Au seuil d’une année riche en péripéties et à l’entrée d’une nouvelle qui s’annonce décisive et déterminante prélude à l’élection présidentielle de mars 2026,avec insistance de nos observateurs avertis et sur instruction express de nos fidèles lecteurs ,sujet d’actualité dans le cadre de cette rubrique, Jean Claude Etoumbakoundou le préfet directeur général des affaires électorales mérite bien les colonnes de cette rubrique spéciale consacrée aux chefs d’entreprises et aux dirigeants des administrations publiques qui se sont illustrés chacun dans son secteur d’activités comme héros dans l’ombre.
D’ailleurs, l’objectif poursuivi est de stimuler le jugement de valeur dans l’opinion. Comme élucidé dans l’ouvrage préfacé par le président de la République Denis SASOU NGUESSO « En toute transparence » et présenté par le premier ministre Anatole Collinet MAKOSSO dans un bilan globalement positif en novembre dernier, il y va du détaillement satisfaisant de sélectionner certaines actions de portée significative. Quelques illustrations vont étayer nos propos liminaires pour un processus en cours. Déjà, dans les communes et les chefs-lieux des départements, les banderoles pavoisent la bonne tenue du scrutin et un appel au droit civique.
Il est de notoriété publique prélude aux élections, plusieurs sont opérations sont utiles en amont autant un long processus. Pour le cas précis, il s’agissait de la révision extraordinaire des listes électorales qui avait suscité une forte mobilisation et l’engagement citoyen. Tout le monde pouvait constater l’enthousiasme suscité. De la conscientisation à la sensibilisation de la population en passant par la réception et l’analyse des dossiers de différents candidats et le scrutin lui-même aucune fausse note n’a été évoquée.
À un peu plus de six mois de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, l’opération de révision des listes électorales avait commencé, le 1er septembre 2025, comme en témoignaient les banderoles annonçant l’opération sur l’ensemble du territoire national. Elle avait duré deux mois.
Lors de la dernière élection présidentielle organisée en République du Congo, en 2021, le pays comptait plus de 2,645 millions d’électeurs. Les Congolais avaient jusqu’au 30 octobre 2025 pour s’assurer qu’ils étaient bien inscrits sur les listes électorales.
Par la suite, le préfet, directeur général des Affaires électorales (DGAE), Jean-Claude Etoumbakoundou, avait, dans un communiqué officiel, demandé à toutes les personnes de nationalité congolaise, qui s’étaient fait enrôler sur les listes électorales, de bien vouloir se présenter dans les circonscriptions administratives pour vérifier si leurs noms existaient bel et bien sur les listes provisoires affichées.
L’appel du DGAE faisait suite à l’arrêté ministériel fixant la période de réclamations sur les listes électorales issues de la révision du 30 octobre 2025. En effet, la période allant du 3 au 16 décembre était consacrée aux réclamations de la population qui était appelée à faire preuve de patriotisme et de civisme démocratique aigus. Elle devrait massivement consulter ces listes provisoires disponibles dans les circonscriptions administratives de leurs domiciles respectifs. Chef de cet organe technique chargé d’assister le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation dans l’exécution de ses missions régaliennes, Jean-Claude Etoumbakoundou s’employait, en bon chef d’orchestre, à mettre en musique cet arrêté.
Selon la DGAE, la consultation de ces listes était une occasion donnée à la population en âge de voter de procéder librement à la vérification de leurs identités : si les noms étaient mal écrits, oubliés ou encore pour des noms mal affectés dans les bureaux de vote qui ne relevaient pas de leurs lieux de résidence. « Comme on peut le constater aisément, l’affichage à temps des listes provisoires offre l’opportunité à tout un chacun de signaler auprès des commissions administratives où se trouvent leurs domiciles ou résidences, les éventuelles annotations à apporter par la suite sur ces listes provisoires, afin que celles-ci ne soient pas exposées aux critiques susceptibles d’entacher leur crédibilité. Or, la République du Congo qui aspire à des élections équitables, libres, transparentes et apaisées, n’a rien à gagner dans cette polémique », pouvait-on lire dans le communiqué.
Après le 16 décembre, les listes provisoires étaient transmises à la DGAE à Brazzaville, où étaient confectionnées les listes définitives, conformément à la loi. Il sied tout de même de rappeler que depuis le 3 décembre 2025, les malles des listes électorales provisoires saisies avaient été acheminées dans les circonscriptions administratives pour être traitées, avant leur retour à la DGAE pour une dernière saisie.
La loi électorale confère aux autorités administratives des compétences importantes en vue du succès de l’opération de révision des listes électorales. C’était le cas du décret n°2001-530 du 31 octobre 2001 portant création, attribution et organisation des commissions administratives de révision des listes électorales, modifié et complété par les décrets n° 2008-407 du 9 octobre 2008 et 2012-26 du 6 février 2012 qui dispose en son article 15 : « Les sous-préfets et les administrateurs-maires doivent, le même jour procéder à l’affichage des listes électorales dressées par les commissions administratives et aviser les populations de cet affichage en faisant savoir que les réclamations sont reçues pendant 14 jours.
L’article 17 du même décret dispose, quant à lui, « qu’à l’issue de l’examen des réclamations, par les commissions administratives, les listes électorales sont arrêtées et mises à la disposition de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) pour vérification ». Ainsi, la CNEI procède à la vérification des listes électorales et fait part de ses observations au ministre chargé des élections. Après la prise en compte des observations, les commissions administratives arrêtent les listes électorales définitives de la circonscription administrative. « Le ministre chargé des élections tient le fichier électoral national, constitué par l’ensemble des listes électorales, qui lui sont transmises par les préfets de département. Il arrête et publie les listes électorales », précise la loi.
Notons que le gouvernement s’emploie, à travers le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond-Zéphirin Mboulou, à mettre les bouchées doubles pour la bonne organisation de l’élection présidentielle de mars 2026 dont l’enjeu majeur est d’élire un nouveau président devant diriger le pays pendant les cinq prochaines années. La réussite d’une élection étant conditionnée, entre autres, par la maîtrise du corps électoral, la population était ainsi appelée à consulter massivement les listes provisoires en vue d’un scrutin apaisé et sans suspicion en mars 2026.
Par ailleurs, poursuivant sa feuille de route, Sept dossiers de candidature pour l’élection présidentielle, scrutins du 12 et 15 mars prochain, ont été réceptionnés par la Direction générale des affaires électorales (DGEA) après clôture le 12 février à minuit.
Au nombre des personnalités ayant fait acte de candidature figure le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, qui portera les couleurs de la Majorité présidentielle. Six autres candidats, tous membres de l’opposition, ont également déposé leurs candidatures, dont Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, député et président du parti « La Chaîne ». Il est candidat pour la cinquième fois depuis 2002. Le président du Parti pour l’action de la République, Anguios Nganguia Engambé, postule à la présidence pour la quatrième fois d’affilée depuis 2009.
Outre ces trois premiers candidats, habitués à cet exercice, s’ajoutent Dave Mafoula qui revient pour la deuxième fois consécutive après la présidentielle de 2021 ; Vivien Manangou, enseignant de droit à l’Université Marien-Ngouabi ; Destin Gavet, président du Mouvement républicain, le benjamin des candidats ; et Zinga Mabio Mavoungou, ancien député. Ces trois derniers se positionnent pour la première fois.
Les candidatures réceptionnées par la DGAE ont été validées par la Cour constitutionnelle, avant ce 20 février en attendant l’ouverture de la campagne électorale jusqu’au 13 mars à minuit. Le scrutin aura lieu pour les agents de la force publique le 12 mars et pour le plus gros lot des électeurs le 15 mars.
Par ailleurs, les deux principaux partis d’opposition, à savoir l’Union panafricaine pour la démocratie sociale et l’Union des démocrates humanistes-Yuki n’ont pas présenté de candidats, invoquant des problèmes internes et de non-prise en compte de certaines de leurs réclamations. Un dialogue réunissant les dirigeants des formations politiques et de la société civile a été organisé à l’initiative du ministère de l’Intérieur et de l’Administration du territoire, du 16 au 19 février, à Djambala, chef-lieu du département des Plateaux.
Pour terminer avec ce morceau choisi, il sied de noter pour un processus en cours que le chemin est déjà bien tracé pour un scrutin présidentiel apaisé et maitrisé. Sujet d’actualité, comprenez tout de suite qu’on ne pouvait clore cette rubrique consacrer une page spéciale au directeur général des affaires électorales. Attendons voir les jours à venir pour s’en convaincre. Bonne chance monsieur le préfet !
Abibe Ayoka


