Jean-Pierre Nonault, Directeur général des institutions financières nationales (DGIFN), sous tutelle du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public a bien veillé au grain. Nombre des congolais ne se rendent pas compte du labeur de ce technocrate dans un monde en pleine mutations.
En tant qu’organe technique qui assiste le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, la direction générale des institutions financières nationales est l’interlocuteur principale des assujettis, du secteur de la Finance privée. Suivant nos enquêtes et sondages, il est question de présenter la structure qu’il anime au risque de tomber dans un périlleux culte de personnalité. C’est pourquoi sans protocole de rédaction, nous lui avions consacré une page spéciale dans cette rubrique privilégiée des managers.
Il s’agit de veiller aux normes prudentielles, atouts, risques et perspectives ; les échanges sur les préoccupations des assujettis ; les échanges sur les préoccupations de la DGIFN ; le respect du règlement relatif à la protection des consommateurs ; l’inclusion financière ; la monnaie électronique et la banque du futur ; l’introduction à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Après une traversée lugubre basée sur des suspicions subjectives au détriment de la ligne professionnelle, une nouvelle mobilisation s’imposait. Ainsi l’exhortation du Directeur général demeure la solidarité, l’amour du travail bien fait et la rigueur.
« Nous sommes en quête d’efficacité. Pour y arriver, j’accorde de l’importance à tout le personnel, car cet objectif ne peut être atteint sans vous, cadres et agents », aime à notifier Jean-Pierre Nonault.
« L’objectif poursuivi par Jean Pierre Nonault est d’accélérer la transformation de la DGIFN et d’identifier notre travail sur le périmètre d’intervention qui nous a été confié. Un de nos défis est de favoriser l’inclusion financière et de demeurer une institution dynamique, proactive, innovante et proche des partenaires.
Ce sillon vers l’excellence se trace grâce à l’action combinée du savoir-faire de nos équipes et à la synergie de nos métiers. Aussi, chaque jour, la Direction générale s’attèle à veiller à la régulation et à la promotion du secteur financier congolais.
« Bâtir une direction générale solide pour aller de l’avant requiert ‘’sacrifices’’ et ‘’amour du travail’’. Je vous exhorte au travail, à plus de ponctualité, de discipline et de disponibilité. Mon but est de valoriser et crédibiliser la DGIFN, afin qu’elle sorte de l’ombre. Mais, ceci n’est possible qu’avec l’appui de tous. Nous devons tous nous engager, avec détermination et loyauté, à donner corps et consistance à notre vision, la vision d’une administration publique moderne ».
Parmi les défis urgents à relever figurent, selon le Directeur général Jean-Pierre Nonault, la rénovation des bâtiments abritant les différentes directions centrales de la DGIFN ; l’acquisition de trois nouveaux véhicules de liaison dédiés au personnel pour l’exercice de ses tâches ; la formation des agents ; l’informatisation de l’ensemble des processus de gestion de la DGIFN ; la digitalisation de l’administration et des archives de la DGIFN et l’ouverture d’une discussion sur la possibilité de mise en place d’une Mutuelle de santé pour le personnel de la DGIFN ».
En rappel, la DGIFN tire son existence juridique du décret 2010/561 du 3 août 2010 portant sur ses attributions et son organisation.
Selon le décret n°2010-561 du 3 août 2010, cette direction générale assiste le ministre dans l’exercice de ses attributions dans le domaine des institutions financières nationales. Elle est chargée, entre autres, de veiller à la régulation du système financier national et à la sécurisation des dépôts des épargnants ; promouvoir la modernisation, la diversification et la sécurisation des moyens de paiement ; participer à l’orientation et à la coordination des politiques relatives au système financier national.
Elle a aussi mission de promouvoir l’extension, la diversification et l’implantation nationale des établissements de crédit et assimilés ; veiller à l’application de la réglementation relative aux établissements de crédit et de microfinance, aux sociétés et intermédiaires d’assurances ; assurer la promotion du secteur des assurances. Il s’agit aussi de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur financier ; promouvoir la politique de collecte de l’épargne ; contribuer à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Cependant, les entreprises peinent souvent à gérer les risques financiers et à assurer leurs transactions concernant l’import et l’export. Face à ces difficultés, l’affacturage permet à l’entreprise d’obtenir rapidement de la liquidité avec un coût, tandis que le crédit-bail l’aide à préserver sa trésorerie en l’engageant sur le long terme.
Dans cette perspective, pour une meilleure fiabilité et traçabilité, la Banque postale du Congo (BPC) est l’un des rares établissements bancaires de la place qui propose les deux types de financement alternatif (l’affacturage et le crédit-bail) aux Petites et moyennes entreprises (PME) congolaises. Dans cette optique, elle avait organisé, le 7 mars 2025 à Brazzaville, le séminaire sur le commerce international, l’affacturage et le crédit-bail, réunissant ses principaux partenaires, les dirigeants des établissements de crédits, les opérateurs économiques et les experts du secteur. L’objectif de la rencontre, d’après le directeur général de la BPC, Calixte Médard Tabangoli, était de créer un espace d’échange ouvert aux professionnels comme aux passionnés.
Entre réseautage, exposés thématiques et panels d’échanges, ce séminaire visait à sensibiliser les acteurs de l’économie nationale aux opportunités qu’offrent les deux outils de gestion de la trésorerie. Il s’agissait également de trouver ensemble les meilleures solutions aux difficultés du marché comme, par exemple, de faire évoluer la loi pour inclure le secteur public dans ce mécanisme de recouvrement des créances. « La BPC est particulièrement heureuse d’organiser un tel séminaire qui avait l’ambition, teintée de modestie, de combler des déficits de connaissances en matière de financement du commerce international, de financements alternatifs et de partager les expériences. Il s’agissait d’encourager les PME à franchir une étape et à frapper aux portes des banques pour bénéficier de modes de financement adaptés à leurs besoins », avait indiqué Calixte Médard Tabangoli. Cette rencontre de sensibilisation autour du financement par l’affacturage et le crédit-bail vient à point nommé, avait salué le directeur général des institutions financières nationales, Jean-Pierre Olivier Nonault. En 2024, le financement du secteur privé au moyen du crédit-bail avait porté sur un montant de 10,9 milliards F CFA, soit une augmentation de 152,1% par rapport à l’année précédente. « S’agissant de l’affacturage, en dépit des efforts déployés par la BPC, une part très importante des entreprises méconnaissent encore ce produit », avait souligné Jean-Pierre Olivier Nonault, invitait l’organisateur du jour à poursuivre la sensibilisation à propos.
Ces deux instruments financiers s’adressent principalement aux PME qui représentent 80% du tissu économique national et 60% d’emplois au Congo, avait précisé l’un des intervenants, le fondateur et associé gérant d’ARIES investissement, Loïc Mackosso. Ils permettent à celles-ci de faire face aux risques de crédit, de change et au risque politique. En tant que membre du réseau mondial de l’affacturage, la BPC pratique l’affacturage sans recours avec un taux d’intérêt de moins de 3%, avait soutenu un autre intervenant, le directeur de l’affacturage et du commerce international à la BPC, Avant Gotene. « L’affacturage est un multiplicateur des chiffres d’affaires et un accélérateur de croissance. La BPC offre la meilleure solution assez simple et flexible », avait-t-il renchéri.
Au cours de ce séminaire de sensibilisation, les participants avaient débattu autour des sous-thèmes tels que « L’importance des financements alternatifs(affacturage et crédit-bail) pour les PME » ; « Le factoring, une opportunité pour les PME » ; « Le crédit-bail, un mode de financement alternatif pour les PME », en plus de trois panels sur « L’affacturage, un outil de financement pour améliorer la stabilité économique » ; « L’affacturage, un accélérateur de croissance pour les PME » ; et « La gestion efficace du poste fournisseurs à travers les outils de financement alternatif (le crédit documentaire, l’affacturage et le crédit-bail).
L’affacturage, retenons-le, est l’opération par laquelle l’adhérent (entreprise) transfère par écrit, avec effet subrogatoire, ses créances à un factor(banque), qui moyennant rémunération, lui règle par avance, tout ou partie du montant des créances transférées, tout en supportant ou non, conformément à la convention, les risques d’insolvabilité éventuelle sur les créances cédées. La facture peut être transformée en cash dans les 24h. Hormis le procédé classique, il existe aussi l’affacturage international et inversé.
Quant au crédit-bail, il permet de financer l’acquisition ou l’utilisation de biens mobiliers à usage professionnel. Le crédit-preneur (entreprise) effectue des paiements de loyers ou de redevances au crédit-bailleur(banque).
En marge du Forum Investopia 2025 à Abu Dhabi, Il avait eu l’occasion, d’échanger avec Abu Dhabi First Bank, et des groupes internationaux tels que Flour Mills of Nigeria, AI Nowais Family Office et d’autres entreprises qui explorent les opportunités d’investissement dans l’industrie et les infrastructures au Togo par exemple.
Selon Jean Pierre Olivier Nonault dans le cadre de la coopération, il souligne que la qualité de notre climat des affaires et l’efficacité des réformes du Gouvernement, relevées par les partenaires rencontrés, confirment que notre pays est une destination à privilégier par les investisseurs désireux de se positionner sur le marché africain.
Dans un autre contexte, la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire a visité ce mercredi 19 novembre 2025, les sites abritant les deux (2) grands projets en cours d’exécution à l’ARTF.
Il s’agit du projet de la plateforme de certification des transferts de fonds en République du Congo, située dans les locaux de la société GEOLAB à Brazza Mall (Mpila) et celui de la construction du siège de l’ARTF.
Cette visite conduite par le juge rapporteur Emmanuel KAMBA avait permis à cette institution d’évaluer le niveau d’exécution desdits travaux à ce jour, en vue de produire un rapport annuel.
Enfin, sans compter sur les calculs de ses frondeurs Jean Pierre olivier est un manager et qui sait partager son expérience pour l’équilibre et la stabilité de l’inclusion financière au Congo. Depuis son arrivée à la tête de cette institution, il fait bouger les lignes. Reste qu’à lui souhaiter pleins succès et bonne et heureuse année 2026.
Abibe Ayoka


