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République du Congo/Indignation : chaque acte hostile appelle une réponse à la hauteur de sa gravité !

République du Congo/Indignation : chaque acte hostile appelle une réponse à la hauteur de sa gravité !

République du Congo/Indignation : chaque acte hostile appelle une réponse à la hauteur de sa gravité !

République du Congo/Indignation : chaque acte hostile appelle une réponse à la hauteur de sa gravité !

A un moment donné, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Ce qui se passe aujourd’hui ne peut plus être réduit à un simple « incident » entre deux pays voisins. Après les humiliations publiques infligées à notre pays à Kinshasa et aussi notre Président de la République ayant été copieusement conspué lors de la prestation de serment du président Tshisekedi au stade des Martyrs , le saccage de notre ambassade à Kinshasa, l’incendie de notre drapeau et les insultes répétées visant notre Chef de l’État à travers les réseaux sociaux, voilà maintenant que des militaires congolais sont tués sur notre territoire, tandis que d’autres sont enlevés, conduits et humiliés de l’autre côté du fleuve. Et notre réponse serait… un communiqué pour éteindre le feu ?

 Préserver les relations de bon voisinage est une nécessité. Mais le bon voisinage ne signifie ni faiblesse, ni renoncement à notre dignité, ni abandon de nos compatriotes. La paix ne se construit pas dans la peur de dénoncer les actes qui portent atteinte à notre souveraineté. Il faut le dire avec gravité ; la retenue n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de fermeté. À force de tout minimiser au nom de la paix, nous risquons de donner à ceux d’en face le sentiment que notre silence peut être interprété comme une permission. Nous ne devons surtout pas nous laisser enfermer dans le faux dilemme qui consisterait à choisir entre le respect de nos relations de bon voisinage et la défense de nos intérêts nationaux. Un bon voisin est celui qui respecte son voisin ; et le respect se construit dans la réciprocité. Lorsqu’un État porte atteinte à nos intérêts, à nos forces ou à notre souveraineté, il doit savoir que le Congo est capable de répondre avec la même détermination. Il ne s’agit pas de rechercher la guerre, mais de faire comprendre que chaque acte hostile appelle une réponse à la hauteur de sa gravité. Œil pour œil, dent pour dent, pourrait-on dire, non pas comme un appel à la vengeance aveugle, mais comme le principe d’une réciprocité assumée : on ne peut durablement obtenir le respect en donnant constamment l’impression que l’on accepte de subir. L’histoire et les rapports de force internationaux nous enseignent d’ailleurs qu’on ne négocie véritablement que lorsqu’on dispose de la capacité de se faire entendre et de faire respecter ses lignes rouges. La négociation ne doit donc pas être le refuge de la faiblesse, mais l’aboutissement d’un rapport de force clairement établi. D’abord faire respecter notre souveraineté, ensuite négocier. D’abord protéger nos hommes et nos frontières, ensuite rechercher l’apaisement. C’est aussi de cette manière que l’on construit une paix durable et que l’on se fait respecter. Nos militaires sont tombés. D’autres sont retenus. Des familles attendent des réponses. La nation attend de savoir ce qui s’est réellement passé, quelles mesures sont prises pour protéger nos frontières et nos forces, et quelles démarches sont engagées pour obtenir la libération immédiate de nos compatriotes. Nous ne demandons pas la guerre. Nous demandons le respect. Nous voulons simplement que le Congo soit traité avec le respect qui est dû à un État souverain. Car il y a une différence fondamentale entre être pacifique et accepter l’inacceptable. La paix, oui. La soumission, jamais. Le dialogue, oui. La faiblesse, jamais. Le bon voisinage, oui. Mais dans le respect mutuel et la réciprocité. À un moment donné, une nation doit savoir dire : jusqu’ici, mais pas au-delà.

Elvis Moung’s

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