Il a plu à notre rédaction comme de coutume de revenir sur les fonts baptismaux d’un record au classement des meilleures entreprises africaines. C’est un véritable exploit pour un dur labeur assurément concentré dans Performance 2025, le programme au chevet du directeur général de la SNPC, Maixent Raoul OMINGA. Certes ce grand manager a mis presque tout le monde d’accord mais les frondeurs ne prêchent que pour la désillusion et les déboires.
Sans détours, ni complaisance, le Groupe SNPC a intégré les 100 premières entreprises listées dans le Top 500 du classement annuel de Jeune Afrique, confirmant ainsi son rôle clé dans le paysage économique du continent. Cette distinction souligne non seulement l’importance stratégique du Groupe, mais aussi son influence croissante dans le secteur énergétique africain.
La Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) a marqué l’histoire économique du pays en intégrant pour la première fois le Top 100 des plus grandes entreprises africaines. Classée parmi les 500 champions africains selon le palmarès annuel de Jeune Afrique, la compagnie s’est hissée à la place du secteur énergétique en Afrique. Ce statut de géant économique se confirme par plusieurs indicateurs clés.
La SNPC a fait une progression remarquable de 31 places, devenant ainsi l’entreprise de la République du Congo.
Le Groupe SNPC :
L’entreprise chapeaute plusieurs filiales stratégiques, dont ILOGS, SONAREP, SNPC TRADING et La Congolaise de Raffinage (CORAF), cette dernière étant classée du Top 500.
Impact économique :
Ce positionnement reflète son rôle moteur dans la chaîne de valeur pétrolière, de l’exploration à la commercialisation, consolidant ainsi l’indépendance et la souveraineté énergétique du pays. Pour consulter les détails du classement, explorez le dossier complet des 500 Champions africains sur Jeune Afrique ou visitez directement le site officiel du Groupe SNPC pour suivre leurs actualités et projets.
Pour la première fois, le Groupe SNPC figure parmi les 100 premières entreprises du Top 500 de Jeune Afrique, marquant une reconnaissance majeure de son influence dans l’économie africaine. En tant que 17e entreprise énergétique continentale, elle représente la République du Congo sur cette scène régionale, témoignant de sa croissance stratégique et de son rôle central dans la chaîne pétrolière. Cette inclusion souligne non seulement son ancrage local, mais aussi sa capacité à jouer un rôle moteur dans le développement énergétique durable en Afrique.
Aux côtés de sa filiale, la Congolaise de Raffinage (CORAF), classée 437ème, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC) se positionne comme la première entreprise de la République du Congo. Sous le management de son directeur général, Maixent Raoul OMINGA, le Groupe SNPC a effectué une progression impressionnante de 31 places dans le classement total en seulement un an. Cette ascension témoigne de la compétitivité et de la résilience de l’entreprise dans un secteur en constante évolution.
Plusieurs défis structurels, économiques et stratégiques
Le chemin parcouru par le Groupe SNPC reflète non seulement sa capacité à s’adapter aux défis économiques mondiaux, mais aussi son engagement envers le développement économique et énergétique du continent africain.

Pour maintenir sa position dans le Top 500 de Jeune Afrique, la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo), doit relever plusieurs défis structurels, économiques et stratégiques, typiques des compagnies nationales pétrolières (CNP) en Afrique subsaharienne. Bien que le classement ne publie pas publiquement ses méthodologies détaillées, il repose généralement sur des indicateurs tels que le chiffre d’affaires, les actifs, la rentabilité, l’impact socio-économique, la gouvernance, la transition énergétique et la résilience face aux chocs externes.
Les enjeux actuels de la direction générale de la SNPC sont ceux de diversifier les revenus (gaz naturel, services techniques, logistique, énergies renouvelables), moderniser les infrastructures vieillissantes et accélérer l’exploration de nouveaux gisements (notamment offshore profond).
Aussi, la République du Congo a-t-elle ratifié l’accord de Paris et soumis une Contribution Déterminée au niveau National (CDN), incluant une stratégie de gaz naturel comme « pont énergétique », mais aussi des engagements sur la réduction des émissions fugitives et le développement de l’hydroélectricité et du solaire.
Dans cette perspective, le Congo s’emploie à réorienter progressivement les investissements vers le gaz (LNG, GNL, gaz associé), réduire le torchage, développer des projets de capture/utilisation du CO₂, et construire une stratégie crédible de décarbonation à long terme — sans compromettre la stabilité des recettes publiques.
Cette reconnaissance engage le Groupe SNPC à aller encore plus loin pour renforcer l’indépendance énergétique du Congo. En tant que 12ème entreprise du secteur énergétique en Afrique, la SNPC joue un rôle crucial dans la dynamique régionale. L’entreprise s’efforce de continuer à innover et à développer des solutions durables pour porter l’énergie de l’avenir.
Pour votre gouverne, il n’est point un secret de polichinelle, le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a accompagné le candidat Denis Sassou N’Guesso dans les quinze départements de la République du Congo au cours de la campagne électorale. Quel regard porte-t-il à cette séquence politique ? Extraits de son interview accordée à un magazine publié début mai.
Pour Maixent Raoul Ominga, la première chose qu’il a voulu exprimer, c’est un sentiment de satisfaction au regard du plébiscite dont a bénéficié le candidat Denis Sassou N’Guesso à l’issue de ce scrutin.
Pour lui, au-delà du résultat, cette campagne électorale aura été un moment important de la mobilisation nationale. « Nous avons pu constater, dans l’ensemble des départements parcourus, une forte implication de la population, avec notamment une participation remarquable de la jeunesse et des femmes », a-t-il expliqué.
Du Sud au Nord du pays, il a observé une mobilisation populaire significative et une véritable ferveur autour du candidat. « Cette dynamique s’est manifestée aussi bien lors des grands rassemblements que dans les différentes localités visitées, comme ont pu en témoigner les équipes nationales et départementales de campagne », a-t-il constaté.


Il a dégagé trois principaux messages, à savoir la préservation de la paix, de l’unité nationale, de la sécurité et de la stabilité ; le besoin de poursuite et de renforcement des infrastructures de développement ; les attentes fortes de la jeunesse.
Des aspirations exprimées constituant autant de repères importants pour l’action publique au cours de la mandature 2026-2031.
En ce qui concerne la demande spécifique concernant la construction des infrastructures scolaires modernes à l’image de celles réalisées à Talangaï ou Louvakou, le directeur général de la SNPC a rappelé que cette société est une entreprise publique détenue à 100 % par l’État. A ce titre, elle demeure pleinement engagée au service de son actionnaire unique, l’État congolais, et attentive aux orientations ainsi qu’aux priorités définies par les pouvoirs publics.
« Dans ce cadre de sa politique de responsabilité sociétale, la SNPC accorde une attention particulière aux secteurs structurants du développement national, au premier rang desquels figure l’éducation », a-t-il relevé.

Maixent Raoul Ominga a précisé que cette priorité correspond à la vision portée par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, pour qui l’éducation constitue un pilier essentiel de souveraineté, de cohésion sociale et de développement durable.
En 2026, la SNPC concentre ses activités sur l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) et le développement de projets sociétaux majeurs. Ses initiatives couvrent aussi bien l’exploitation énergétique que l’action humanitaire et agricole.
Au niveau du Projet Congo LNG : La SNPC participe activement à la phase de chargement des premières cargaisons de GNL via l’unité Nguya FLNG à Pointe-Noire, marquant un tournant historique pour l’exportation gazière congolaise. Accès à l’eau potable à Impfondo : Via sa Fondation, la SNPC déploie un chantier de construction de 33 forages dans le département de la Likouala pour améliorer l’accès à l’eau des populations locales.
D’autre part, la société soutient le développement rural en participant activement à la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC) à Bambou (Ignié).Développement du capital humain : La SNPC poursuit son programme de bourses internationales en envoyant de nouveaux étudiants bacheliers se former aux métiers du pétrole et de l’ingénierie énergétique à Bakou (Azerbaïdjan).Partenariats stratégiques : La compagnie nationale consolide son expertise et ses relations à l’international, notamment à travers des accords de coopération économique signés avec la Namibie.
S’agissant des projets, avec 60% de participation dans le permis d’exploitation Mengo Kundji Bindi II, la SNPC est le partenaire majoritaire de ce permis. Les ressources sont estimées à 2,5 milliards de barils de pétrole avec des réserves de 300 millions de barils. Le développement de ce permis avait été assuré jusqu’en décembre 2021 par la SNPC qui y a foré un total de 13 puits, acquis, traité et interprété 200 kilomètres carrés de sismiques 3D dans les champs de Mengo et de Kundji, construit 6 plateformes et des installations de production. La production du permis varie entre 1500 et 2000 barils de pétrole par jour.
Suite au décret 2021-539 du 14 décembre 2021, l’operating du permis avait été attribué à la société Trident OGX. Depuis la publication de ce décret et jusqu’à la date d’élaboration du présent document, la SNPC n’avait pas encore reçu de programme de travaux de cette société.
Dans l’intervalle de cette attente, la SNPC continue d’assurer l’exploitation du permis et finalise par ailleurs la mise en place des conditions nécessaires pour faciliter le développement du permis dans les meilleurs délais afin de tirer profit du niveau actuel des prix sur les marchés internationaux.
Projet de reforestation « Eco Zamba »
Le projet de reforestation « Eco Zamba », porté par la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), était présenté à la 1ère édition de la Grande Foire Agricole du Congo (GFAC). Ce programme ambitieux vise à planter 50 000 hectares sur 10 ans dans le département des Plateaux pour la séquestration du carbone et la régénération des sols. À ce jour, plus de 4 000 hectares d’acacias et d’eucalyptus ont déjà été plantés. En s’engageant dans l’économie verte, la SNPC affirme sa responsabilité sociétale face aux émissions de gaz à effet de serre liées à l’industrie pétrolière, tout en répondant aux objectifs nationaux de diversification économique.
Renforcement des soins de santé primaires au Congo
Par ailleurs, au lendemain de l’épidémie de choléra qui avait mis en évidence l’importance de garantir l’accès aux soins dans les localités vulnérables et de renforcer la résilience du système de santé du Congo, la Fondation SNPC et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en République du Congo avaient signé, le 13 février 2026, un accord de partenariat pour la mise en œuvre du projet intitulé « Renforcement des soins de santé primaires au Congo : réduction de la morbidité et de la mortalité dans les groupes vulnérables en vue de la couverture sanitaire universelle ».
Abordant le volet du partenariat, le Directeur général de la SNPC, M. Maixent Raoul Ominga, et le Représentant résident de l’OMS au Congo, Dr Vincent Dossou Sodjinou, avaient paraphé cet accord de partenariat de trois ans (2026 –2028) lors d’une cérémonie tenue au siège de la Fondation SNPC à Brazzaville.
Ce partenariat s’inscrit dans un contexte où l’amélioration de l’accès aux services de santé primaires demeure une priorité nationale pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, réduire les inégalités sanitaires et consolider la résilience du système de santé face aux menaces épidémiques et aux chocs sanitaires. S’appuyant sur le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS), le projet vise à renforcer les capacités des services de santé de première ligne, améliorer la disponibilité et la qualité des soins essentiels, et soutenir les activités de prévention, de surveillance et de préparation et réponse aux urgences sanitaires.


Quant à la Fondation SNPC, elle apporte une contribution pluriannuelle de six milliards de francs CFA (XAF 6 000 000 000), destinée à financer des activités prioritaires définies dans le projet et alignées sur le PNDS. Ce financement soutiendra le renforcement des capacités des structures de santé de première ligne, l’amélioration des infrastructures et des équipements, la formation du personnel de santé, l’approvisionnement en intrants essentiels ainsi que la mise en place de systèmes de suivi et d’évaluation axés sur les résultats.
L’OMS assurera la mise en œuvre technique et la gestion financière du projet conformément à ses règles et procédures, en garantissant la transparence et la reddition de comptes. Un comité de suivi conjoint, composé de représentants de l’OMS, de la Fondation SNPC et du ministère de la Santé et de la Population, sera mis en place pour suivre le pilotage du projet. Des revues à mi-parcours et finale permettront d’évaluer les progrès et d’optimiser l’impact des interventions.
« Ce partenariat permettra de renforcer la base de la pyramide sanitaire nationale et de garantir l’accès aux soins de santé primaires jusqu’au dernier kilomètre dans les localités vulnérables. « Je remercie la Fondation SNPC pour la confiance placée en l’OMS et je m’engage à mettre en œuvre ce projet avec rigueur, transparence et une gestion axée sur des résultats tangibles, conformément aux principes de redevabilité et d’éthique de l’OMS », avait déclaré le Dr Vincent Dossou Sodjinou.

« Par cet investissement, la SNPC réaffirme son soutien durable au développement sanitaire national. Nous sommes fiers d’accompagner des actions concrètes qui amélioreront la vie de nos concitoyens », avait ajouté M. Maixent Raoul Ominga, Directeur Général de la SNPC.
Abibe Ayoka


