On ne saurait clore une apothéose de portée nationale sans se projeter au-delà de tous les actes relatifs à la célébration septuagénaire. Notre rédaction ne va pas faire un rétropédalage, ni une rétrospective en ce sens que pour ses 70 ans au service du bien-être social, il y a eu plusieurs pionniers qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes mais la palme revient à l’actuel directeur général de la CNSS Evariste ONDONGO de vivre son œuvre pour échapper à une coutume congolaise de ne parler de nos héros qu’à titre posthume.
Mondialisation oblige ! il faut communiquer davantage comme nous l’insinuait le ministre d’état Firmin AYESSA, paix à son âme. Dans le cas d’espèces, sans tronquer le passé, le présent à porter de mains avec les réformes envisagées pour mieux asseoir le futur. Dans cette perspectives quelques points d’orgue ont été sélectionnés pur mieux éclairer l’opinion.

En effet, Le directeur général de la CNSS, Évariste Ondongo, a souligné, pour sa part, les avancées réalisées par l’institution, notamment dans la digitalisation des processus métiers et supports ; l’institutionnalisation de la télédéclaration et des télé services destinés aux employeurs, assurés sociaux et retraités ; la bancarisation des paiements de prestations sociales ; ainsi que l’amélioration des conditions d’accueil des pensionnés. La diversification des sources de revenus, précisément par le biais d’investissements financiers et immobiliers, s’inscrit dans cette dynamique de modernisation. La construction de la Tour Espérance, dont la première pierre a été posée le 5 mars 2024 par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, illustre cette volonté de renforcer les capacités financières de la Caisse.
Le directeur de la Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnss), M. Evariste Ondongo, a souligné le 10 juillet 2026 à Brazzaville, la nécessité d’améliorer le cadre juridique de la Cnss, en vue d’élargir la couverture sociale. Intervenant lors d’un panel axé sur les ‘’ Défis et perspectives de la Cnss ‘’, organisé dans le cadre de la célébration du 70ième anniversaire de cette institution, il a fait savoir que l’amélioration du cadre juridique va permettre à la Cnss d’adapter son organisation aux exigences de la sécurité sociale moderne, afin de renforcer la gouvernance et la performance.

Pour lui, la révision des textes actuels va également favoriser l’alignement de la Cnss sur les normes juridiques de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (Cipres). L’institution envisage, à cet effet, de développer les mécanismes adaptés au Secteur informel, en mettant en place la retraite complémentaire par capitalisation, pour améliorer le niveau des pensions.

A ce sujet, la Cnss entend renforcer l’action sanitaire et sociale, pour réduire les évacuations sanitaires, en construisant des cliniques de proximité ultra-équipés. Cet engagement vise à rapprocher les soins de l’accidenté pour garantir la prise charge médicale rapide, spécialisée et de qualité.
M. Ondongo a, en outre, rassuré que la Cnss va garantir la pérennité financière de l’institution à travers de la diversification des sources de financement, des réformes nécessaires et la réalisation des études actuarielles tous les 3 à 5 ans. « Notre devoir est de garantir les droits d’aujourd’hui sans compromettre ceux des générations futures », a-t-il précisé.
Selon lui, l’atteinte de ces objectifs repose aussi sur le développement des services en ligne de bout en bout, notamment la télédéclaration des employeurs, l’e-recouvrement et le suivi en ligne, pour déployer le paiement mobile des cotisations et des prestations.

« En 70 ans, la Cnss a démontré sa capacité à protéger des générations de travailleurs. Les défis auxquels nous faisons face sont importants, mais ils sont à la mesure de notre ambition. Notre ambition est de bâtir une Cnss plus moderne, inclusive, performante et financièrement durable au service de chaque assuré congolais », a-t-il déclaré.
A son avis, le véritable succès de la Cnss ne se mesurera pas à ses 70 ans d’histoire, mais à sa capacité à sécuriser les 70 prochaines années de chaque travailleur congolais. « La protection sociale doit accompagner tous les travailleurs, pas seulement les salariés du secteur formel », a-t-il dit.
A la faveur des festivités marquant les 70 ans de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), célébrés en grande pompe le 10 juillet aux Tours jumelles de Mpila, à Brazzaville, son directeur général, Evariste Ondongo, retraçant le parcours élogieux de sa structure depuis sa création en juin 1956, a décliné la vision qu’il caresse pour porter plus haut son étendard. Une ambition constituée autour de quatre piliers majeurs.
Devant sa ministre de tutelle, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, et un parterre d’invités de marque, le directeur général de la CNSS, Evariste Ondongo, a assuré que sa vision est de doter le Congo d’un régime social digne aux standards internationaux. Sa stratégie de développement dûment conçue porte sur quatre piliers essentiels.
Il mise en premier sur l’extension de la protection sociale à d’autres catégories socioprofessionnelles afin de bien renflouer les caisses, le régime social de la CNSS ne couvrant à ce jour que 10 à 15% de la population active, basé essentiellement sur les salariés.
Evariste Ondongo prévoit aussi de développer l’action sociale de la CNSS en construisant des centres médico-sociaux destinés à la prise en charge des assurés. L’objectif du projet est de limiter le nombre d’évacuations sanitaires de ses contribuables qui, selon lui, coûtent très cher à la caisse.
La vision du directoire porte également sur la transformation numérique de la CNSS. Il s’agira de développer des services digitaux en son sein afin de promouvoir le recouvrement et le paiement des cotisations ainsi que des prestations sociales en ligne. L’objectif est que toutes les opérations en ligne se fassent à partir des téléphones.
« La CNSS est actuellement gangrénée par la fraude qui limite sa gestion. Les employeurs qui ne déclarent pas le nombre exact de leurs salariés, les usurpations d’identité, des problèmes des pompes funèbres, puisque nous n’arrivons pas à voir le vrai fichier des décédés. Ce qui fait que des ayants droits mal intentionnés perçoivent frauduleusement des pensions, et cela nous coûte des milliards. Mais si toutes les opérations de paiement et de recouvrement se font en ligne, nous allons régler le problème », a souligné Evariste Ondongo.
Le directeur général a fait également savoir que la CNSS compte 58 907 employeurs qui cotisent, pour 333 334 travailleurs déclarés.
Créée en 1956, la caisse compte actuellement sept directions centrales, dix directions départementales et sept agences à travers le pays, pour un coût de prestation de 81 milliards FCFA. Elle redistribue chaque année 91 milliards FCFA au profit des veuves, des orphelins, des travailleurs accidentés et des retraités. Pour garantir et améliorer son autonomie, elle investit dans les marchés financiers et dans l’immobilier afin de diversifier ses sources de revenu. Evariste Ondongo veut éviter que la caisse soit trop tributaire des cotisations sociales, dans un pays où l’économie peine à soutenir le régime social.
Elle a salué la mémoire des pionniers et des prédécesseurs de son département dont feu le ministre d’État, Firmin Ayessa, tout en exprimant la gratitude aux agents et cadres qui ont contribué au succès de l’institution depuis des années.
Le directeur général de la CNSS, Évariste Ondongo, a souligné, pour sa part, les avancées réalisées par l’institution, notamment dans la digitalisation des processus métiers et supports ; l’institutionnalisation de la télé-déclaration et des télé services destinés aux employeurs, assurés sociaux et retraités ; la bancarisation des paiements de prestations sociales ; ainsi que l’amélioration des conditions d’accueil des pensionnés.
La diversification des sources de revenus, précisément par le biais d’investissements financiers et immobiliers, s’inscrit dans cette dynamique de modernisation. La construction de la Tour Espérance, dont la première pierre a été posée le 5 mars 2024 par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, illustre cette volonté de renforcer les capacités financières de la Caisse.
Les festivités du 70e anniversaire ont également été marquées par une série de panels animés par des personnalités ayant marqué l’histoire de cette institution. Le premier panel, présenté par l’ancien directeur du Recouvrement et du Contentieux, Eugène Ondzambé, a retracé le rôle de la CNSS dans la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales. Les prestations familiales, versées sous condition de présentation du certificat de scolarité, ont notamment contribué à l’augmentation du niveau de scolarisation des enfants au Congo. Les pensions de vieillesse, de réversion ou de survivants ont permis à de nombreux retraités, veuves et orphelins, d’éviter la précarité. La solidarité intergénérationnelle, pilier du système, engage les travailleurs actifs à financer les prestations des inactifs.
La deuxième intervention, celle de l’ancien directeur général de la CNSS, Dominique Ndinga, a mis en lumière les multiples objectifs économiques de la sécurité sociale. Au-delà de sa fonction protectrice traditionnelle face aux risques de maladie, vieillesse ou charges familiales, la CNSS constitue un système d’épargne, un mécanisme de redistribution des revenus nationaux pour une plus grande égalité sociale, et un outil d’indemnisation des victimes d’activités économiques. « La sécurité sociale ne se contente pas de distribuer la richesse, elle répare également les dégâts causés par le secteur productif », a-t-il déclaré.
Le troisième panel, l’action sanitaire et sociale, présenté par Raphaël Ibata, a détaillé une mission essentielle mais parfois méconnue de la Caisse. En dehors des prestations légales, la CNSS a développé une véritable politique de santé publique à travers des programmes de santé maternelle et infantile, la lutte contre les grandes endémies, et la dispensation de soins médicaux.
Les centres médico-sociaux, implantés sur tout le territoire national, assurent des fonctions de médecine du travail, de médecine préventive et de médecine curative. Le Fonds d’action sanitaire et sociale finance également des programmes de dispensation de médicaments, aide à la construction et améliore l’habitat, ainsi que des actions en faveur des familles des assurés, notamment le Service mobile d’urgence et de réanimation. Ces trois panels, par leur complémentarité, ont dressé un portrait complet de la CNSS, pilier de la protection sociale, un acteur économique majeur et un opérateur de santé publique incontournable.
Pour le directeur général de la CNSS, 70 ans dans la vie d’une institution ne sauraient être un aboutissement, mais une étape permettant de mesurer le chemin parcouru et de se donner collectivement la force de poursuivre la route.
Selon lui, cette ambition appelle l’engagement conjoint de l’État, garant du système de sécurité sociale et de la solidarité nationale ; des employeurs, dont la régularité des versements conditionne la solidité du régime ; des partenaires sociaux, gardiens vigilants des droits des travailleurs ; et de chaque collaborateur de la CNSS.
Enfin, il faut noter que la CNSS en poursuivant ses réformes est tenue de faire évoluer le cadre juridique pour son adaptation aux standards internationaux et devrait s’ouvrir à toutes les couches sociales sans exclusivité. De la modernisation des infrastructures en passant par la digitalisation, l’horizon est ainsi bien tracé pour éclore sous peu à la Tour d’Espérance, ce joyau architectural qui témoigne de l’ambition de ses dirigeants pour une protection sociale durable et qui rassure.
Abibe Ayoka
