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République du Congo/1er samedi du mois d’Août 2026 : Juste Désiré MONDELE, « La lutte contre les déchets dépasse largement les considérations esthétiques ».

République du Congo/1er samedi du mois d’Août 2026 : Juste Désiré MONDELE, « La lutte contre les déchets dépasse largement les considérations esthétiques ».

République du Congo/1er samedi du mois d’Août 2026 : Juste Désiré MONDELE, « La lutte contre les déchets dépasse largement les considérations esthétiques ».

République du Congo/1er samedi du mois d’Août 2026 : Juste Désiré MONDELE, « La lutte contre les déchets dépasse largement les considérations esthétiques ».

Une grande marche citoyenne de salubrité publique dirigée contre les déchets et le plastique. Une action qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative nationale d’hygiène urbaine.  Conduite par le ministre de l’Assainissement urbain et du Développement local, Juste Désiré Mondélé. Assisté par ses partenaires : le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, du PNUD et de divers acteurs institutionnels. Un seul objectif, nettoyer les espaces publics et préparer la ville à l’approche des fêtes de l’indépendance. La bataille contre le plastique devient un combat pour la citoyenneté !

Sous un soleil déjà haut, des sacs de ramassage à la main et des gants de protection enfilés, plusieurs centaines de volontaires avancent lentement le long de l’avenue qui relie le rond-point de la Patte d’Oie à l’hôpital de Référence de Talangaï. Ministres, élus municipaux, représentants des Nations unies, agents publics, associations et simples citoyens se mêlent dans une même colonne. Le premier samedi du mois d’août, consacré à l’assainissement de la capitale congolaise, prend cette fois-ci une dimension particulière : à deux semaines de la célébration de l’indépendance, Brazzaville veut afficher un autre visage, celui d’une ville qui tente de reconquérir ses espaces publics.

À la tête de cette marche citoyenne, le ministre de l’Assainissement et du Développement local, Juste Désiré Mondélé, est accompagné notamment du président du Conseil départemental et municipal de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, du représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que de nombreux partenaires institutionnels.

Le parcours, ponctué de haltes de sensibilisation, traverse le rond-point de Moungali, la mairie de Ouenzé, avant de s’achever à Talangaï. Au-delà du simple ramassage de déchets plastiques, l’opération entend installer une nouvelle culture environnementale dans une capitale où la prolifération des emballages plastiques demeure l’un des principaux défis urbains.

Face aux journalistes, devant la mairie de Ouenzé, le ministre refuse de fixer une date de fin à la campagne « Zéro déchet plastique, Zéro paludisme ». « On ne peut pas s’arrêter », affirme-t-il, rappelant que cette initiative bénéficie de l’appui du système des Nations unies, du Club des partenaires de l’assainissement ainsi que de la Fondation Congo Assistance, portée par la Première Dame de la République, engagée comme championne de cette cause auprès des Nations unies.

Pour le ministre, la lutte contre les déchets dépasse largement les considérations esthétiques. Elle relève d’abord d’une politique de santé publique. « L’assainissement est un objectif prophylactique », insiste-t-il. Derrière les détritus abandonnés se cachent les eaux stagnantes, les gîtes larvaires favorisant le paludisme, mais aussi une pollution durable des sols causée par les plastiques à usage unique.

Pendant que la marche progresse, un constat s’impose : la saleté urbaine n’est pas seulement une question de moyens financiers ou d’organisation administrative. Elle révèle aussi une crise du comportement citoyen. « Tout ce qu’on retrouve dans la rue est le fait de l’homme », observe le ministre. « Nous voulons une ville propre tout en continuant parfois à la salir. »

Dans son discours, la responsabilité individuelle occupe une place centrale. Patriotisme, civisme et amour de la cité deviennent les piliers d’une politique publique qui cherche à transformer durablement les habitudes. « Il faut aimer notre ville, notre quartier, notre pays », répète-t-il, appelant chaque Congolais à considérer la propreté comme un devoir collectif plutôt qu’une responsabilité exclusive des pouvoirs publics.

Cette insistance intervient alors que les sachets plastiques, pourtant interdits par la réglementation congolaise, réapparaissent massivement sur les marchés.

Interrogé sur une éventuelle intensification des sanctions, Juste Désiré Mondélé plaide pour une stratégie équilibrée. « La pédagogie et la répression doivent aller de pair », reconnaît-il, tout en privilégiant la sensibilisation. Selon lui, seule une prise de conscience collective permettra d’obtenir des résultats durables. Le plastique, rappelle-t-il, demeure une source de pollution persistante et représente également un risque sanitaire lorsqu’il est utilisé pour certains emballages alimentaires.

Cette mobilisation s’inscrit également dans une perspective nationale. Si Brazzaville sert aujourd’hui de laboratoire, le gouvernement entend étendre la campagne aux autres départements.
À l’approche de la rentrée scolaire, les établissements d’enseignement devraient devenir des relais essentiels de cette stratégie environnementale. « Les apprenants seront associés à cette dynamique », annonce le ministre, convaincu que le changement des comportements commence dès le plus jeune âge.

Cette ambition trouve désormais un cadre institutionnel avec l’adoption du Plan national de l’assainissement (PNA). Longtemps attendue, cette feuille de route vise à coordonner les multiples initiatives jusque-là conduites de manière dispersée par les administrations, les collectivités territoriales et les partenaires techniques. « Désormais, chacun ne jouera plus sa partition isolément », explique le ministre. « Le PNA permettra d’harmoniser les actions afin d’obtenir des résultats cohérents, mesurables et durables. »

Au-delà des sacs de déchets remplis au fil des kilomètres, cette marche laisse entrevoir une réalité plus profonde : la transition écologique congolaise ne se gagnera ni uniquement dans les bureaux des administrations, ni seulement à coups de décrets. Elle dépendra surtout de la capacité des citoyens à transformer leurs gestes quotidiens en un engagement collectif.

À Brazzaville, le nettoyage des rues apparaît ainsi comme le symbole d’une ambition plus vaste : faire de la capitale non seulement une ville plus propre, mais aussi le reflet d’une citoyenneté renouvelée, où le respect de l’environnement devient l’une des expressions les plus concrètes de l’amour de la nation.

Les populations ne sont pas restées indifférentes !

Tout au long du parcours, les trottoirs se sont transformés en tribunes populaires. Des habitants sortaient de leurs maisons, des commerçants interrompaient momentanément leurs activités, des jeunes applaudissaient au passage de la délégation tandis que des femmes lançaient des cris de joie et d’encouragement. Les salves d’applaudissements, les ovations spontanées et les gestes de soutien se sont succédé presque sans interruption.

Ces réactions n’étaient pas de simples manifestations de curiosité. Elles traduisaient une reconnaissance envers une équipe gouvernementale venue partager les réalités du terrain plutôt que de les observer à distance. Dans une société où les citoyens réclament de plus en plus des dirigeants proches de leurs préoccupations quotidiennes, cette marche citoyenne a offert une illustration concrète de cette proximité.

Car l’opération dépassait largement le cadre d’un simple exercice mensuel de salubrité instauré par la circulaire n°0012/PM-CAB du 6 octobre 2018.

À deux semaines de la célébration de l’indépendance nationale, Brazzaville cherchait certes à améliorer son image, mais l’ambition affichée allait bien au-delà de l’esthétique urbaine.

Devant les journalistes, Juste Désiré MONDELE a donné le véritable sens de cette mobilisation. Son propos s’est voulu clair, constant et résolument tourné vers l’avenir. La campagne « Zéro déchet plastique, Zéro paludisme », a-t-il insisté, n’a pas vocation à s’arrêter. Elle constitue désormais un engagement permanent de l’État, soutenu par le système des Nations unies, le Club des partenaires de l’assainissement et la Fondation Congo Assistance.

Dans l’analyse du ministre, l’assainissement est d’abord une politique de santé publique. Les déchets abandonnés dans les rues alimentent les eaux stagnantes, favorisent la prolifération des moustiques et contribuent à la persistance du paludisme. Les plastiques à usage unique, eux, dégradent durablement les sols et les écosystèmes urbains. Dès lors, nettoyer une rue revient aussi à protéger des vies.

Mais l’une des dimensions les plus fortes de son intervention réside dans l’appel lancé à la responsabilité individuelle. « Tout ce que nous retrouvons dans la rue est le fait de l’homme », a-t-il rappelé en substance. Une affirmation simple mais fondamentale qui replace chaque citoyen face à ses responsabilités. On ne peut durablement aspirer à vivre dans une ville propre tout en continuant à la salir.

Cette pédagogie n’exclut pas la fermeté. Face à la réapparition préoccupante des sachets plastiques pourtant interdits, le ministre défend une approche équilibrée où sensibilisation et répression avancent de concert. Mais il demeure convaincu que le changement durable naîtra avant tout d’une évolution profonde des comportements.

L’adoption récente du Plan national de l’assainissement (PNA) vient donner une nouvelle cohérence à cette stratégie. Longtemps dispersées entre plusieurs administrations, les initiatives seront désormais coordonnées autour d’une même vision afin de produire des résultats durables sur l’ensemble du territoire national.

Car cette mobilisation n’était pas uniquement brazzavilloise. Conformément aux orientations gouvernementales, l’opération du premier samedi du mois s’est déroulée simultanément dans tous les départements, districts, communes, arrondissements et villages de la République du Congo. Une mobilisation nationale qui confirme que la bataille contre l’insalubrité est désormais érigée en priorité collective.

Au terme de plusieurs heures d’effort, les centaines de sacs remplis de déchets plastiques constituaient la preuve visible du travail accompli. Mais l’essentiel se situait ailleurs. Dans cette marche, Brazzaville a vu des institutions marcher au même rythme que les citoyens. Elle a vu un ministre, un maire et un directeur général partager le même effort physique, sans distinction de rang. Elle a vu des habitants applaudir non pas un cortège officiel, mais une équipe au travail.

Au fond, cette journée aura démontré qu’une politique publique gagne en force lorsqu’elle est incarnée. Les lois, les circulaires et les plans stratégiques sont indispensables. Mais ils prennent toute leur valeur lorsque ceux qui les portent acceptent d’en devenir les premiers exécutants.

Dans les applaudissements nourris qui ont accompagné cette marche citoyenne, il y avait plus qu’un encouragement. Il y avait l’expression d’une espérance : celle de voir s’installer durablement une culture du civisme où l’État montre le chemin, les collectivités accompagnent le mouvement et les citoyens deviennent les premiers gardiens de leur environnement.

Abibe Ayoka

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