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République du Congo/Les Meilleurs Managers 2025 : DG des douanes, KOUMOU MBONGO Guenolé dans une transition fiscale pour rationaliser la dépense !

République du Congo/Les Meilleurs Managers 2025 : DG des douanes, KOUMOU MBONGO Guenolé dans une transition fiscale pour rationaliser la dépense !

République du Congo/Les Meilleurs Managers 2025 : DG des douanes, KOUMOU MBONGO Guenolé dans une transition fiscale pour rationaliser la dépense !

République du Congo/Les Meilleurs Managers 2025 : DG des douanes, KOUMOU MBONGO Guenolé dans une transition fiscale pour rationaliser la dépense !

Au seuil d’une année riche en péripéties et à l’entrée d’une nouvelle, notre rédaction met en lumière les administrateurs des entités publiques qui se sont distingués des autres dans divers secteurs de la vie active. L’objectif est de susciter le jugement de valeur auprès de nos lecteurs. Au titre des régies financières, Guénolé KOUMOU MBONGO s’est démarqué et mérite bien les colonnes de cette rubrique. D’ailleurs, c’est l’heure du bilan. Prêchant par l’exemplarité, la rigueur et la discipline, le directeur général des douanes poursuit ses réformes notamment avec la digitalisation e-douane, la géolocalisation et la rationalisation des dépenses fiscales.

En effet, au sujet des exonérations ou des privilèges qui sont une niche de fuite des ressources, devant la commission économie et finances de l’assemblée nationale en mars 2025, il proposait un traitement minutieux de cette épine qui agrippe la machine. 

S’agissant de la Loi de finances 2025, Guénolé Mbongo-Koumou évoquait la nécessité de rationaliser la dépense fiscale. Le directeur général des Douanes et des Droits indirects, Guénolé Mbongo-Koumou, avait été récemment auditionné par la commission économie, finances et contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, en compagnie des directeurs des régies financières. Il avait souligné la nécessité de mettre en œuvre les nouvelles dispositions contenues dans la loi de finances 2025, notamment celles visant la rationalisation de la dépense fiscale.

Répondant aux questions des journalistes après son audition, le directeur général des Douanes et des Droits indirects avait indiqué que comparativement à d’autres pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, la République du Congo enregistre un niveau de dépenses fiscales très élevé. « Nous accordons plus d’exonérations que nous mobilisons des ressources intérieures nécessaires au financement des activités prévues dans les lois de finances telles que le paiement des salaires, le remboursement des services de la dette… », avait déploré Guénolé Mbongo-Koumou.

Selon lui, l’administration douanière avait amorcé depuis un moment, avec les commissions économie et finances du Parlement, une transition fiscale, c’est-à-dire aller vers des budgets qui accordent une attention particulière à la mobilisation des ressources intérieures. « Mobiliser les ressources intérieures, c’est aussi réajuster la politique fiscale.

Cette politique avait été jusqu’à présent généreuse, puisqu’au titre de l’exercice 2023-2024, rien qu’au cordon douanier, nous avons enregistré plus de 600 milliards FCFA d’exonérations des dépenses fiscales alors que les recettes ont peiné à atteindre les 180 milliards FCFA », a-t-il poursuivi.

Cet état des faits aujourd’hui impose, avait-t-il indiqué, aux différents acteurs le courage de mettre en œuvre les politiques pour rationaliser la dépense fiscale. Visant à examiner la mise en application des dispositions votées dans la loi des finances, exercice 2025, la séance de travail avec la commission économie et finances de l’Assemblée nationale avait permis d’aborder plusieurs points dont celui relatif au contrôle de l’octroi des privilèges douaniers, fiscaux. A ce sujet, le législateur a décidé de la mise en place d’un mécanisme permettant aux bénéficiaires de payer en amont avant d’être remboursés après contrôle des administrations.

« Nous avons constaté sur le terrain que ceux qui bénéficient au cordon douanier des privilèges douaniers au titre des conventions d’établissement, leurs marchandises se retrouvent dans la rue, notamment dans les commerces de la place. Cela est inacceptable parce qu’une convention d’établissement devrait permettre à une société qui réalise une activité économique de s’installer mais pas profiter aux activités marchandes.

Elles ne doivent pas se servir des conventions d’établissement pour importer des véhicules à vendre dans les rues de Brazzaville, des outils ou des marchandises qui se retrouvent dans les quincailleries de la place », avait martelé le directeur général des Douanes.

S’agissant des inquiétudes formulées sur le mécanisme de remboursement au titre de la TVA où l’on enregistre souvent des difficultés, le législateur a prévu dans la loi des finances la mise en place d’un compte séquestre à la banque centrale. D’après Guénolé Mbongo-Koumou, ce compte séquestre permettra de loger tout ce qui est destiné à la dépense fiscale.

« C’est après vérification que le ministre en charge des Finances, en toute responsabilité, va donner l’autorisation au directeur général du Trésor de mouvementer ce compte pour rembourser l’usage bénéficiaire de ces conventions d’établissement. C’est l’esprit de la loi que nous devons appliquer. Elle avait été votée par la représentation nationale, nous travaillons avec la commission pour que sa mise en œuvre se fasse dans les meilleures conditions et sans atermoiement », avait-t-il conclu, assurant que la direction générale des Douanes et Droits indirects y travaille pour que la loi s’applique dans la plus grande transparence et la plus grande efficacité possible.

Dans le cadre de la mobilisation et le déploiement des ressources humaines, la direction générale des douanes a fait face à des nominations importantes. L’installation des directeurs centraux à la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) avait eu lieu le 5 novembre 2025 par Paul Malié, Directeur de cabinet de Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public. Au total neuf étaient installés comme directeurs centraux de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI). La cérémonie avait eu lieu en présence de Jean-Marie Montsagna, Directeur des Ressources Humaines (DRH) du Ministère, et Guénolé Mbongo Koumou, Directeur général des Douanes.

Les 9 nouveaux Directeurs centraux avaient pris leurs fonctions cinq jours après leur nomination par Décret du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, n° 2025-440 du vendredi 31 octobre 2025.

Il s’agissait d’Albert Raphaël Dirat, Directeur de l’audit interne (DAI) ; Camille Pea Menga Bongou, Directeur des études et de la prévision (DEP) ;

Alain Sambila , Directeur des opérations douanières (DOD); Jean Richard Ngouala, Directeur de la réglementation et du contentieux (DRC) ;Madame Laetitia Kakou, Directrice des systèmes d’information (DSI); Madame Patricia Lydie Oyo née Ebatha Franck, Directrice des finances et de l’équipement (DFE) ; Roger Xavier Okola, Directeur des enquêtes douanières (DED); Madame Fatima RaÏssa Garcia, Directrice des ressources humaines (DRH); et Jean-Pierre Bassadila, Directeur du renseignement, de l’analyse du risque et de la valeur (DRARV).

Le Directeur de cabinet avait exhorté les nouveaux promus en ces termes :« Soyez disponibles, pour être les cadres sur lesquels le Directeur général des douanes devrait compter, afin d’atteindre les objectifs qui vous sont assignés. Ces objectifs ne sont autres que la mobilisation des recettes intérieures, en l’occurrence les recettes douanières et les recettes fiscales. Ce sont ces recettes qui permettent à l’État d’assurer son fonctionnement quotidien, de payer les salaires, … Les choix qui ont été faits sur vous sont les meilleurs. Passez à l’œuvre et prouvez que la hiérarchie ne s’est pas trompée en vous confiant ces charges ».

Par ailleurs, au niveau de nouveaux Directeurs départementaux des Douanes et droits indirects du Kouilou (DDDDIK) et de Pointe-Noire (DDDDIPN) : Jean-Pierre Makosso et Guy Ildevert Okandzé prenaient leurs fonctions le 07 et 08 novembre 2025 dans la capitale économique du Congo. Ils s’étaient déroulés, respectivement, deux cérémonies de passations de service et d’installation. D’abord, entre Roland Landry Kanoha, Directeur départemental des Douanes et droits indirects du Kouilou (DDDDIK) sortant, et Jean-Pierre Makosso, son successeur entrant. Ensuite, entre Jean-Pierre Makosso, Directeur départemental des Douanes et droits indirects de Pointe-Noire (DDDDIPN) sortant, et Guy IIdevert Okandzé, son remplaçant.

Ces deux cérémonies avaient eu lieu en présence de Jean-Marie Montsagna, Directeur des ressources humaines (DRH) du Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, et Raphaël Albert Dirat, Directeur de l’audit interne (DAI) à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), représentant le Directeur général Guénolé Mbongo Koumou.

Les deux nouveaux Directeurs départementaux entrants avaient été successivement installés dans leurs fauteuils de commandement par Jean-Baptiste Diamounzo-Kionga, Secrétaire général du Département du Kouilou, représentant le Préfet Paul Adam Dibouilou, et Sylvestre Lempoua, Secrétaire général du Département de Pointe-Noire, représentant le Préfet Pierre Cébert Ibocko- Onangha.

Leur prise de fonctions avait eu lieu une semaine après leur nomination par Décret du Premier ministre, Chef du Gouvernement, n° 2025-441 du 31 octobre 2025.

 En les installant, les deux Secrétaires généraux de Département avaient rappelé les attributions et l’organisation des Directions départementales des Douanes et droits indirects du Kouilou et de Pointe-Noire, contenues dans la Décision n°003/DGDDI du 27 mai 2013 : Entre autres attributions règlementaires, « la Direction départementale est chargée d’organiser et de coordonner l’ensemble des activités du Département, sous l’autorité du Directeur général des Douanes et des droits indirects ; de représenter l’Administration auprès des autorités locales, des Chambres de commerce, des syndicats patronaux et des autres administrations locales dont l’action s’exerce dans le ressort de son Département ; de concevoir les plans de travail ; d’assurer le contrôle régulier des services ; de veiller à l’application de la règlementation et à l’exécution des instructions du Directeur général des douanes ». Outre les attributions règlementaires, « la Direction départementale a en charge le suivi de l’implantation du scanner import à l’aéroport de Pointe-Noire ; la poursuite des activités de géolocalisation ; et le démarrage du BL direct sur le Cabinda (Angola) ».

Voilà à noter l’activisme de KOUMOU MBOMGO Guénolé qui poursuit de bâtir son start up à la direction générale des douanes. D’autres articles plus spécialisés feront large écho. Bonne et heureuse année 2026.

                            Abibe Ayoka

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