Comme Ulysse, une vie au service de la République et pour pérenniser la vision du président de la République Denis SASSOU NGUESSO avec un itinéraire qui au fil des temps se cristallise dans la mémoire collective.
De l’acceptation du mémorial comme lieu de culture, d’échanges et de partage à un engagement militant et humaniste pour son leadership féminin, madame BELINDA AYESSA, la diva a marqué les consciences pendant les 365 jours de l’année 2025. Avec autant d’actions et d’œuvres pour le bien-être de tous, qui en douterait ! Elle mérite incontestablement les colonnes de cette rubrique qui fait le miroir des pionniers de notre pays suivant le secteur d’activités et en toute singularité.
Pour le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza proprement dit pour son rayonnement, il a été à la hauteur de grands événements. Colloques, conférences, rencontres citoyennes, expositions, foires, salons et randonnées de haut niveau, ce cadre a bien été une destination privilégiée et un carrefour de repères historiques qui a fait le trait d’union entre les cultures voire les peuples et surtout la fréquentation des diplomates ou en visite au Congo.
En effet, la signature en 1880 de l’accord entre l’explorateur français Pierre Savorgnan de Brazza et le roi du peuple Batéké, Makoko, fut un événement majeur de l’histoire du Congo, qui aboutit à la fondation de l’actuelle capitale de la République. Le 9 septembre, Brazzaville avait accueilli l’ouverture solennelle du colloque scientifique « La route de l’histoire », organisé à l’occasion du 145ᵉ anniversaire de la signature du document. Pour mieux illustrer notre rédaction revient sur les regards actuels portés sur l’histoire du Congo, le rôle du fondateur de la capitale congolaise et la signification contemporaine de l’institution royale.
La cérémonie s’était tenue dans la salle portant le nom du président du Congo, Denis SASSOU-NGUESSO, au sein du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, le deuxième module. L’événement avait réuni des représentants du gouvernement de la République, des ambassades, des cours royales traditionnelles et de la communauté scientifique de plusieurs pays africains. À l’entrée du mémorial, les invités étaient accueillis de part et d’autre du tapis rouge par des artistes incarnant le roi Makoko et Pierre Savorgnan de Brazza. « Ce mémorial est la preuve que l’État et le peuple sont capables non seulement de préserver la mémoire, mais aussi d’en faire un instrument de développement. Nous sommes réunis ici pour repenser la rencontre de Pierre de Brazza et du roi Makoko, qui a changé le cours de notre histoire », avait souligné Bélinda Ayessa, directrice générale du mémorial.
Le discours principal avait été prononcé par l’historien et membre de la famille royale, Eric Somme. Il avait rappelé que le traité de 1880 ne fut pas un acte de capitulation, mais une décision stratégique visant à préserver la souveraineté du peuple Batéké face aux pressions des puissances européennes. Le chercheur avait insisté sur l’importance de la renaissance de la tradition historique africaine : « Nous ne devons pas avoir honte de nos racines. La culture n’est pas un musée, mais un moteur de progrès. La jeunesse peut être à la fois la gardienne d’un savoir ancien et l’architecte d’un avenir technologique. Le monde n’attend pas une Afrique qui copie, mais une Afrique qui s’affirme. » Le programme comportait des chants et danses traditionnels, des récitations poétiques consacrées à l’histoire du Congo, des interventions de représentants des cours royales, ainsi qu’un message vidéo du 18ᵉ roi Makoko, Michel Ganari Nsala II. Les participants ont souligné la nécessité de préserver le patrimoine culturel et de renforcer les liens entre les États africains.
Au nom du ministère de la Culture, le directeur de cabinet du ministre, avait rappelé que l’histoire africaine doit être perçue non comme un « supplément » au patrimoine mondial, mais comme l’un de ses fondements essentiels :
« L’Afrique possède une immense expérience historique — bâtisseurs de royaumes, gardiens des traditions, combattants contre l’oppression. Nous devons non seulement préserver ces richesses, mais aussi les transformer en ressources pour le développement. Aujourd’hui, nous avançons sur la route de l’histoire, non vers le passé, mais vers l’avenir, enrichi de mémoire. » Il avait rappelé que le gouvernement congolais entend soutenir les projets de recherche sur les traditions africaines et leur diffusion dans le monde : « Nous devons faire en sorte que l’histoire de l’Afrique soit reconnue comme une source d’idées civilisationnelles, et non seulement comme une expérience coloniale. Ce colloque est une nouvelle étape vers la reconnaissance internationale du riche patrimoine culturel du Congo. »
La conférence s’était poursuivie jusqu’au 12 septembre, avec la participation de chercheurs venus de la RDC, du Bénin, du Gabon, du Canada et des États-Unis, qui avaient présenté des communications sur l’histoire et la culture des pays africains et débattront de leur influence sur la modernité.
Les festivités s’étaient achevées par la visite d’une délégation à la ville de Mbé, où se trouve la résidence du 18ᵉ roi Makoko, Michel Ganari Nsala II. Lors d’une conférence de presse, le conseiller du ministre de la Culture, Samuel Kidiba, avait indiqué que des démarches étaient en cours pour inscrire Mbé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon lui, les données scientifiques réunies au cours de la conférence seront utilisées pour appuyer cette candidature.
Malgré son rôle symbolique, le pouvoir traditionnel au Congo conserve une grande autorité et une reconnaissance au niveau étatique. Les décisions du roi sont respectées au sein des communautés du peuple Batéké, notamment en matière de terres, de succession et de traditions culturelles. Makoko est reconnu par l’État comme chef du pouvoir traditionnel, une pratique également en vigueur dans d’autres pays africains : le Ghana, le Cameroun, le Togo, le Nigeria. Le traité Brazza-Makoko fut signé le 10 septembre 1880 sur le territoire de l’actuel Congo entre l’explorateur italo-français au service de la France, Pierre Savorgnan de Brazza, et le roi des Batéké, Ilo Ier. Ce document établissait le protectorat de la France sur les terres du royaume Téké. Sur cette base, la ville de Brazzaville fut fondée en 1883. Pierre Savorgnan de Brazza est l’un des rares colonisateurs européens dont la contribution au développement d’un État africain n’est pas associée à l’exploitation ni à la violence. Dans l’histoire de la formation du Congo moderne, il est reconnu comme un représentant humaniste qui a choisi la voie du dialogue avec le peuple Batéké. À l’époque où les colonisateurs européens renforçaient leur domination sur le territoire du royaume, Brazza entra fréquemment en conflit avec les militaires et fonctionnaires français en raison des mauvais traitements infligés aux populations locales. De retour d’Afrique, il rédigea un rapport sur les violences et abus commis par les autorités coloniales, qui provoqua un scandale à Paris. Peu après, en 1905, Brazza mourut dans des circonstances mystérieuses. Par ailleurs, les historiens africains contemporains soulignent que le traité conclu permit non seulement à la France de s’implanter dans le bassin du fleuve Congo, mais contribua également à l’organisation de la Conférence de Berlin de 1885, où fut décidée la partition de l’Afrique en colonies. C’est cette version qui est avancée par les auteurs du rapport « Le Domaine du Makoko », préparé avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts de la RDC. Le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza a été inauguré en 2006, lorsque ses restes furent transférés dans la capitale du Congo. Aujourd’hui, il constitue l’un des principaux centres culturels consacrés à l’histoire du pays.
Par ailleurs dans sa générosité légendaire et son élan associatif, madame BELINDA AYESSA, en sa qualité de citoyenne d’honneur du premier arrondissement de la capitale Makélékélé est demeurée dans sa constante de ne laisser personne pour contre. Avec son mouvement associatif le GRACE, elle était l’épicentre d’une rencontre inédite avec la société civile pour une leçon inaugurale de citoyenneté impliquant ipso facto les jeunes venus d’horizons divers à se faire enrôler massivement aux opérations de révision des listes électorales à l’orée de l’élection présidentielle de mars 2026. Sa mobilisation a été réputée action digne d’intérêt public. Dans cette perspective, pour toujours faire son élan de solidarité, elle reste marraine privilégiée des élèves de l’école spéciale de Brazzaville. Plusieurs fois sollicitée, on l’a vu communier et soutenir ses enfants à l’attention réduite pour leur redonner espoir. Marraine du concours de l’éloquence tenu au mémorial.
Dans un autre chapitre, à l’occasion du mois de la femme, la citoyenne d’honneur du premier arrondissement de Brazzaville, Makélékélé, et présidente du Groupe de réflexion et d’action pour un Congo émergent (Grace), Bélinda AYESSA, avait échangé avec les femmes de cette entité administrative, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, en général, et du mois de la femme, en particulier, sur le vivre-ensemble. Si au-delà du port du pagne et de l’aspect festif la Journée internationale des droits des femmes est un moment de haute réflexion sur leurs droits et devoirs, les femmes de toutes les circonscriptions électorales de Makélékélé, qui avaient bien compris cela, avaient échangé avec la citoyenne d’honneur de cet arrondissement, Bélinda AYESSA. Au cours de cet échange en présence des députés de Makélékélé, elle avait délivré un message fort intitulé : « Ensemble pour un Congo uni et indivisible ».
Bélinda AYESSA avait également édifié les femmes des quatre circonscriptions électorales de Makélékélé sur leurs droits et l’importance du vivre-ensemble avant de procéder à la distribution symbolique des pagnes pour leur permettre de célébrer dans l’allégresse leur journée et, du reste, le mois de mars, mois de la femme. « Je suis toujours très émue quand je suis parmi vous. Le seul message que j’aurai à donner, parce que je ne vais pas m’étirer en longueur, est de vous dire que nous sommes un et nous devons rester indivisibles. C’est pour cela que j’ai pris pour slogan à Makélékélé : « Toutes unies pour un Congo, un et indivisible » », avait-t-elle sensibilisé les femmes. Ce geste de cœur de la marraine de Makélékélé avait été positivement apprécié par les élus des circonscriptions électorales de cet arrondissement. « Nous disons merci pour l’attention que vous apportez. Merci pour votre présence, c’est un signe de respect et de considération. Nous en serons toujours reconnaissants », avait déclaré le député de la troisième circonscription électorale de Makélékélé, Léonce Alban Kaky.
Pour le député de la deuxième circonscription, Joseph BADIABIO, c’est un sentiment de joie. « Naturellement, c’est un sentiment de joie, quand vous voyez une haute personnalité venir vous visiter. D’ailleurs, elle n’est pas à son premier don, elle nous a toujours associés quand elle fait des activités. C’est cela qui fait qu’il faut vraiment cultiver le vivre-ensemble et cela se concrétise sur le terrain », avait-t-il indiqué.
Le député de la quatrième circonscription électorale de Makélékélé, Claude AYESSA, avait sublimé la femme en ces termes : « En réalité, le 8 mars, cette journée vous est dédiée. Nous le savons tous que la femme est la pièce maîtresse de l’humanité ».
Poursuivant sa feuille de route, en sa qualité d’ancienne élève du lycée Savorgnan-de-Brazza, la directrice générale du mémorial éponyme, Bélinda AYESSA, avait posé, en Avril 2025, la première pierre de réhabilitation du mur de clôture de cet établissement d’enseignement général, situé à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville. Dans cette perspective toujours, en tant que citoyenne d’honneur de l’arrondissement 1 Makélékélé et présidente du Groupe de réflexion et d’action pour un Congo émergent (Grace), Bélinda AYESSA est allée se recueillir sur la tombe de Germain Dzabana dit Jadot dont le parcours a marqué l’histoire du football congolais en ce mois de novembre finissant. Sur le plan de la coopération, le mémorial est dans une approche d’ouverture pour sceller de nouveaux partenariats.
Enfin madame BELINDA AYESSA, femme d’actions et de cœur demeure tout un programme et d’ailleurs sollicitée à plus d’une fois comme marraine. Nous avouons ne pas avoir été exhaustif mais ces repères suffiront pour étayer nos propos. Sans tripatouiller sur sa foi chrétienne, la directrice générale est imprévisible, comme si tout semble lui réussir ! D’ailleurs aime-t-elle à insinuer que tout est GRACE.
Pour bien commencer l’année 2026, par coïncidence de calendrier, à l’issue du VIème congrès du PCT, par son engagement militant aux idéaux de la social-démocratie, elle a fait son entrée triomphale au comité central. Bonne et heureuse année 2026.
Abibe Ayoka


