Dans toute société organisée, l’autorité de l’État ne saurait être une abstraction théorique ; elle est une réalité vivante, qui se manifeste à travers la force du droit, la cohérence des institutions et la capacité des gouvernants à incarner l’intérêt général.
À cet égard, l’action menée par le Ministre d’État Pierre MABIALA, mérite une reconnaissance à la fois lucide et nuancée. Il convient toutefois de préciser, avec rigueur intellectuelle, que cette appréciation ne procède ni d’un culte de la personnalité, ni d’une audace aveugle, encore moins d’une quelconque flatterie. Elle relève bien davantage d’une analyse personnelle, objectivement conduite, fondée sur l’observation des faits, l’évaluation des politiques publiques et la mesure de leurs effets sur le fonctionnement de l’État. Car, dans une perspective académique, juger l’action publique implique de se départir des passions pour privilégier la raison critique. En sa qualité antérieure de Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Ministre d’État Pierre MABIALA s’est illustré par une volonté constante de restaurer la primauté de la loi, condition sine qua non de toute stabilité politique et sociale. Dans un contexte où l’autorité normative peut parfois vaciller, son engagement a consisté à réaffirmer la centralité de la règle juridique comme fondement de l’ordre républicain. Comme l’ont souligné des penseurs tels que SPINOZA et Aristote (Platon aussi), la pérennité de l’État repose sur l’équilibre entre la force et la justice, entre l’autorité et la légitimité. Dans ses fonctions actuelles de Ministre des Affaires foncières et du Domaine public chargé des relations avec le Parlement, cette même logique se prolonge avec une acuité particulière. Le foncier, en tant qu’espace de régulation des rapports sociaux et économiques, constitue un enjeu stratégique majeur. À travers les réformes entreprises, le Ministre d’État Pierre MABIALA œuvre à une meilleure organisation du domaine public, à la sécurisation juridique des biens et à la consolidation de l’autorité de l’État dans un secteur souvent exposé à des tensions structurelles. Il importe de souligner que cette dynamique n’a pas seulement suscité des appréciations analytiques ; elle a également été reconnue au plus haut sommet de l’exécutif. En effet, lors d’une séance plénière à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet MAKOSSO, a expressément salué le travail accompli, témoignant ainsi de la portée institutionnelle et de la pertinence des actions entreprises. Une telle reconnaissance, émanant de l’autorité gouvernementale, confère à cette œuvre une légitimité supplémentaire, en la situant non seulement dans l’ordre de l’analyse, mais également dans celui de l’évaluation politique officielle. Une telle démarche s’inscrit dans une vision philosophique de l’État que l’on pourrait rapprocher de celle de Hegel, pour qui l’État incarne la rationalité objective et la réalisation du bien commun dans l’histoire. Restaurer son autorité, c’est ainsi rétablir l’ordre du droit, garantir l’équité entre les citoyens et préserver l’intérêt général face aux particularismes. En définitive, saluer cette action revient non pas à exalter une personne, mais à reconnaître une orientation politique et administrative qui tend vers le renforcement des institutions et la consolidation de l’État de droit. C’est dans cet esprit de discernement, de mesure et d’exigence intellectuelle que doit être comprise la présente réflexion.
Elvis Moung’s


