En poste depuis 2016, le premier ministre Anatole Collinet MAKOSSO est reconduit pour un quatrième mandat consécutif. Sa nomination intervient après la réélection du président Denis Sassou Nguesso à la présidentielle des 12 et 15 mars dernier.
Bien que des spéculations sur la nomination d’un premier ministre après la prestation de serment le 16 avril 2026 survenaient quotidiennement sans annonce officielle pour son remplacement ou de sa reconduction, le 23 avril 2026, marque un nouveau vent à Anatole Collinet MAKOSSO de former un nouveau gouvernement. Anatole Collinet MAKOSSO quatrième fois consécutive et après avoir bénéficié de la confiance du président de la République pendant un mandat complet. On va parler de Makoso 4 aujourd’hui. Alors, quelle est votre réaction ? <<La première réaction, c’est la reconnaissance que je dois à son excellence, M. le Président de la République, qui a bien voulu me renouveler sa confiance en m’élevant de nouveau aux hautes fonctions de Premier ministre, chef du gouvernement. Être nommé est une chose, être conduit en est une autre. Et je me réjouis de savoir que je pouvais avoir servi certainement comme il se devait, au point où il a certainement apprécié le Président de la République pour qu’il se soit permis de prendre la responsabilité historique de me reconduire à ses hautes fonctions. Je lui témoigne toute ma gratitude et je lui rassure de toute ma loyauté. Ma disponibilité et mon engagement à l’accompagner dans la mise en œuvre de son projet de société. L’autre sentiment qui me revient, c’est celui que j’adresse aux membres du gouvernement. Sentiment de reconnaissance de l’ensemble des ministres qui m’ont accompagné dans cette mission. Parce qu’il va de soi que s’il n’avait pas été exemplaire, s’il n’avait pas non plus à leur niveau un sens de responsabilité, s’il n’avait pas travaillé en harmonie avec le Premier ministre, cela devait vite se faire constater et il n’y aurait aucune raison qu’un gouvernement qui aura travaillé à volo, qui n’aura pas fait preuve d’esprit de solidarité, d’esprit d’équipe, d’esprit de collégialité, puisse voir son Premier ministre être reconduit. Si nous avons été reconduits, nous aurions pu faire un changement de la vie de notre pays. Je veux dire que le président de la République a vu dans l’atelier du premier Makosso quelqu’un apte à conduire l’équipe qui devrait mettre en œuvre son projet de société. Et pour que je sois jugé apte à conduire davantage l’équipe qui doit accompagner le président de la République dans la mise en œuvre de son projet de société, il lui fallut que les ministres eussent à mon égard un comportement exemplaire, un comportement de loyauté, un comportement de solidarité, qui a été certainement apprécié de tous. Cependant, je voudrais rendre un fibrant témoignage au cadre de mon parti, le Parti Congolais du Travail, et particulièrement au secrétaire général. Parce que je ne doute pas que pour choisir son premier ministre, le président de la République a dû consulter les dirigeants de son parti pour s’assurer de l’esprit de franche camaraderie, de l’exemplarité du camarade et de son engagement à servir le parti, et de son engagement à servir le parti, et de son engagement à servir le parti, parce que, comme vous le savez, nous sommes dans un régime semi-présidentiel. Il faut que le premier ministre soit en harmonie avec la majorité parlementaire, surtout à l’Assemblée nationale. Et cette majorité parlementaire est détenue par le Parti Congolais du Travail. Et donc, il faut que le président de la République s’assure de la part du secrétaire général du Parti Congolais du Travail et de l’ensemble de la direction politique du Parti Congolais du Travail du comportement exemplaire de celui qu’il doit choisir. Voilà. C’est mon premier sentiment.>> Quelles sont les priorités immédiates pour ce mandat ? <<Alors, vous savez, c’est avec un véritable sens de responsabilité que je me vois de nouveau investi de cette charge d’accompagner le président. Comme l’a dit le président lui-même dans son discours d’investiture, en portant la quasi-totalité des suffrages au projet de société du président, le peuple congolais a voulu faire confiance à l’expérience du président. Le peuple congolais a salué et voulu œuvrer pour la stabilité, pour la continuité, pour l’accélération de la marche. Donc, la première responsabilité, c’est créer les conditions d’une marche accélérée vers le développement. Et c’est ce que veut le président de la République. Nous n’avons plus de temps à perdre. Nous devons accélérer la marche. Accélérer la marche, le président de la République a déjà défini la feuille de route dans son projet de société. Il s’agit de ce qu’on pourrait appeler les dix commandements qui sont repris dans son projet de société comme étant les dix axes prioritaires. Mais pas que. Il s’agit de travailler aussi sur les autres actions qui relèvent d’un certain nombre de domaines précis que le président de la République a rappelés dans son projet de société. Et aussi, pour terminer, pour remplir les conditions permissives à l’accélération de la marche. C’est sur ce travail que nous allons nous employer pendant ces années de confiance du président de la République. Et, comme vous le savez, on commencera par poursuivre la mise en œuvre du plan national de développement. N’oubliez pas que le plan national de développement, c’était 2022-2026. On ne va pas l’interrompre. Nous allons et c’est là un des éléments de la continuité. Nous devons assurer la continuité pour amener le plan national du développement jusqu’à son terme, jusqu’à la fin, et évaluer de nouveau ce qui a été fait et ce qui doit être poursuivi, qui devrait intégrer le prochain plan national du développement, comme l’a bien précisé le président de la République. Vous savez que nous avons de grandes échéances. Pour que nous puissions accélérer la marche, le président a été élu pour une certaine stabilité. La stabilité, c’est celle d’abord des institutions. Et pour qu’on ait une stabilité des institutions qui garantisse la continuité, il nous faut encore une fois avoir une majorité parlementaire stable. Nous aurons donc des législatives en juin, en juillet. Certainement, en 2027, nous devons travailler, nous devons répandre nos préoccupations populaires pour que ces populations puissent faire de nouveau confiance au président de la République en lui donnant une majorité stable qui va permettre la stabilité. Donc, vous avez ces champs d’action et bien entendu poursuivre les réformes. Nous avons un certain nombre de réformes. Les réformes économiques et financière Nous avons les réformes… Les réformes sur le plan juridique. Nous avons engagé un certain nombre de travaux. Il faut poursuivre la révision des différents codes. Le réveil de la vie, c’est le réveil de la vie. Parce que c’est un travail amorcé mais qui est inachevé. Nous avons la réforme du système éducatif à poursuivre parce qu’il faut valoriser le capital humain. C’est l’un des axes du projet de société du président. Je parlais des réformes économiques et financières On va aller derrière. Parce que c’est par ces réformes que nous parviendrons à la mobilisation des ressources additionnelles pour financer le développement. L’axe nodal, c’est la poursuite des réformes>>. Félicitations, monsieur le Premier ministre, et bon vent.
Abibe Ayoka


