Depuis un moment, les transporteurs en commun ne cessent de se plaindre de l’Etat des routes qui contribue à la destruction de leurs moyens roulants. Les trous et nids de poules, l’ensablement, le manque de panneaux de signalisation et l’obscurité causent des sérieux problèmes aux chauffeurs. Ces faits qui sont à l’origine des embouteillages poussent les transporteurs à morceler les trajets et à multiplier les courses. Une chose qui pèse directement sur le quotidien des Congolais qui ne supportent plus ce phénomène.
Cette situation difficile à supporter devient un frein pour le fonctionnement des citoyens qui s’attaquent au Gouvernement montrant ainsi les failles de son bilan, qui est pourtant, généralement positif. L’entretien de voiries urbaines devrait constituer une des priorités parce que c’est la clé de la durabilité d’une route.
Plusieurs tronçons routiers deviennent impraticables soit faute de l’ensablement, des trous, des marres d’eau ou d’éclairage. Parmi ces zones, on peut citer la route de domaine (Massengo), Mouhoumi-la marie (Mfilou), sadelmi, trois poteaux, Marché Lycée (Djiri).
Quelques transporteurs auprès desquels nous nous sommes rapprochés jettent l’anathème sur le Gouvernement. Pour eux, c’est par négligence que l’on arrive à cette situation. Le gouvernement ne met pas plus de rigueur dans l’exécution de ses travaux. La route est pourtant, fondamentale et voire même au centre du développement. « Actuellement la vie est dure. C’est le gouvernement qui ne veut pas améliorer la qualité de vie des populations. Tout le monde dépend de la route sauf que l’État ne veut pas les entretenir. Rouler devient un sérieux problème parce que la nuit, vous n’avez pas de lumière. Donc vous risquez des accidents avec des trous qui décorent nos goudrons. La journée, ce sont des embouteillages qui ne vous permettent pas de bien fonctionner. Il faut chercher à préserver le moyen en évitant des marres d’eau, des trous, des bancs de sables et autres. D’où notre solution, le morcèlement des trajets ou la multiplication des courses afin de récupérer le temps perdu », a fait savoir un chauffeur de taxi que nous avons rencontré au péage de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville.
Même son de cloche du côté des vendeurs qui justifie la cherté de produits sur le marché par les difficultés de transport. « Je sors très tôt le matin pour m’approvisionner au marché total, mais je rencontre d’énormes difficultés pour arriver chez faute de transport. Il coute plus cher que prévu et il doit avoir 4 personnes pour quitter le parking sinon tu supportes toutes les places seul. Ce qui fait de moi un éternel retardataire. Et après, je dois récupérer dans ça dans la vente. Ce qui fais que certaines choses coutent plus chers et que l’on constate le changement des prix chaque jour », a fait savoir Mme Itoua.
Le ministre en charge de l’entretien routier se bat pour assainir les conditions de circulation afin de réduire les retards cumules par les citoyens. La route Nkombo-Moukondo refait peau neuve avec la réhabilitation des zones a problèmes notamment, entre l’arrêt Garage et l’arrêt Capitaine.
Il serait plus judicieux que les services municipaux emboitent également le pas pour que ce travail soit plus remarquable.
Carine Mabénguélé


