Très souvent dans notre pays les élections sont diversement interprétées et donnent lieu à de vives spéculations. Pourtant des opérations pré électorales précédent ces scrutins sur le plan administratif d’une part et de l’autre sur le plan politique des concertations ont désormais pris avant la tenue des élections. Cette fois comme si la démocratie congolaise est en plein essor. Comme l’indique la loi, si les résultats issus des urnes ont fait l’objet des contestations ; assurément les organes habilités ont reçu les recours dans les délais raisonnables. Mais en toute objectivité le vote s’est déroulé dans les règles de l’art en dehors de quelques manquements. La direction générale des affaires électorales organe technique avait mis les bouchées doubles pour la bonne tenue de ce scrutin majeur. D’abord tout commençait par l’arrêté du ministre de l’intérieur Raymond Zéphyrin MBOULOU pour la révision des listes électorales afin de nettoyer tout le fichier. Il s’agit en fait d’un recensement spécial ou spécifique. Ceux qui ont atteint l’âge majeur pouvaient s’inscrire. Les décédés devraient être retranchés de ces matrices ou signaler les changements de noms ou d’adresses. Après l’affichage des listes dans les différents communes sous-préfectures ou chefs lieu de département pour confirmation. Toutes ces opérations visent à élaborer le fichier électoral afin de produire les cartes d’électeurs. Or cette fois ci la DGAE très tôt avait mis le pied à l’étrier. Avec la commission nationale électorale indépendante en sigle CNEI avait ordonné aux administrateurs deux semaines avant le vote aux administrateurs des collectivités locales de distribuer les cartes aux électeurs. S’agissant du matériel de vote les dispositions plus pratiques étaient d’avance prises pour leur acheminement dans les différents bureaux. Les observateurs nationaux et internationaux cette fois- ci ont reconnu unanimement des avancées dans l’organisation et affirmé que cette élection s’est déroulée dans un esprit d’apaisement et la population a répondu massivement au droit de vote en dépit du retard. L’engouement a été remarqué dans plusieurs coins du pays. Pour une fois ces deux structures peuvent se féliciter d’avoir fait aboutir un long et périlleux processus à termes et dans heurt. Cependant dans cette sorte d’autosatisfaction il convient de relever quelques leçons notamment sur le reflet réel des chiffres publiés. Le taux de participation et le large score ne saurait s’expliquer statistiquement parlant. La coupure du réseau de télécommunication a compromis l’objectivité et accrédité le parti au pouvoir. La non-prise en compte des procès-verbaux de certains compétiteurs et les incompatibilités observés dans certains coins de la République. Ainsi dit si la démocratie donne le pouvoir au peuple on ne pouvait lui priver du droit de l’internet. Assurément ce sont des leçons à corriger lors de prochains scrutins …
Abibe Ayoka


