C’est sous le thème « l’accompagnement social des bénéficiaires : gage d’une insertion sociale et économique durable » que madame la ministre des affaires sociales et de l’action humanitaire , la Pr Irène Marie Cécile MBOUKOU KIMBATSA a lancé ce 10 avril 2026 , la troisième édition des journées portes ouvertes sur l’action sociale au Congo couplé à la cérémonie de livraison du nouveau siège du Registre social unique au quartier OCH de Moungali 3 devant un parterre d’invités et des partenaires au développement.
Bien avant, dans son plan d’actions, des initiatives et actions pour le bien-être de l’enfance et la promotion des droits des enfants avaient été au centre de la discussion qui avait réuni, le 02 avril, la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, à la représentante de l’UNICEF au Congo, Mariavittoria Ballotta.

Au cours de cette discussion, il était question d’assurer une place centrale à l’enfance dans les réflexions sur la vision Congo 2060, tout en assurant la visibilité de leurs droits et besoins dans les réflexions nationales. D’autres sujets avaient également été abordés tels que la préparation du rapport périodique que le Congo doit soumettre à la commission des droits des enfants de l’Union Africaine.
Il s’était aussi agi de la préparation du rapport périodique que le Congo doit soumettre à la commission des droits des enfants de l’Union Africaine, de l’installation du nouveau bureau du parlement des enfants et d’engager les jeunes parlementaires dans les dialogues nationaux, d’écouter et de donner la parole aux enfants pour qu’ils expriment leurs idées et besoins dans le processus d’élaboration du Programme National de Développement (PND), et d’organiser un dialogue national pour la Journée de l’Enfant Africain le 16 juin prochain.
Le MASSAH et l’UNICEF avaient manifesté un désir conjoint de maintenir une collaboration étroite afin de suivre la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant. Enfin les deux parties vont œuvrer dans le cadre du renforcement des capacités des travailleurs sociaux qui jouent un rôle important dans la gestion des situations complexes liées à l’enfance.

Dans le contexte de l’action social au Congo, faut-il rappeler que La rencontre qui réunissait des experts et professionnels du travail social, venus notamment d’Europe, se tient sur le thème « Repenser l’action sociale au Congo ». Elle a été ouverte, le 10 octobre 2025 à Brazzaville, par la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa.
Le colloque international sur l’action sociale avait permis, entre autres, de mettre en place des mécanismes devant étendre la protection à toutes les couches vulnérables du pays et atténuer sinon éradiquer les effets néfastes des phénomènes sociaux sur la population. « Il ne s’agit pas ici d’inventer la roue mais de faire en sorte que le travail social au Congo repose sur des bases concrètes qui tiennent compte des réalités locales », avait déclaré la ministre Irène Mboukou-Kimbatsa.
« Genre et travail social » ; « Ecologie, environnement et action sociale » ; « Handicap et citoyenneté » ; « Insertion sociale et professionnelle » ; « Accueil et insertion des réfugiés » ; « Nouvelle approche de la solidarité dans une société en mutation » sont les problématiques qui étaient abordées lors des travaux de ce colloque qui avait duré trois jours et débouché sur un certain nombre de recommandations.
Pour sa part, l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau, avait salué la tenue de ce colloque qui permettra de débattre de l’action sociale dans le pays et d’interroger les pratiques professionnelles en la matière. Le diplomate français avait rappelé que son pays accompagne le Congo concernant la réduction de la vulnérabilité de la population ; la prévention des situations de précarité à travers l’action menée par l’Agence française de développement.
Il convient de préciser que les travaux de ce colloque international sur l’action sociale se tenaient à l’Institut national de travail social inauguré le 15 mars dernier. Cet institut a pour missions d’assurer la formation initiale et continue dans le domaine social ; de développer la recherche-action et appliquée en travail social. Il offrait une gamme variée de formations dans les métiers d’assistant de service social (contribue aux actions de prévention, de protection, à l’expertise sociale en luttant contre les exclusions), d’éducateur spécialisé (professionnel qualifié capable dans une démarche socio-éducative d’aider les enfants, les jeunes ou tout individu en difficulté à développer leurs potentialités), d’animateur en développement social local ( professionnel qualifié qui participe à la conception et à la mise en œuvre d’actions collectives).
Les résultats de ce colloque étaient attendus pour faire avancer le travail social dans le pays en vue d’amorcer des réformées adaptées et innovantes en la matière.
Nouveau bâtiment de type R+2 s’impose comme le futur centre névralgique de l’inclusion sociale
Par ailleurs, inauguré après six mois de travaux intensifs, en présence du premier ministre, Anatole Collinet MAKOSSO et la ministre des affaires sociale, Irène Marie Cécile MBOUKOU-KIMBATSA, ce nouveau bâtiment de type R+2 s’impose comme le futur centre névralgique de l’inclusion sociale. Ralliant performance architecturale et accessibilité, l’ouvrage a été conçu pour offrir un service digne aux populations les plus vulnérables.
Un outil moderne au service de l’équité.
C’est un tournant majeur pour le service public. Le nouveau bâtiment « Initiatif », destiné à abriter le Registre Social Unique (RSU), a été officiellement réceptionné. Pensé pour être à la fois fonctionnel et inclusif, ce projet reflète une ambition claire : moderniser l’administration pour mieux servir les citoyens.
D’une emprise au sol de 413 m² sur une superficie totale de 1 666 m², cet édifice de type R+2 avec toiture-terrasse a été bâti selon des standards de qualité rigoureux. L’accent a été mis sur l’accessibilité, avec l’installation d’un ascenseur de six places et des aménagements spécifiquement dédiés aux personnes à mobilité réduite (PMR).
Une organisation optimisée pour le bien-être. L’agencement intérieur a été minutieusement étudié pour fluidifier l’accueil du public et optimiser les conditions de travail du personnel :
• Rez-de-chaussée : Pôle opérationnel comprenant une salle d’enrôlement et de production, une salle de formation, des archives, un réfectoire et des bureaux administratifs.
• 1er et 2ème étage : Espaces de direction et de concertation, regroupant quatorze bureaux, des salles de réunion équipées et des zones d’attente confortables.

L’extérieur n’est pas en reste : une clôture sécurisée avec guérite, un groupe électrogène pour l’autonomie énergétique, une bâche à eau de et un parking en béton armé complètent l’ensemble.
Il faut affirmer que c’est un défi technique et financier relevé. Lancés en mars 2024, les travaux ont été achevés en un temps record de six mois. Malgré des contraintes logistiques de taille, les entreprises Entreprise des Travaux d’Afrique et Bureau Top Iris ont livré l’ouvrage dans le respect des délais.
Le coût global de l’investissement s’élève à 663 722 125 francs CFA TTC, réparti en deux lots principaux : Lot 1 : 550 millions FCFA ; lot 2 : 113,7 millions FCFA.
Ainsi énoncé, il s’agit d’une vision matérialisée pour le développement social. Au-delà du béton, cet ouvrage incarne une vision politique. Lors de la cérémonie, les intervenants ont tenu à remercier le Premier ministre ainsi que la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire pour leur soutien indéfectible.
Ce bâtiment est un levier essentiel pour une meilleure prise en charge des populations. Il est l’exemple de ce que la collaboration entre institutions publiques et acteurs techniques peut produire de mieux pour la justice sociale. Ce nouveau siège ne se contente pas d’offrir des bureaux ; il devient le symbole d’un service public plus structuré, plus équitable et résolument tourné vers l’avenir.
Abibe Ayoka


