, le respect des horaires, ainsi que les règles déontologiques et éthiques. L’objectif est de garantir un avancement harmonieux des travaux dans les délais impartis, tout en répondant aux attentes légitimes de la population.
Au cours de sa visite, M. Mondélé avait également discuté des défis liés que représente l’entretien routier, particulièrement face aux contraintes climatiques et financières. Il avait encouragé ses collaborateurs à ne pas se laisser décourager par la dégradation actuelle des routes, conséquence des aléas climatiques.
« Nous devons réaliser beaucoup avec peu de ressources, mais cela ne doit pas nous décourager. Il ne faut pas craindre, car il n’y a pas de fatalité. Nous avons un personnel compétent, et il est temps de redoubler d’efforts pour améliorer nos infrastructures et soulager les populations, tant en milieu rural qu’urbain », avait-t-il affirmé. Lors de cette visite M. Mondélé avait échangé avec le directeur général de l’entretien routier, M. Francis Landry Ngueloundou, ainsi que le directeur général du fonds routier, M. Elenga Obat Nzenguet.
Dans ce cadre, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondelé, avait procédé le 8 août, en présence des autorités locales du département du Pool, au lancement des travaux d’aménagement et de recalibrage de la route Mpiem-Kindamba dont le coût global est estimé à 1,7 milliards FCFA.
Longue de 86 km environ, la route Mpiem-Kindamba est le principal axe d’échanges et de mobilité pour les habitants des pays de Mpangala, notamment des districts de Kindamba, Kimba et Vinza. Les travaux sont divisés en deux lots dont le premier confié à la société Sipam, notamment l’aménagement de tout le tronçon, et le second consistant en la construction des ouvrages de franchissement relève de la compétence de la société Universelle atlantique BTP. La durée étant de six mois.
En effet, les travaux d’aménagement confiés à la société Sipam consistent, entre autres, au dégagement de l’emprise de la route sur une largeur de 10 m environ, au rétablissement de la plateforme et au couronnement de la chaussée en latérites d’emprunt sur une épaisseur moyenne de 20 cm. Il est également prévu les remblais de rehausse de la plateforme, la création des segments divergents pour permettre un meilleur assainissement de la chaussée, le traitement des points d’érosions sur les zones de pente, le curage des ouvrages existants, le recalibrage des lits de cours d’eau.
Quant aux travaux du second lot qui sera exécuté par la société Universelle atlantique BTP, ils concernent la construction de dix-neuf ouvrages de type dalots dont un dalot double de section 2×2 sur 9 m linéaires au PK 42 en substitution du pont semi-définitif devenu défectueux et bien d’autres. Le montant de ce lot est évalué à environ 504,373,800 FCFA.
Le directeur général de l’entretien routier, Landry Francis Gouloundou, qui a présenté la fiche technique des travaux, avait rappelé que l’aménagement de la piste agricole Mpiem-Kindamba marquait une étape importante dans la mise en œuvre des autres programmes d’entretien routier exercice 2025. Il s’agit, avait-t-il précisé, d’un programme gigantesque qui résorbe pour l’ensemble du pays plusieurs projets. « Elle permettra d’améliorer l’accès aux marchés, aux écoles et aux structures de santé, de réduire les coûts de transport et les temps de trajets et de stimuler la dynamique économique locale », avait-t-il déclaré.
Le Maître d’ouvrage, le ministère de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, lançait ces travaux dans un contexte de déséquilibre macroéconomique pointu. Selon Juste Désiré Mondelé, cela traduit la détermination du gouvernement à désenclaver l’arrière-pays. « Il faut couvrir les quinze départements. Nous avons commencé par Mindouli, mais aussi c’est parce que c’est un grand bassin agricole et aussi à sa proximité avec Brazzaville. Il y avait eu aussi un plaidoyer fait par les élus et par la population. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de voir cette population en liesse et surtout nous allons bien suivre les travaux qui vont durer six mois, nous l’espérons. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ces travaux soient achevés dans les temps et dans les normes prévues par le cahier des charges », avait promis le ministre chargé de de l’Entretien routier.
Attendue depuis de longue date, la réhabilitation de la route Mpiem-Kindamba était un ouf de soulagement pour les habitants de cette partie du pays qui éprouvent de sérieuses difficultés pour écouler leurs produits agricoles. C’est ce qui témoigne la liesse observée au cours de la cérémonie de lancement des travaux qui s’est déroulée sur la route nationale N°1, notamment dans le district de Mindouli. En effet, en cours de cette cérémonie, on pouvait voir des militants et sympathisants des partis politiques de la majorité présidentielle et de l’opposition brandissant leurs effigies. C’est le cas du Parti congolais du travail, du Club 2002-PUR et du Conseil national des républicains du Pasteur Ntumi, pour témoigner sans nul doute leur adhésion à ce projet.
Concernant la coopération et le partenariat public privé, il y a eu la réception des équipements quelques mois après la visite en juin dernier du ministre Juste Désiré Mondelé au Japon où il avait négocié et conclu un partenariat avec les entreprises Komatsu et Sakai Industry, via la coopération internationale Japanese International. Aujourd’hui chose faite.
Enfin dans sa double casquette de ministre et d’homme politique en tant que secrétaire général du Club 2002, il avait une déclaration à Pointe noire à l’occasion d’une assemblée générale à demander au chef de l’état DSN de faire acte de candidature à la prochaine élection présidentielle. Juste Désiré Mondéle est un vaillant combattant dans l’équipe gouvernementale qui sait là où il va ; du discours à l’acte. Reste qu’à lui souhaiter pleins succès et bonne et heureuse année 2026 !
Abibe Ayoka


