Vision politique, enjeux stratégiques, sécuritaires et perspectives économiques pour le Congo
La SNPC joue un rôle crucial dans le développement de la République du Congo. En augmentant la production, en améliorant les infrastructures, et en participant à des projets sociaux, la SNPC contribue activement à l’accélération de la marche vers le progrès. La SNPC est prête à être un pilier réel du développement national, menant le pays vers une ère nouvelle de prospérité et de durabilité.

QUESTION : Monsieur le Directeur Général de la SNPC, vous avez accompagné le président candidat dans les 15 départements de la République du Congo. À la lumière des résultats publiés par l’appel constitutionnel, quel regard portez-vous sur cette séquence politique ?
Je vous remercie pour cette question qui arrive à point nommé. Pour avoir accompagné le Chef de l’État durant sa campagne à travers tout le pays, j’ai pu constater la force de sa vision. Dans chacun des départements visités, son discours s’est structuré autour de trois axes fondamentaux : la préservation de la paix et de la sécurité, le renforcement des infrastructures nationales, et enfin, l’épanouissement de la jeunesse. »




Sur le premier point, je pense que nous soyons de l’opposition ou de la majorité, la convergence voudrait que la base, soit d’abord la paix, la sécurité dans le pays. Et dans ce sens, les enjeux vont dans le sens de mettre fin à l’escalade des dérapages des jeunes, notamment les koulounas.
Des enjeux très clairs et nets. Et lui-même, le président de la République a suivi personnellement ces opérations. Nous pensons qu’aujourd’hui, on peut se balader toute la nuit à Brazzaville, du nord au sud et dans les grandes villes, Pointe-Noire en particulier, sans être inquiété. Donc, en parlant de la paix, dans les actes aussi, il a pris les mesures avant même cette campagne électorale. Et si la paix, c’est son credo, il ne le fait pas qu’au Congo, je pense qu’à l’international, aussi.
Pour ceux qui ont la chance de connaître le candidat aujourd’hui réélu président, il va même au-delà de ce que vous pensez. Je pense qu’il passe son temps, il réfléchit sur comment préserver la paix en Afrique. Et le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui lui donne des raisons.
Et au niveau national, je pense que le chef de l’État a toujours fait en sorte que la force publique puisse faire son travail. Et la preuve, aujourd’hui nous avons retrouvé les quartiers qui étaient censés être perdus par la violence de ces jeunes. Et sans la paix, on n’aurait pas fait la campagne électorale.





Donc, une fois de plus, il avait raison.
Pour le renforcement des infrastructures, je pense qu’il y a deux projets clés. Celui de la réhabilitation du chemin de fer.
Je ne sais même pas pourquoi on parle de réhabilitation. Puisque le président de la République, lui-même l’a dit qu’on devait reconstruire toutes les gares. Pour moi, c’est un chantier très important qui devait donner beaucoup d’emplois aux jeunes.
Et je suis certain que personne n’a vu ça de près.
Le deuxième chantier, c’est le corridor 13. Mais il faut avoir été dans la Likouala pour comprendre l’intérêt de ce projet.
Mais au-delà, les intérêts économiques et les enjeux économiques liés à l’ouverture du Congo sur la Centrafrique et sur le Tchad sont transversaux. Et avec le Cameroun, à partir du Tchad et de la Centrafrique, on peut aller aussi au Cameroun. Voilà, c’est ça la vision, celle de l’intégration.
Mais pour comprendre ce genre de projet, il ne faut pas réfléchir au quotidien. Il faut prendre la hauteur, comme le président Denis Sassou-N’Guesso le fait. On s’est dit, finalement, voilà ce que sera le Congo demain.





Il ne s’est pas arrêté là. En allant poser la première pierre sur la route de Djeno, je pense qu’à juste titre, il a pensé à la frontière anglaise, qui reste une grande opportunité pour notre pays. Vous êtes mieux informés peut-être que moi de l’amitié qui lie les deux pays.
Donc, penser à construire cette route pour favoriser les échanges entre les deux pays, ça reste une opportunité énorme. Donc, pour moi, sur les infrastructures, je pense qu’il a bien abordé les choses. Et sans compter aussi les problèmes liés aux voiries.
Je pense qu’il a parlé à Brazzaville, mais il n’a pas fait que parler. Avant, pour venir au bureau aussi, je prenais 40 minutes. Mais depuis que l’avenue de la Tsiémé a été remise dans l’ordre. Maintenant, on fait 15 minutes de chemin. Ça montre que le travail que le président fait, c’est souvent de la parole aux actes. C’est ça un homme d’actions concrètes.
Quand on parle du quotidien d’expérience, c’est aussi du quotidien de la vision. C’est un grand visionnaire. Penser au Corridor 13 maintenant, même moi je n’aurais pas fait ça.
Mais il n’y a que lui qui sait pourquoi il a fait le Corridor 13. C’est aussi peut-être l’occasion de donner l’opportunité à la Centrafrique de retrouver la paix. Donc, je pense qu’il a cette vision.



Sur la jeunesse, je pense que le candidat n’a pas fait que les diagnostics. Il a aussi trouvé les ébauches de solutions et proposé des choses concrètes.
Une vision transversale du gouvernement pour que chaque membre du gouvernement puisse avoir des objectifs précis en termes d’emploi des jeunes. Je pense que c’est sur la base de cette vision que le gouvernement qu’il va sortir. On n’est pas là pour imaginer les choses, mais à l’entendre, chaque membre du gouvernement devait être un acteur pour créer les emplois.
Il y a eu un petit quiproquo, un malentendu sur son propos quand il a parlé de la fonction publique, qui ne pouvait plus employer tout le monde. Je pense qu’il y a eu un malentendu. Ce qu’il voulait dire, c’est d’encourager les jeunes d’aller vers les initiatives créatrices d’emploi, vers des initiations privées.



Le président de la République a cité, il ne s’est pas limité seulement à parler ainsi, du FONEA, tous les outils qui sont mis aujourd’hui en place pour que ça soit un véritable soutien ou des viviers d’emploi dans le pays. C’est à nous aussi, les acteurs, les ministres qui seront nommés, de faire en sorte que dans la mise en place de la politique du Président, qu’on tienne réellement compte de sa vision des choses. C’est-à-dire que le FIGA, le FONEA, tous ces fonds qui sont mis en place pour réellement contribuer à la création des entreprises, des PME, surtout dans le domaine agricole, doivent remplir pleinement cette mission.
Actuellement, l’informatique n’est pas mise à l’écart, la digitalisation de l’économie, il a dit, des régimes financiers, même à notre propre niveau à la SNPC, je pense qu’on a un grand projet de digitalisation. On avait un peu anticipé, bon je pense que le Président a déjà donné les instructions aussi, pour que nous puissions aller de l’avant. Je pense que le thème c’est accélérer la marche, donc travailler autrement. Voilà un peu ce que nous avons compris pendant la campagne du chef de l’État.



Je retiens aussi que c’est un homme qui a beaucoup d’énergie. Ceux qui l’ont suivi, s’ils sont honnêtes, nombreux étaient fatigués, mais lui il est resté debout. Et il pouvait encore parler jusqu’à 23h, minuit, on se disait mais comment allait-il aborder demain la suite de la campagne électorale, mais il était là, à l’heure prévue, jusqu’à la fin, c’est ça un homme d’État.
Mais nous qui parlons souvent en bas là, on fait du bruit, mais on était fatigués pendant ce parcours. C’est ça la leçon à prendre aussi je pense, si on est honnête. Merci.



QUESTION : Monsieur le Directeur Général, partout où le Président candidat est passé, un message a été délivré en direction de la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), sur la construction des établissements modernes à l’image de Talangaï, de Louvakou, et bientôt de Bacongo et de l’Angola-libre qui seront mis en service. Quelle est la réaction de la direction générale suite à ces doléances ?
Je pense qu’il faut distinguer les doléances avec les exigences de l’État. Les besoins légitimes des populations de bénéficier des infrastructures scolaires modernes pour leurs enfants, moi je pense que ça va de soi.
Nous sommes la Société Nationale, souvent on a tendance à l’oublier, mais la société appartient à 100% à l’État. De ce fait, ce que nous faisons émane du gouvernement, du Président de la République. Et de mon point de vue, c’est sans équivoque.




Maintenant, les doléances des populations à la mise en œuvre, nous sommes là pour une mission, on a une mission à la SNPC. La mission est d’abord statutaire, donc nous devons faire en sorte que nous participons à l’augmentation de la position nationale, nous pouvons participer à la souveraineté énergique du pays à partir de notre outil qui est la CORAF. Malgré ces petits problèmes, on est là pour les résoudre.
Souvent on est un peu pressé, mais je pense qu’on n’est pas sur la bonne marche pour que la CORAF puisse contribuer de manière significative aux besoins des populations du pays, surtout dans le contexte actuel, c’est là où on a intérêt à avoir une raffinerie. Pour parler de ces projets qui rentrent en réalité dans le cadre de la responsabilité sociétale de la SNPC, le choix de l’éducation n’est pas un choix au hasard. Le choix de l’État tient à ce que nous puissions contribuer de manière significative à l’amélioration des conditions d’études de nos enfants.
On s’est dit comment demander les résultats à un enfant qui n’étudie pas dans les bonnes conditions. On avait l’habitude de montrer les images des enfants qui sont assis par terre, à gauche et à droite, on n’est pas insensibles à ça. Et n’oubliez pas aussi que l’éducation reste, de mon point de vue, un secteur stratégique pour le pays.
Comment voulez-vous développer l’économie si on n’a pas d’ingénieurs qui sont formés ? Donc, c’est pour répondre à cette instruction du chef de l’État et du gouvernement que la SNPC construit ces établissements scolaires modernes. Je pense que les complexes scolaires de l’Angola-Libre et de l’Amitié sont terminés. Vous avez aussi les loisirs d’aller les visiter.
On a eu le dernier rapport de la Direction générale de l’enseignement. Ils sont livrés.
On a apporté un peu plus que ce qu’on avait fait à Talangaï. Donc, c’est une dynamique. L’instruction qui a été donné pour la suite, je crois que c’est Kinkala, la prochaine localité bénéficiaire de ces infrastructures.
Donc, nous allons, dans les prochains jours, voir avec les autorités comment régler d’abord le problème du Lycée Savorgnan de Brazza et la faculté des sciences et le travail à faire à Kinkala. Mais ce n’est pas que nous sortons de notre objet. Je pense que ça rentre dans le cadre de notre mission de responsabilité sociétale.
Toutes les entreprises le font. Nous sommes la société nationale. Que ça soit ENI, Total, aujourd’hui, en France, il doit y avoir trois ou quatre tours à la Défense. Donc, il n’y a pas une tour totale au Congo, par exemple. Il faut le comprendre parce que nous, on doit construire au Congo comme les autres sociétés pétrolières le font aussi dans leur pays. La même chose pour ENI aussi. Au Congo, ENI a un bâtiment servant de siège social et de travail alors que les vraies tours d’ENI sont à Milan.
Mais il faut le comprendre. Ce n’est pas que je suis contre, mais nous devons aussi faire en sorte que la SNPC rentre réellement dans l’ancrage de l’économie nationale. Voilà la mission que le chef d’État nous donne, les orientations de travail qu’il nous a données.
QUESTION : Monsieur le Directeur Général, ces établissements scolaires transfigurent l’environnement de leur implantation. Quel est le message de la direction générale de la SNPC à la fois sur leur fonctionnement, leur organisation en vue de leur pérennisation ?
Très bien, c’est une très bonne question. Les écoles n’appartiennent pas à la SNPC. Nous, nous sommes là pour aider le gouvernement à compléter ce qui se fait. Peut-être nous, parfois, on peut dire qu’on exagère sur la taille des infrastructures, mais ceci va aussi dans le sens du cahier de charge. Au cours d’un entretien avec le premier ministre, il nous a encouragés à faire mieux.
Je pense qu’il s’agit de la même assiette, en fait. Que ce soit la SNPC ou que ce soit au niveau du gouvernement, c’est la même assiette et nous devons faire en sorte qu’elle soit bien gérée. Dans ce sens, nous participons à l’entretien de ces écoles et nous participons à la gestion des internats pour les écoles qui ont bénéficié d’internats, comme à Tchiminzi.
Tchiminzi, c’est loin, c’est vraiment le Congo profond. Comme à Oyo, Louvakou, ces internats nous aident. Ils aident nos enfants, à se réveiller, à avoir un bon sommeil pour aller à l’école. Il n’y a même pas d’honneur pour ça.
Je pense qu’on ne fait que notre devoir, celui d’aider le gouvernement, d’aider le chef de l’État à remplir ses missions. C’est la même caisse, c’est ce que je voulais dire.
QUESTION : Monsieur le Directeur Général, un des grands projets de la SNPC, c’est l’éco-zamba, un projet d’afforestation et de reboisement.
Depuis son lancement en lien avec la décennie mondiale d’afforestation et de reboisement, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, mais instituée au préalable par le président de la République du Congo, quel est le bilan qu’on peut faire avec Eco-zamba ?
Vous savez, souvent, quand vous sortez de votre périmètre de travail, le risque est grand que vous trébuchez d’entrer de jeu. L’instruction du chef de l’État, à l’époque on n’avait pas encore changé le statut de la SNPC, était de faire en sorte que nous puissions faire comme notre société sœur, Total Energy, qui a un projet à Bakassi. Et à notre niveau, j’ai sollicité et obtenu de la société Total Energy, de visiter le projet Bakassi.
On avait passé la nuit là-bas, sur place, on avait fait un feu de camp, c’était magnifique, comme quoi ce pays est beau, il y a des endroits à découvrir. Mais suite à ce feu de camp, en revenant ici, j’ai rendu compte, comme d’habitude au chef de l’État, du projet qui est mis en œuvre par Total Energy, il m’a dit n’était-il pas possible de faire la même chose ? Voilà l’instruction. En revenant ici, j’ai réuni un comité de direction pour parler de l’idée de ce projet, et je peux vous dire que 90% des collègues étaient contre.
Dans une certaine mesure ils avaient raison, parce que cela sortait un peu de notre périmètre de travail. Mais ils oublient que la question ici, il s’agit de la compensation carbone. Parce que la SNPC qui est une industrie extractive, donc nous contribuons malheureusement à imposer des vagues de gaz à effet de serre.
C’était l’occasion pour nous de se faire un peu amande honorable pour compenser le carbone. Et de cette idée, il fallait une grande ambition. Pour ne pas manquer la marche, nous nous sommes référés à notre ministre d’économie forestière, qui elle-même est spécialiste de ces questions.
C’est vrai qu’au début il y a eu un peu de restrictions de sa part aussi, il faut la comprendre. Mais dès qu’elle a donné son feu vert, nous avons eu recours à un grand spécialiste, un cabinet, une société spécialisée de renommée internationale, qui est dirigée par M. Kassane. Et à partir de là, on a planté le décor.
Donc Eco Zamba aujourd’hui, c’est 5000 hectares sur 50 milles attendues en 10 ans. C’est impressionnant.
Et aujourd’hui, je pense que c’est un projet de référence quand nous partons dans les sommets, à l’extérieur, on présente Eco Zamba, on est fier. Mais il y a encore des défis à relever. N’oublions pas que dans ce projet d’afforestation, il y a derrière toute une économie verte. Parce que, outre la valorisation des crédits carbone que nous souhaitons, il y a aussi des micro-entreprises. Parce que nous devons, à l’intérieur du pays, nous soucier des populations qui doivent faire dans leurs champs agricoles des cultures ouvrières. Nous les aidons à augmenter les capacités pour faire en sorte qu’ils puissent aussi gagner de l’argent.
Pour dire qu’on peut gagner de l’argent aussi, en faisant un projet écologique. Donc ceux qui avaient 10 ans pour survivre, on peut leur ouvrir un hectare, deux hectares, je pense que ça fait beaucoup d’argent. Donc derrière ce projet, il y a toute une économie verte que nous devons pérenniser et promouvoir.
Nous devons renvoyer les gens à s’intéresser à la terre. Comme je l’ai dit, ce n’est pas au hasard. Moi-même aussi, je suis très intéressé à la terre et je sais ce que ça rapporte.
Donc, il ne faut pas que les jeunes hésitent, notamment qui sont dans le périmètre de ce projet, pour que nous puissions les aider un peu plus à devenir des personnes dignes dans notre société. Et je suis certain que ce projet servira d’exemple pour rendre témoignage demain. Si nous continuons à travailler comme nous sommes en train de le faire, c’est-à-dire dans le respect des cahiers de charges et du respect des populations environnementales, surtout les jeunes qui habitent dans ces communautés.
La SNP devrait organiser une visite, je ne sais pas si la semaine prochaine ou cette semaine. On aimerait que la presse aussi soit associée à cette visite pour que vous touchez du doigt parce que le projet est là, à Ngo, ce n’est pas loin. On peut mieux s’organiser comme ça on pourrait avoir un reportage le soir sur Eco-zamba pour passer de la savane à cette forêt. Voilà l’idée du chef de l’État.
QUESTION : Alors peut-être pour clôturer, M. le DG, au regard de la position transversale de la SNPC dans le développement du Congo, en guise de conclusion, quel est le message que la SNPC lance aux élections du Congo profond pour donner déjà les signaux de l’accélération de la marche telle que voulu par le président de la République lui-même ?
Je pense que l’accélération la marche est une responsabilité collective. Chacun de nous doit se percevoir comme un moteur de ce progrès. Pour autant, cet élan ne peut porter ses fruits que s’il se concentre d’abord sur l’exercice rigoureux de nos missions fondamentales. Cette accélération doit avant tout se concrétiser à travers l’exercice de nos missions statutaires.
Comment faire pour augmenter la production ? Comment faire pour améliorer les capacités et les positions de la CORAF ? Comment faire en sorte que l’ensemble des filiales que nous avons dans le groupe puissent être en état de marche, créer de l’emploi. C’est aussi sur les aspects de responsabilité sociétale que nous pouvons encore augmenter le volume. Il y a un projet que nous n’avons pas encore parlé. On a beaucoup entendu parler de la Likouala
Nous avons pris un avion ici, on est passés de la Likouala. On s’est dit, nous allons nous attaquer au volet distribution d’eau potable aux populations de la Likouala
Dans le cadre de notre engagement social, nous avons finalisé la réalisation de 33 forages hydrauliques. Ces infrastructures ont été déployées en étroite concertation avec le gouvernement, les autorités préfectorales et la municipalité.
En garantissant l’accès à l’eau, nous participons activement à accélérer la marche, tout en améliorant le quotidien des habitants. Disposer d’eau à domicile n’est pas un luxe, mais une nécessité absolue pour la sécurité et l’hygiène de tous.
On va rendre l’eau disponible dans ce département du Congo. On a déjà foré 33 forages. On est en train de construire pour toute utilité, c’est-à-dire que les gens viendront prendre de l’eau pour l’utiliser à des besoins que nous savons qui sont primaires.
Nous avons pleinement conscience de notre rôle primordial dans l’accélération de la dynamique nationale, et ce, à plusieurs niveaux. Notre première mission régalienne consiste à commercialiser le pétrole brut de l’État. Nous devons garantir que ces revenus alimentent les caisses publiques, car sans cette contribution substantielle au budget, la mise en œuvre des projets de développement serait compromise.
Nous savons qu’on a un rôle primordial pour accélérer cette marche à plusieurs niveaux. Premier niveau, nous avons une mission de l’État qui est celle de commercialiser le bruit de l’État. On doit faire en sorte que dans les caisses de l’État, ces revenus rentrent pour permettre à l’État de faire son travail.
C’est ça le budget. Parce que si nous ne contribuons pas au budget, je suis certain que les projets qui seront projetés auront du mal à se mettre en œuvre. Nous sommes conscients de cette mission.
Deuxième mission, comme je disais tantôt, c’est de contribuer à augmenter la production nationale. L’État nous a remis les permis. Vous pouvez être sûrs, nous sommes à 100% présents sur ces permis.
Et pour que, dans les jours à venir, nous commençons à annoncer quand même de bonnes nouvelles sur ce qu’on a vu sous terre. Le résultat de notre travail, c’est vrai, c’était parti un peu très vite. Mais dans les prochains jours, je suis certain qu’on aura les résultats.
On commence à avoir les résultats pour donner une nouvelle perception au pays. La SNPC participe à tous les permis pétroliers au commun. Si nous arrivons à parler avec les partenaires, dans le sens de défendre l’État, c’est aussi une façon d’accélérer cette marche.
Parce que si nous ne contrôlons pas les partenaires, l’État aura du mal, là où il est, à améliorer le nombre de ses cargaisons, sa production. C’est nous qui avons cette mission, bien sûr, sous la coordination du ministre des Hydrocarbures. J’ai parlé aussi tantôt de tout ce qui est sociétal.
Voilà un peu vers où nous devons aller pour accélérer la marche. J’ai dit, d’entrée de jeu, que nous avons les obligations contributives. C’est-à-dire, c’est par notre participation, par nos contributions, que nous devons ramener l’État à un certain niveau, qui nous permettra d’évaluer et qu’on puisse conclure qu’on a réellement accéléré la marche.
Donc nous devons être partout, mais pas à la fois. On doit être partout dans tous les secteurs d’activité, pour ce qui nous concerne. Mais on continue à faire la recherche, on continue à collaborer avec l’État.
Je saisis cette occasion pour exprimer ma gratitude envers le chef de l’État et le gouvernement pour la réforme des statuts de la SNPC. Cette mutation offre une perspective inédite à notre société, désormais habilitée à investir le champ des minéraux stratégiques et les enjeux de la transition énergétique. C’est pour nous l’opportunité de démontrer que la confiance placée en nous par la Nation est pleinement méritée.
Et à ce propos, je voulais d’abord profiter de votre tribune pour remercier le chef d’Etat et le gouvernement d’avoir changé le statut de la SNPC. Je pense que cela donne une nouvelle perspective à la société, qui peut maintenant désormais intervenir dans les minéraux stratégiques, dans tout ce qui est lié à la transition énergétique. Je pense que nous avons là l’occasion de montrer que l’État nous a fait confiance et que nous avons réellement mérité cette confiance.
Soyez-en sûr, la SNPC sera à l’avant-garde, comme acteur d’abord, mais aussi comme un pilier réel pour que la marche vers le développement soit accélérée comme le souhaite le chef de l’État et in fine tout le pays aujourd’hui dans cette dynamique. Merci.
Propos recueillis par Abibe Ayoka


