Au seuil d’une année riche en péripéties et à l’entrée d’une nouvelle 2026 qui s’annonce décisive et déterminante, c’est l’heure du bilan. D’ailleurs, l’ouvrage préfacé par le Président de la République Denis SASSOU NGUESSO « En toute transparence et présenté en novembre 2025 par le chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso plaide pour un globalement positif. Et comme de tradition pour notre rédaction, il s’agit de mettre en lumière les acteurs de la vie active nationale qui se sont distingués dans chaque secteur d’activités dans le détaillement positif. L’objectif poursuivi est de susciter le jugement de valeur auprès de nos lecteurs puis qu’il s’agit de la gestion axée sur les résultats autrement la gouvernance par la preuve.
Il sied de rappeler aussi que rares sont les chefs d’entreprises qui communiquent souvent dans notre pays hélas mondialisation oblige. Pourtant, il y a ceux qui foisonnent en action ou d’autre part des héros dans l’ombre.
Dans un domaine aussi complexe et sensible comme les hydrocarbures, la communication a toute sa place. C’est en cela que sorti de cette autarcie, Richard NGOLA, directeur général de l’aval pétrolier a sorti ses griffes et du coup rentre dans le cercle fermé des managers pour cette dernière sélection. Ne dit-on pas que les structures valent ce que sont leurs animateurs.
Son apparition médiatique, il y a quelques jours a trouvé tout son écho sur le prix du gaz butane utilisé dans la plupart des ménages. L’autorité de l’état est non négociable.
A la suite d’un point de presse animé le 13 janvier 2026 à Brazzaville par Richard Ngola, directeur général de l’aval pétrolier au ministère des Hydrocarbures, les autorités congolaises ont formellement interdit toute augmentation des prix du gaz butane.
La mise au point est intervenue après une réunion de travail avec les sociétés de distribution et de commercialisation du gaz butane. Cette rencontre a été convoquée à la suite d’une décision unilatérale de la société FAAKI Congo d’augmenter les prix de ce produit de première nécessité. L’administration a expliqué les mécanismes officiels de fixation des prix, rappelé le cadre réglementaire en vigueur et justifié son intervention par la nécessité de restaurer l’autorité de l’Etat et de préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Les représentants des sociétés de distribution et de commercialisation du gaz butane.
La polémique, née de hausse par FAAKI Congo des prix du gaz butane, a conduit le ministère des Hydrocarbures à réagir publiquement. Devant la presse, Richard Ngola, directeur général de l’aval pétrolier, a tenu à rassurer l’opinion nationale : les prix du gaz butane n’ont connu aucune modification et demeurent strictement encadrés par les textes réglementaires en vigueur.
Selon les explications fournies, la situation trouve son origine dans la publication par la société FAAKI Congo d’une note de service annonçant une augmentation des prix du gaz butane sur le marché. Cette initiative, jugée « unilatérale et non conforme à la réglementation », a provoqué une vive réaction au sein de la population, confrontée à un contexte économique déjà marqué par des tensions sur le coût de la vie. Face à ce désordre, l’administration publique a estimé indispensable d’intervenir afin de rétablir l’ordre et la légalité.
Richard Ngola a rappelé que le marché national du gaz butane est approvisionné par plusieurs sources : le terminal de NKOSSA 2 opéré par Trident Energy Congo, le site de Banga Cayo exploité par Win Gua, la Congolaise de raffinage (Coraf), ainsi que les importations. Ces différentes sources, a-t-il précisé, permettent d’assurer la disponibilité du produit sur le marché local selon des mécanismes de prix clairement définis par l’Etat.
L’arrêté n°91-94 du 9 octobre 2018 portant mise en place de la structure des prix du gaz butane fixe, sans ambiguïté, le prix d’entrée en distribution à 200 FCFA le kilogramme et le prix de vente au consommateur final à 512 FCFA le kilogramme. Ce dispositif prévoit également des mécanismes de compensation destinés à prendre en compte les écarts éventuels liés aux conditions d’approvisionnement des sociétés agréées.
Le directeur général de l’aval pétrolier a par ailleurs indiqué que le contrat liant FAAKI Congo à la société Win Gua a été examiné par les services compétents, qui y ont relevé plusieurs non-conformités. C’est dans ce contexte que le ministre des Hydrocarbures a mis en place une équipe d’experts chargée d’harmoniser les modèles contractuels et de valider les prix d’acquisition du gaz butane auprès de Win Gua. En attendant l’aboutissement de ces travaux, toute modification des prix à la consommation est formellement proscrite.
A l’issue des discussions, il a été recommandé à la société FAAKI Congo l’annulation immédiate de sa note de service ; une concertation interministérielle en vue de la réouverture des points de vente FAAKI Congo fermés, et de lui notifier officiellement, par courrier du ministère des Hydrocarbures, la violation de la réglementation en vigueur. Parallèlement, les échanges avec la société Win Gua seront finalisés afin de mettre en place un nouveau mécanisme destiné à faciliter l’approvisionnement en gaz butane des sociétés de distribution et de commercialisation.
En réaffirmant que les prix du gaz butane restent inchangés, les autorités entendent non seulement apaiser les inquiétudes des consommateurs, mais aussi rappeler que la régulation du secteur énergétique demeure une prérogative régalienne de l’Etat, exercée dans l’intérêt général et la stabilité sociale.
Notons que Richard NGOLA est un cadre du ministère des hydrocarbures à l’Agence de Régulation de l’Aval Pétrolier. Passionné des sciences, il ingénieur chimiste et caracole plusieurs formations et compte beaucoup d’ateliers et séminaires. Après la licence en chimie de la faculté des sciences de l’université Marien Ngouabi, il s’envole pour la Cote d’ivoire où il obtient un DEA dans le domaine des sciences de la chimie. Il a enseigné au Burkina Faso et de nos jours à l’ENS de l’université Marien Ngouabi et n’entend pas s’arrêter. Nommé chef de service de la gestion des approvisionnements en produits pétroliers au ministère des hydrocarbures, il s’occupait aussi du suivi des stocks des carburants dans tous les dépôts pétroliers de la République du CONGO.
Il valide les dossiers de demande d’importations des produits pétroliers.
Il s’occupe de la stabilisation du marché pétrolier local et de la stabilisation des prix des produits pétroliers sur le marché intérieur. Chef de service de gestion des approvisionnements. Analyste du marché pétrolier et des missions de formation sur le Marché Pétrolier avec Thomson Reuters à Dubaï Juillet-Aout 2010 ; mission de formation sur le Marché Pétrolier avec Platts et Argus à Londres Février 2011.Il a été Conseiller de l’aval pétrolier du ministre Jean Marc Thystère Tchikaya.
Pointilleux et responsable, Richard NGOLA est conscient que celui qui n’arrête pas une erreur la favorise et persuadé que si le charbon ne te brule ,il te noircit . Derrière ses lunettes se cache un grand homme qui veiile sur la stabilité des prix sur le marché national et défend les intérêts des consommateurs tout autant.
Sans tripatouiller sur sa foi chrétienne, le directeur général de l’aval pétrolier sait mêler vie professionnelle et vie privée. Pionnier des réformes enclenchées au sein de son ministère, il est un manager imperturbable et qui sait bâtir son start up pour la restauration de l’autorité de l’état et surtout qu’on ne triche pas avec la science. Bonne et heureuse année 2026 !
Abibe Ayoka


