Brazzaville, 29 janvier 2026 — La clôture du segment officiel de l’événement AKIENI ACADÉMIE s’est déroulée dans une atmosphère solennelle et porteuse d’avenir, à l’occasion de la Journée mondiale de la protection des données à caractère personnel.
Un cadre hautement symbolique, choisi pour rappeler que, dans un monde gouverné par le numérique, la donnée est désormais un enjeu de liberté, de souveraineté et de développement.
Prenant la parole, Leon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a livré un message fort, à la fois politique, pédagogique et mobilisateur, devant un parterre de membres du gouvernement, de diplomates, de partenaires institutionnels, d’acteurs du secteur privé et de jeunes académiciens.
La protection des données : un droit fondamental à l’ère du tout numérique
Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des cyberattaques et des violations de la vie privée, le ministre a rappelé que la protection des données personnelles n’est plus une option technique, mais un droit fondamental que chaque citoyen doit connaître et défendre.
« La protection des données garantit la vie privée, protège les libertés individuelles et renforce la confiance dans l’espace numérique », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une culture numérique responsable, partagée aussi bien par les institutions que par les citoyens.
Saint-Gray
AKIENI ACADÉMIE, symbole d’une vision stratégique
Au-delà de la célébration, l’événement a surtout marqué l’affirmation d’une orientation stratégique majeure pour le Congo. Pour le ministre Leon Juste Ibombo, AKIENI ACADÉMIE n’est pas un simple programme de formation, mais un acte de souveraineté technologique et un investissement assumé dans la ressource la plus précieuse du pays : la jeunesse congolaise.
S’inscrivant dans la vision du Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui fait du capital humain, de la science et de la technologie les piliers du développement durable, cette initiative incarne une ambition claire : former une jeunesse compétente, innovante et actrice de la transformation nationale.
Le numérique, levier de puissance publique et de justice sociale
Dans son allocution, le ministre a rappelé que le numérique est désormais un instrument de puissance publique, un moteur de compétitivité économique et un outil de justice sociale.
Derrière chaque plateforme digitale se joue la capacité de l’État à sécuriser ses données stratégiques, moderniser l’administration, rapprocher les services publics des citoyens et créer de la valeur locale. Former des compétences nationales dans ces domaines n’est donc pas un luxe, mais une impérieuse nécessité politique.
AKIENI ACADÉMIE répond précisément à ce défi, en mettant à disposition du pays des jeunes capables de développer des solutions concrètes pour l’administration publique, d’accompagner les entreprises dans leur digitalisation et de participer activement à la modernisation de l’économie congolaise.
Des solutions concrètes pour un numérique utile
Les projets présentés lors de la cérémonie ont illustré une approche pragmatique et orientée vers l’impact : dématérialisation documentaire, facturation électronique, justice numérique, inclusion digitale, gestion intelligente des services.
« Ce que nous voyons ici n’est pas de la théorie, mais des réponses concrètes aux réalités de notre pays », a insisté le ministre, saluant un numérique utile, inclusif et au service du peuple.
Une jeunesse actrice du changement
S’adressant directement aux académiciens, Leon Juste Ibombo a tenu à valoriser leur rôle dans la construction du Congo de demain. Plus que des apprenants, ils sont désormais des acteurs du changement, appelés à devenir des modèles, des leaders et des ambassadeurs du Congo numérique.
S’inspirant de Nelson Mandela, il a rappelé que l’éducation reste l’arme la plus puissante pour transformer le monde, et que cette génération incarne une force pacifique d’innovation et de progrès.
Une transformation collective et inclusive
Enfin, le ministre a salué l’engagement des partenaires publics, privés et institutionnels, rappelant que la transformation numérique ne peut être l’œuvre de l’État seul. Elle repose sur une alliance stratégique entre pouvoirs publics, secteur privé, institutions de formation et jeunesse créative.
Un cap clair pour le Congo numérique
En conclusion, la clôture d’AKIENI ACADÉMIE a résonné comme un lancement : celui d’une nouvelle génération de talents et d’un cycle de transformation nationale.
Sous la haute vision du Président de la République et avec l’engagement du gouvernement conduit par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, le Congo affirme son choix de l’intelligence, de l’innovation et d’une jeunesse décomplexée.
Le Congo numérique est en marche — et il avance avec sa jeunesse.
La rédaction


