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République du Congo : La démission anticipée de ACM lui aurait été recommandée afin de préserver son image

République du Congo : La démission anticipée de ACM lui aurait été recommandée afin de préserver son image

République du Congo : La démission anticipée de ACM lui aurait été recommandée afin de préserver son image

République du Congo : La démission anticipée de ACM lui aurait été recommandée afin de préserver son image

Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a présenté sa démission, officialisée ce dimanche 19 avril. Cette annonce intervient dans un contexte politique et économique tendu, et suscite de fortes expectatives au sein de la population congolaise. Une transition attendue dans un climat de défiance après un quinquennat animé par des dirigeants, davantage préoccupés par leurs intérêts personnels et égoïstes que par le bien-être collectif.

Nommé le 12 mai 2021, ACM avait initialement suscité des espoirs rapidement douchés. L’entrée dans la « nouvelle République », proclamée le 16 avril 2026, laissait envisager une possible prolongation de ses fonctions jusqu’à cette semaine. Il n’avait d’ailleurs toujours pas tenu un dernier conseil de cabinet peu avant l’annonce officielle de son départ par lettre n°260105/PMCG-CAB du vendredi 17 avril. Selon certaines sources, cette démission anticipée lui aurait été recommandée afin de préserver son image, notamment dans un environnement où les critiques se multiplient, y compris dans le milieu universitaire fragilisé par diverses situations notamment l’irrégularité des salaires, des cours à l’emporte-pièces, des examens à la va-vite, des diplômes douteux… C’est à travers un communiqué daté d’un jour non ouvrable que Florent Tsiba a rendu publique cette démission. Une temporalité qui interroge, certains y voyant une volonté de contrôler la communication autour de cet événement, d’autres y percevant une volonté de ne pas décrocher. Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, de nombreux Congolais et même des étrangers expriment leur aspiration à un renouvellement profond de la classe dirigeante. L’idée d’un gouvernement composé davantage de technocrates que de politiciens revient avec insistance. Plusieurs figures africaines sont citées en exemple, telles que André Milongo, Patrice Talon, Alassane Ouattara ou encore Ibrahim Traoré, perçues comme ayant impulsé des dynamiques de développement dans leurs pays respectifs. Au-delà du départ du Premier ministre, plusieurs responsables sont pointés du doigt pour leur gestion. Le cas de Rosaire Ibara est notamment évoqué çà et là. Il lui est reproché, le recrutement moyennant espèces sonnantes et trébuchantes de plusieurs dizaines d’ enseignants sans doctorat, et de plus de 275 agents techniques et ouvriers spécialisés  dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes . Plusieurs observateurs suggèrent que des patriotes outillés aux défis structurels, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation soient placés à la tête de ces structures. Par ailleurs, des soupçons de mauvaise gestion et de détournement de fonds publics continuent d’alimenter l’opinion. Le projet de Data center à Brazzaville est régulièrement cité, en raison de dysfonctionnements techniques et de zones d’ombre concernant l’utilisation des financements par Léon Juste Ibombo qui n’est pas à son premier coup. Malgré des discours officiels jugés rassurants, la situation économique du Congo demeure préoccupante. Les relations avec des institutions comme la Banque mondiale et les démarches en cours auprès du Fonds monétaire international pour l’obtention des nouveaux prêts illustrent les défis persistants auxquels le Congo doit faire face. En toile de fond, une exigence claire : celle d’un changement concret, porté par des dirigeants compétents et soucieux de l’intérêt général. Certes, il est difficile pour le Président Sassou qui doit composer avec les anciens et les nouveaux mais pas impossible de remplacer les gouvernants incompétents et mafieux qu’il a dénoncé lors de sa campagne électorale.

Papa Mapassa

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