L𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐣𝐚𝐦𝐛𝐚𝐥𝐚 a fermée 𝐬𝐞s portes 𝐜𝐞 𝟏𝟖 𝐟𝐞́𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫. Les choses ont avancé plus vite que programmé au point ou les assises prévues pour quatre jours ont finalement pris trois jours. Au terme de bilan des recommandations adoptées a la concertation politique d’Owando, il a été constaté l’exécution totale de six, une en cours d’exécution et six autres non exécutées ont été reconduites.
Cinq nouvelles sont prises et intégrées dans le corpus donnant ainsi onze recommandations au total adoptées par la concertation politique de Djambala.
Ainsi, les participants, après échanges et discussions, autour de la gouvernance électorale et le découpage administratif territorial, deux points forts de cette rencontre, ont consensuellement recommandé de « 𝘳𝘦𝘷𝘪𝘴𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘤𝘢𝘥𝘳𝘦 𝘭𝘦́𝘨𝘢𝘭 𝘥𝘦́𝘧𝘪𝘯𝘪𝘴𝘴𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘳𝘪𝘵𝘦̀𝘳𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘥𝘦́𝘵𝘦𝘳𝘮𝘪𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘶 𝘥𝘦́𝘤𝘰𝘶𝘱𝘢𝘨𝘦 𝘢𝘥𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘪𝘧 ;𝘱𝘰𝘶𝘳𝘴𝘶𝘪𝘷𝘳𝘦 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘦𝘴𝘴𝘶𝘴 𝘥𝘶 𝘥𝘦́𝘤𝘰𝘶𝘱𝘢𝘨𝘦 𝘢𝘥𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘪𝘧 ; 𝘳𝘦𝘷𝘪𝘴𝘪𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘦𝘹𝘵𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘪𝘵𝘦́ 𝘵𝘦𝘤𝘩𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘥’𝘦́𝘷𝘢𝘭𝘶𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘥𝘦́𝘤𝘦𝘯𝘵𝘳𝘢𝘭𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘦𝘯 𝘢𝘴𝘴𝘶𝘳𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘮𝘪𝘴𝘦 𝘦𝘯 𝘢𝘱𝘱𝘭𝘪𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 ; 𝘢𝘴𝘴𝘶𝘳𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘢𝘭𝘰𝘳𝘪𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘪𝘳𝘤𝘰𝘯𝘴𝘤𝘳𝘪𝘱𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘢𝘥𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘢𝘵𝘪𝘷𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘣𝘢𝘴𝘦(𝘲𝘶𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦𝘳𝘴 𝘦𝘵 𝘷𝘪𝘭𝘭𝘢𝘨𝘦𝘴) 𝘦𝘯 𝘢𝘮𝘰𝘳𝘤̧𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘤𝘦𝘴𝘴𝘶𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘰𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘦𝘯 𝘪𝘯𝘧𝘳𝘢𝘴𝘵𝘳𝘶𝘤𝘵𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘢𝘣𝘳𝘪𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘴𝘪𝘦̀𝘨𝘦𝘴 ».
Ils ont aussi recommandé d’«𝘢𝘱𝘱𝘭𝘪𝘲𝘶𝘦𝘳 𝘴𝘵𝘳𝘪𝘤𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘢 𝘭𝘰𝘪 𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘵𝘢𝘮𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘳𝘯𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘰𝘴𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘨𝘢𝘳𝘢𝘯𝘵𝘪𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘢 𝘵𝘳𝘢𝘯𝘴𝘱𝘢𝘳𝘦𝘯𝘤𝘦, 𝘭𝘦 𝘭𝘪𝘷𝘳𝘦 𝘤𝘩𝘰𝘪𝘹 𝘱𝘢𝘳 𝘭’𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘤𝘢𝘯𝘥𝘪𝘥𝘢𝘵, 𝘭’𝘦𝘹𝘢𝘤𝘵𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘴𝘪𝘯𝘤𝘦́𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘴𝘶𝘭𝘵𝘢𝘵𝘴 ; 𝘥’𝘦́𝘵𝘢𝘣𝘭𝘪𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘭𝘪𝘴𝘵𝘦𝘴 𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘪𝘴𝘵𝘳𝘪𝘣𝘶𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘢𝘳𝘵𝘦𝘴 𝘥’𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘭𝘢 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘨𝘳𝘢𝘯𝘥𝘦 𝘳𝘪𝘨𝘶𝘦𝘶𝘳 ; 𝘥’𝘪𝘯𝘵𝘳𝘰𝘥𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘢 𝘣𝘪𝘰𝘮𝘦́𝘵𝘳𝘪𝘦 𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦𝘴 ;𝘱𝘭𝘢𝘧𝘰𝘯𝘯𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘧𝘪𝘯𝘢𝘯𝘤𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘤𝘢𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦𝘴 𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘰𝘳𝘢𝘭𝘦𝘴 ;𝘧𝘪𝘯𝘢𝘯𝘤𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘴 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 ;𝘧𝘪𝘯𝘢𝘯𝘤𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘥𝘦́𝘮𝘰𝘤𝘳𝘢𝘵𝘪𝘦 ; 𝘥𝘦 𝘳𝘦́𝘥𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘢𝘶𝘹 𝘥𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘤𝘢𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘤𝘩𝘢𝘲𝘶𝘦 𝘦́𝘭𝘦𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 ».
La grand-messe de Djambala faut- il le rappeler, a réuni près de 200 acteurs politiques et de la société civile autour du thème, « 𝑐𝘰𝑛𝘴𝑜𝘭𝑖𝘥𝑜𝘯𝑠 𝑙𝘢 𝘥𝑒́𝘮𝑜𝘤𝑟𝘢𝑡𝘪𝑒 𝑝𝘢𝑟 𝑑𝘦𝑠 𝑒́𝘭𝑒𝘤𝑡𝘪𝑜𝘯𝑠 𝑙𝘪𝑏𝘳𝑒𝘴 𝘦𝑡 𝑡𝘳𝑎𝘯𝑠𝘱𝑎𝘳𝑒𝘯𝑡𝘦𝑠 ».
Outre ces recommandations, plusieurs préoccupations ont été portées à l’attention du gouvernement. Il s’agit de l’édition d’un système de mandats limités pour les membres de la CNEI ; le renforcement de la transparence électorale par la prescription de la présence des délégués des candidats dans toutes les instances de compilation des résultats, à commencer par le bureau de vote et ce pour l’avenir à des élections toujours apaisées et crédibles ; la rédaction d’une loi électorale nouvelle au lieu de procéder par la modification des textes existants ; la suppression du vote par anticipation ou s’il était maintenu, la proclamation le même jour des Résultats ; la tenue du vote général pendant les jours ouvrables et non le dimanche, jour réservé aux cultes ; l’application rigoureuse de la loi électorale ; la restauration totale de la gestion des processus électoraux au gouvernement ; le réexamen de la loi 40-2025 du 31 décembre 2025 à propos de la candidature aux élections locales ; la reconduite de toutes les recommandations non exécutées en particulier celles concernant la biométrie et le financement des partis politiques ; le vote des congolais de l’étranger ; l’assouplissement de la mesure de l’implantation des partis politiques dans les départements (7 au lieu de 15) ; l’allongement du délai de la campagne électorale jugée trop juste pour sillonner tout le pays à l’effet de faire et de présenter son projet de société enfin un pacte républicain ainsi que les principes directeurs pour la réécriture de la loi électorale.
Ces assises ouvertes par le chef du gouvernement Anatole Collinet Makaosso ont été closes par le ministre d’État Pierre Mabiala. Les participants se sont dit satisfaits du consensus qui s’est dégagé.
Abibe Ayoka


