La compétition s’annonce réelle. À trois jours de la clôture du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, la scène politique congolaise s’agite et les ambitions se dévoilent sans détour. Malgré une caution de 25 millions de FCFA exigée avant même le dépôt des dossiers, un filtre financier censé décourager les candidatures de circonstance ; les prétendants continuent d’affluer. Preuve que, contrairement à certaines certitudes, les jeux sont loin d’être déjà pliés. Si Denis Sassou Nguesso est donné favori, d’autres candidats comme Dave Mafoula, Vivien Manangou et plusieurs outsiders refusent de se contenter du rôle de figurants. Car personne n’engage 25 millions de FCFA, auxquels s’ajoutent les lourdes dépenses de campagne, pour simplement accompagner une victoire annoncée.



La présidentielle s’annonce donc plus disputée qu’il n’y paraît. Et une évidence s’impose : on ne se présente jamais à une élection pour perdre… mais pour gagner, ou au minimum pour peser dans le rapport de force politique.
Abibe Ayoka


