Le Congo est actuellement confronté à une situation préoccupante : la prolifération des fausses informations et des délations sans fondement sur les réseaux sociaux.
Cette tendance alarmante a des conséquences désastreuses, notamment l’atteinte à la réputation des personnes, le discrédit des institutions et vertigineux des médias, ainsi qu’une érosion préoccupante de la confiance des citoyens envers les autorités et les organes de presse. Le cas du directeur général du Laboratoire National de Santé Publique, Monsieur Roch Fabien Niama, est un exemple flagrant de cette dérive. Ce professeur émérite est victime de critiques virulentes et infondées de la part de certains internautes, qui n’ont ni les compétences ni la légitimité pour juger de son travail. Les jeunes rédacteurs d’un site connu, qui se prétendent journalistes, sont parmi les plus virulents. Mais qui sont-ils pour se permettre de juger un expert de son niveau ? Une vérification scrupuleuse de ses références académiques confirme que Monsieur Roch Fabien Niama est un enseignant de rang A et un chercheur de renom en virologie. Son œuvre scientifique est impressionnante : plus de 100 articles publiés dans des revues prestigieuses et cités plus de 1000 fois par des chercheurs de toute origine. Sur le plan administratif, les informations en notre possession révèlent des réalisations marquantes, notamment le renforcement du plateau technique du Laboratoire National de Santé Publique, la construction de l’Institut de Biologie et de veille sanitaire de Pointe-Noire, la formation de plusieurs jeunes scientifiques congolais, ainsi que le rôle crucial de ce laboratoire pendant les pandémies et épidémies que le Congo a connues ces 5 dernières années. Face à cette situation, il est légitime de se demander pourquoi cette campagne de dénigrement contre Monsieur Roch Fabien Niama. La réponse est malheureusement évidente : ces « journalistes » en ligne sont motivés par la recherche de clics et de notoriété, plutôt que par le souci de l’information véridique et objective. Les conséquences de cette dérive sont graves et multiformes. Les institutions et les médias sont discrédités, les personnes sont victimes de diffamation et de harcèlement, et la confiance des citoyens dans les autorités et les organes de presse est éminemment ébranlée. Il est temps de mettre fin à cette gabegie ! Les médias en ligne doivent se doter d’une ligne éditoriale saine et respectueuse des personnes et des institutions, sans perdre le fondement même de ce qui fait un média indépendant : sa liberté d’expression. Les internautes doivent être conscients de la responsabilité qui est la leur lorsqu’ils diffusent des informations non vérifiées et cèdent souvent assez facilement au sensationnel. Les autorités doivent prendre des mesures et adopter des lois pour sanctionner les auteurs de fausses informations et de diffamation. Le Congo a besoin de médias responsables et de citoyens éclairés pour construire un avenir meilleur. Il est temps de prendre des mesures pour protéger la crédibilité des institutions et des médias, et promouvoir une information de qualité.Oboura Iloki Anderson


